Les Adoleschiants, tome 1: Quand les mâles s’affrontent!


Il y avait un gamin fou
Et un petit poétriste.
Aussi un gros gars tout mou
Et un grand équilibriste!

Le moineau a les yeux doux
Et de petits doigts d’artiste
Dont il façonne la boue,
Quand il se veut alchimiste.

Ils se battaient dans la boue
Et se mettaient sur le pif.
Tous étaient au rendez-vous,
Deux jours avant le certif.

Le petit, déterminé,
A vaincu le gros mollo.
Les autres ont abandonné,
Sans affronter le marmot.

Si nul n’a vraiment gagné,
Personne n’a vraiment perdu.
Il ne faut pas l’emmerder,
Le petit roi du bahut!

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Parce que ça merglisse!


Tu fuis la pluie prudemment,
Pour pas que ça merglisse.
Et te retrouves en auvent,
Sous un rideau de pisse.

La boue se fend, en aimant,
En un grand précipice.
Et tu bascules en avant,
Parce que t’es novice.

Et tu te noies, pour un temps,
Dans cette boue-supplice.
Et tu t’étales comme un gland,
Parce que ça merglisse!

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Le fruit de mes entailles!


Assied-toi donc, ma piétaille
Et cesse un peu de gueuler.
Toi, le fruit de mes entailles,
Ce que tu peux me gonfler!

Et c’est pourquoi tu couinailles,
Aurais-tu le mal des pieds?
C’est pas possible que l’on braille,
Sans une raison-vérité!

Arrête-donc, ma volaille,
Ou je vais te massacrer!
On serait vite sur la paille,
Si je devais t’écouter.

Et c’est pourquoi que tu cailles,
Par une si jolie journée?
Arrête-toi, ma bataille,
Il me faut bien comprener!

C’est évident, ma canaille,
Tu ne veux pas m’emmerder.
Poème pour toi, ma marmaille,
Je vais tout solutionner!

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Là, c’était pour piéger!


Un enfant allongé,
Au milieu du sentier,
Soit s’occupe à rêver,
Soit s’occupe à piéger.

Il sent le bout d’un pied
Dire, un peu énervé,
Veux-tu bien te pousser,
Que je puisse travailler.

Mais, va donc t’amuser,
En dehors du sentier.
Toi, tu vas m’énerver.
Va ailleurs, pour jouer!

Il s’accroche aux mollets.
Là, c’était pour piéger.
Et le père, naufragé,
Ne veut pas se fâcher.

Bel enfant à aimer,
Toi, tu sais me gonfler.
Mais, va donc t’amuser,
Pas touche à mes jouets!

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C’était un peu idiot!


Tu te jettes dans le chaud
De ses bras protecteurs.
Tu respires à nouveau,
Puis tu cesses d’avoir peur.

Vous pleurez, comme des veaux,
De joie et de bonheur.
Vous souriez de nouveau,
Ton cœur contre son cœur.

C’était un peu idiot
De partir avant l’heure.
Il te serre beaucoup trop!
Lui, aussi, a eu peur.

Puis tu te jettes à l’eau,
Lui racontes tes malheurs.
Et son cœur d’artichaut
Te conforte, en douceur.

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Hier, le petit est sorti!


Le petit a grandi
Et il poursuit ses frères.
Il veut sortir, aussi,
Là où est la lumière!

Qu’a t’on fait du petit?
Je l’ai trouvé, par terre.
C’était plus de minuit,
Il pleurait sa misère.

Le petit a vomi,
Dégueulé ses viscères,
Au fond d’un parapluie,
Et sur les pompes du père.

Qu’a donc bu le petit?
J’avais dit de la bière.
Repose-toi, dans mon lit!
Moi, je vais voir ton frère!

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