Identiques!

Ils sont de la même espèce.
Il sont du même pays.

L’un se nourrit de ceci.
L’autre se nourrit de cela.

L’un préfère ceci.
L’autre préfère cela.

Je parlais de deux oiseaux, vous aviez compris!

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Qui sème le vent…

Tu joues ta dernière scène.
Tu cours pour sauver ta peau.
T’iras pas loin, sur la plaine.
Ils sont, déjà, sur ton dos!

Comme un fétu de paille,
Emporté par les eaux,
Tu supplies et tu brailles,
Dans un réflexe idiot.

Tu les a tant dominés
Et si longtemps humiliés!
Un jour, ils se sont fâchés
Et t’ont déboulonné!

Ta partie est finie,
L’arbitre va siffler.
D’autres ont déjà envie,
Eux, de te remplacer!

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Un colosse aux pieds d’argile!

Ce que tu dis indique
Qu’il y a marque de fabrique.
A défaut d’être né,
Tu t’es vite formaté.

Si chacun veut la place,
Mord dans le camembert,
C’en est fini, hélas,
De bien des vies, sur terre!

Pensées-suppositoire,
Entachées de caviar.
Comment? Ces va-nu-pieds
Ont l’audace de râler!

Oui, et quand on s’assoie
Sur plus petits que soi,
On n’est pas assuré
De ne jamais tomber!

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Une rose-hématome!

Une rose-hématome s’est éclose,
Sur la peau d’un môme terrorisé.
Une mouche intéressée se pose.
L’enfant, choqué, ne peut la chasser.

C’est avec peine, encore, que l’on ose
Regarder ce visage tuméfié.
Regarder dans ses yeux nous expose
A une douleur carabinée!

Si vous parlez, déjà, d’autre chose,
Et si c’est vous qui l’avez frappé,
Evitez bien de prendre la pose.
Vous méritez d’être condamné!

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En ces temps!

En ces temps de malheur,
De rumeurs acérées,
Et d’humeur violacée,
Il paraît qu’il est l’heure
D’aller tuer ma moitié!
Je préfère la chaleur,
De la voir exister!

En ces temps de malheur,
Il nous faut résister.
Il nous faut exporter
Ces instants de bonheur
Qui nous font espérer.
Je préfère être un coeur,
Friant de palpiter!

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Improbable Demain!

Une sauterelle dentée
Crache, pour nous aveugler.
Et un vieux turlurin
Boit un coup, dans son coin!

Le monde a bien changé.
Il fait chaud, des années.
Des rivières asséchées,
Sort le chant des damnés.

Cet arbre aux gousses exquises,
C’est lui qu’on dévalise.
Et le vieux turlurin,
Lui, marmonne, dans son coin.

Le monde a bien changé.
Il n’est qu’eau, des années.
Et, des rivières noyées,
De gros sauriens sont nés.

La bête aux dents fiévreuses
Te regarde, car elle creuse.
Et le vieux turlurin
Remet son galurin.

Le monde a bien changé.
Il fait nuit, des années.
Le froid nous gèle les pieds.
On est, tous, condamnés.

De tes yeux affamés,
Tu regardes ton aîné.
Et un vieux turlurin
Se remet en chemin!

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Que tout ça cesse!

C’est quoi, ces frontières, ces pays, ces lois, ces haines?
Goulag, Palestine, Auschwitz sont, parmi les fleurs, des Chrysanthèmes
Que l’on dépêche vers nos morts à la petite semaine .

Quand on dit : A nos courageux soldats, c’est qu’ils sont morts, déjà!

Des morts, sans raisons valables, on ne voit ça que chez l’homme!

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De la solitude des vieux!

Un vieux, c’est toujours tout seul.
Un vieux, ça ferme sa gueule.
Ce que ça peut supporter,
Après avoir tant donné!

Même s’ils ne le sont pas tous,
Trop sont vraiment délaissés.
Comment gérer la secousse,
Quand tes potes sont décédés?

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La chanson de la Commère!

Ce n’est plus un quartier caché,
C’est la fête du slip, ce merdier.
On n’est plus chez nous, c’est assez.
Je m’en vais, tous, les dénoncer!

Les gamins qui braillent, à tue-tête,
Le coq qui se mêle de chanter,
Le grand concert de mobylettes,
Cette radio qui me rend cinglée!

Le ballon, tombé à mes pieds,
Le poisson que l’on fait griller,
Ce chien que je vais prostituer,
Ces gens qui oublient le curé!

Ces nichons, à tous les balcons,
Qu’est-ce que c’est que cette façon?
Ce con qui bricole, sans raisons,
Fait trembler toute la maison.

L’intello, avec ses lunettes,
Le petit vieux à ramasser.
Le gosse de l’arabe prophète
Chie, toujours, dans les escaliers!

Le grand charabia malhonnête,
De la voisine attentionnée.
L’autre, à la démarche discrète,
Sort de la méditerranée!

Vite, mon identité secrète,
Mon costume de Super-Ducon!
J’en parle en privé, sur le Net.
Ils devraient faire plus attention!

Arrête-toi là, la vieille chouette,
Et cesse de les emmerder.
Entend le chant de la crevette,
Va te faire décoincer la raie!

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