On est à l’ouest, en Eden!


Chacun pour sa gueule
Et tous à gueuler.
On n’est pas bégueule
Et on sait danser.

C’est un parcours inachevé,
Sous un azur bien sinistré.
C’est un futur ensommeillé
Qui n’a plus le droit de rêver.
C’est un concours inadapté
De concordances et d’intérêts.

Si l’on s’affolait de danser,
Si on jouait à s’amuser.
Si on pouvait, ça fait rêver,
Si on apprend à respecter…

Tu vas voir ta gueule,
Petit énervé.
Tu restes bien seul
A nous résister.

C’est de l’air pur exonéré,
Une couverture très malmenée.
C’est une histoire intéressée
Qui fait semblant de communier.
Un air de fausse sérénité,
En des circonstances aggravées.

Si on pleurait tous les décès,
Si l’on savait se conjuguer.
Si on protégeait les après,
Si on apprend à respecter…

On n’est pas tout seuls
Et on sait rêver.
Le bois du cercueil
N’est pas assemblé.

C’est un futur perfectionné,
Fait d’horreur et d’insanité,
Pour la vie et l’humanité.
On peut faire pire? Faut vérifier.
Il vaudrait mieux rétro-acter,
Sinon notre Eden va changer!

Si on osait entre-échanger,
Si on se disait la vérité.
Si l’on savait se témoigner,
Si on apprend à respecter…

Facebooktwitter

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.