Là, c’était pour piéger!


Un enfant allongé,
Au milieu du sentier,
Soit s’occupe à rêver,
Soit s’occupe à piéger.

Il sent le bout d’un pied
Dire, un peu énervé,
Veux-tu bien te pousser,
Que je puisse travailler.

Mais, va donc t’amuser,
En dehors du sentier.
Toi, tu vas m’énerver.
Va ailleurs, pour jouer!

Il s’accroche aux mollets.
Là, c’était pour piéger.
Et le père, naufragé,
Ne veut pas se fâcher.

Bel enfant à aimer,
Toi, tu sais me gonfler.
Mais, va donc t’amuser,
Pas touche à mes jouets!

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C’était un peu idiot!


Tu te jettes dans le chaud
De ses bras protecteurs.
Tu respires à nouveau,
Puis tu cesses d’avoir peur.

Vous pleurez, comme des veaux,
De joie et de bonheur.
Vous souriez de nouveau,
Ton cœur contre son cœur.

C’était un peu idiot
De partir avant l’heure.
Il te serre beaucoup trop!
Lui, aussi, a eu peur.

Puis tu te jettes à l’eau,
Lui raconte tes malheurs.
Et son cœur d’artichaut
Te conforte, en douceur.

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Hier, le petit est sorti!


Le petit a grandi
Et il poursuit ses frères.
Il veut sortir, aussi,
Là où est la lumière!

Qu’a t’on fait du petit?
Je l’ai trouvé, par terre.
C’était plus de minuit,
Il pleurait sa misère.

Le petit a vomi,
Dégueulé ses viscères,
Au fond d’un parapluie,
Et sur les pompes du père.

Qu’a donc bu le petit?
J’avais dit de la bière.
Repose-toi, dans mon lit!
Moi, je vais voir ton frère!

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C’est pas une idée!


C’est pas une idée,
Ce qu’on peut trembler,
Bien avant qu’on harponne.

C’est la nuit, le jour,
Comme une vérité.
Et c’est faire l’amour,
En toute puberté!

C’est pas une idée,
D’être compressé,
Peu avant qu’on boutonne.

C’est le jour, la nuit.
C’est enfin l’été.
Et c’est la folie,
Pendant des années.

C’est pas une idée,
Il est arrivé,
L’horizon qui frissonne!

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C’était pas une bonne idée!


C’était pas une bonne idée
Que de me montrer ton doigt.
Ce que tu peux m’énerver,
Quand tu t’amuses à faire ça!

C’était pas une bonne idée,
De me montrer ton arrière.
Car je t’ai un peu shooté,
T’envoyant vers la rivière.

C’était pas une bonne idée
Et ce sera la dernière.
Car je me suis empressé
De te régler ton affaire!

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Tout Rectus a un Versus!


C’est à l’entrée du champ
Que se tenait son versus.
Le même nombre de dents
Et une demi-tête de plus.

Il bruissait doucement
Et il gourmandait ses puces,
S’endormait, en baillant.
Que pouvait-il faire de plus?

L’autre était dans le champ,
Il parfaisait son rictus.
Le même nombre de dents
Et une demi-tête en plus.

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Il a quel âge, lui?


Tu me demandes une clope
Et puis tu veux cent balles!
Lors, mon œil de cyclope
Te foudroie, mini-mâle.

Tu ris et tu barbotes
De candeur négociable.
Mes mots, tels tes carottes,
Tu les jettes sous la table.

Tu lâches l’affaire de clopes,
Revient pour les cent balles.
Ton visage interlope
Retient des reflets pâles.

Tu pleures, tel une marmotte,
Profondeurs abyssales!
Tu jures, oui mon pote,
Que cent balles, c’est normal.

Tu n’auras pas de clope,
Tu n’auras pas cent balles.
Est-ce que tu développes
Une maladie mentale?

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Haro sur le moustique!


Le vilain moustique Pique-pique,
Quand il se rôde vers mon front,
Me les gonfle, au point critique,
Avec son bruit d’oraison.

Je vais me mettre une babaffe,
A m’en décrocher les ouïes.
Une de ces baffes de mataf,
Mais Lui sera aplati!

Le vilain moustique Pique-pique
Arrête un peu son zonzon.
Je vais dormir, sans critique.
Moustiques, fuyez ma maison!

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