
Le soleil vient jeter
Un rayon outrancier
Le bourdon d’une abeille
Tire le champ du sommeil
Un frisson moutonnier
Ratisse le champ de blé
Et la vague se ramène
Inhérente au pollen
L’aube inhérente et belle
Accouche là d’une journée
Qu’elle offre à mes semelles
Je m’envoie balader
L’appel de la gamelle
Le ruisseau s’est caché
Se pose une demoiselle
Au bout de mon soulier
Il se ramène en slip
Pour qu’on tartouille son dos
Ça va pas assez vite
Il regarde le tuyau
Le soleil au zénith
Et l’horizon le quitte
Dans un coin ombragé
Se pend une araignée
Là c’est une femelle
Ses petits avec elle
Celui de l’an dernier
Et son lait est compté
Je défroisse mes semelles
Je vais encore marcher
Une journée aussi belle
Se vit en pointillés
Il s’égare assez vite
Portant le grand bateau
Prend son masque et deux briques
Objectif Commando
Il est parti trop vite
Il revient pour de l’eau
Et d’abord il m’implique
Je lui porte son bateau
La biche est à l’orée
Là-haut un épervier
La chaleur des labours
Et de gros nuages lourds
Un silence avéré
La chouette vient s’en mêler
La chauve-souris s’enfuit
De là nous vient la nuit
Il est toujours en slip
Mon tee-shirt lui plaît trop
Dans son œil qui lévite
Demain il fera beau
Demain l’aube nouvelle
J’aurai vécu assez
Je fais pas la vaisselle
Je me couche terminé
