Une histoire pour tes yeux!


Je te conte une histoire,
Car le temps est mouillé
Et qu’il est un peu tard,
Pour s’aller promener.

C’est l’histoire du Renard,
Du fromage Pue-des-pieds
Et du vilain Corbard
Qui voulait le bouffer.

Je crois, il se fait tard
Et l’histoire s’est figée.
Voyons dans ma mémoire,
Si je peux la trouver.

Mais, le vilain Corbard
Ne veut rien écouter
Et il ferme ses mâchoires
Sur le blanc Pue-des pieds!

Je crois, c’est pas trop tard
Pour dire la vérité :
Pue-des-pieds, dans l’histoire,
Est toujours condamné.

De Renard à Corbard,
Commence l’échauffourée.
Pue-des-pieds, sans retard,
Fuit, en longues coulées.

Tant je dis cette histoire,
C’est fini de pleuver
Et il n’est pas trop tard,
Pour nous faire à goûter.

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Toi, tu es son complice!



— Si tu veux un café, grand-pềre,
Je peux te le préparer.

— Pour mieux me préparer, super!
Mais, que veux-tu me cacher?

— Je n’ai rien eu de mieux à faire
Que d’écraser tes fraisiers!

— T’as raison, ce n’est pas super.
On ne va plus en parler!

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On va rentrer doucement, 2!



Je comprends bien qu’il est tard
Et que tu as froid aux dents.
Mais, à courir dans le noir,
On va pas gagner du temps.

Tu veux passer par la mare,
Emporté par ton élan.
Mais tu n’es pas un canard
Et tu t’étales comme un gland.

Je comprends bien qu’il est tard
Et que tu veux ta maman.
Tiens bien ma main, dans le noir,
On va rentrer doucement!

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Comment que ça procède?


Je croyais savoir, je croyais avoir raison. Je t’ai fait une scène.
Toi, tu ne veux pas m’en vouloir, c’est ce que disent tes yeux.
J’ai honte et je grandis. L’oeil de l’enfant est un juste miroir!

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J’étais un enfant, mais quand même!


Quand j’avais huit ans, mon poème,
C’était râper les dents des baleines.
J’étais un enfant, mais quand même!

A deux fois huit ans, mon poème,
C’était rêver le chant des sirènes.
J’étais un enfant, mais quand même!

A trois fois huit ans, mon poème,
C’était rester devant, sur la scène.
J’étais un enfant, mais quand même!

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Le chaperon louche!


Le loup se désespère
De trouver un cartable.
Il engueule la grand-mère
Qui se cache sous la table.

Et le loup, qui espère
Un festin formidable,
Se cantonne à la bière
Et se gratte, en notable.

Lors, le chaperon louche
Qui était sous la table,
Lui enfonce, dans la bouche,
Un flingue considérable!

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