Dedans la mer du ciel!


Allongé sur le dos,
Je regarde le ciel.
J’avais appris, très tôt,
A grimper à l’échelle.

C’est un monde, aussitôt
Que l’on atteint le ciel.
Tout peuplé d’animaux,
De chimères sans pareilles!

C’est un monde-bateau,
Dedans la mer du ciel.
Un monde sans vie, sans os.
Un monde vrai et virtuel.

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Sous un soleil intermittent!


Un soleil, aux doigts trainants,
Bruissait de ses nageoires,
Dans un marais bleu-blanc.

Le troupeau de bisons plats,
Dessinés par le vent,
S’en va plus loin, là-bas.

Au ventre du nuage lent,
L’église pointait son dard,
Sans rien percer vraiment.

C’est là-haut que l’on se bat.
Seul, le ciel est vivant,
Le bas est toujours plat.

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Lors, on pourra revenir!


Les arbres se calvitient
Et se lamentent au hasard.
Une lumière étrécie
Peine à veiller, sur le tard.

Le doux soleil, en automne,
Séduit les convalescents.
Tous les quarts d’heure, on frissonne
Et puis, on déplace son banc.

Le soleil est sur la crête.
Il est tard, on doit vieillir,
Jusqu’au chant de l’alouette.
Lors, on pourra revenir.

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De la guerre des mondes


Je crois, la guerre des mondes
Va se recommencer.
Et bientôt, sur les ondes,
On entendra gueuler.

De fières voix, sans faconde,
A demi-éplorées,
Vont prier tout le monde
De ne pas s’affoler.

Ceux qui crient, sur les ondes,
On leur dit d’aboyer.
Pour l’ambition profonde
De ceux qui sont bien-nés.

De tout petits James Bond,
Prêts à tout sacrifier,
Préserverons leur monde,
Le monde de l’intérêt.

Je crois, la guerre des mondes
Va se recommencer.
Et, bientôt, c’est le monde
Qui va se sinistrer!

Au rythme où va le monde,
Les choses vont s’aggraver.
Et la guerre pour le monde,
On va pas la gagner.

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A la pointe de l’église!



A la pointe de l’église,
Tu es là, à glander.
Tu perçois, pour une surprise,
Un son pas-cadencé.

Tout là-haut, sur ton assise ,
Tu cesses de rêver.
Si le temps est aux cerises,
L’enfer vient à tes pieds.

Tu vas perdre ta chemise,
On va te ball-traper.
Et dans l’ombre de l’église,
On viendra t’enterrer.


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