Le Guerrier de Sang!


Nul n’est à l’abri, au monde,
De perdre sa tête.
Le temps de quelques secondes
Et l’affaire est faite.

On perd, sans raison profonde,
Son entendement.
L’histoire de quelques secondes,
Le sang est sanglant.

Si on regarde, une seconde,
Le Guerrier de Sang,
Sa tête est bien de ce monde,
Il défend vraiment!

Méfiez-vous, vous les immondes,
Quand vous tuez les gens.
Le guerrier à la crinière blonde
Vous en fera autant.

L’histoire de quelques secondes,
Je l’ai vu vraiment,
S’en-revenir de la tombe,
Pour tenir son serment.

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De l’homme de demain!



Il ne mange que jusqu’à plus faim.
Il se venge d’un non de la main.


Quel est cet ange, cet être divin?
C’est notre enfant, notre demain.

Il est étrange à être humain.
On le dérange, sur son chemin.

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L’homme sauvage!


L’homme sauvage,
Tout cromagnonné,
A ouvert sa case,
Si transcolorée.

L’homme sauvage
Est très révéré.
C’est le guerrier-sage,
Tout parcheminé.

L’homme sauvage,
Du bâton sacré,
Trace le visage
Du dernier été.

L’homme sauvage,
Tout transfiguré,
Sourit au passage
Et va s’amuser!

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Ne me donne pas d’espoir!



Ne me donne pas d’espoir.
Je me trouve dans le noir
Et mes yeux sont crevés.

Ne me donne pas d’espoir.
Il fait noir dans le noir,
La lumière est mort-née.

Ne me donne pas d’espoir.
Tends ta main, dans le noir,
Pour m’aider à marcher!

Ne me donne pas d’espoir.
Je ne veux pas accroire,
Encore moins me leurrer.

Ne me donne pas d’espoir.
Je suis là, dans le noir,
Et je dois m’y adapter.

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L’ancre est à toi!


Il y a le côté brillant
Et le côté qui se plisse.
Il y a le côté vivant
Et le côté qui se trisse.

Il y a le côté absent,
Le dernier feu d’artifice.
Il y a le côté saignant
Et la sainte horreur du vice.

Pour réunifier son dedans,
Il faut le côté complice
Et il faut le côté présent,
Unis en un brillant métis!

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Un cœur en lice!


J’ai perdu mon enfance,
Dans un champ d’à-peu-près,
Noyé mon innocence,
Dans une mer de regrets.

Priorité au rance,
A tout ce qui est niais.
Je laisse mon assurance,
Pour un cœur de navet.

Frappé d’obsolescence,
Je me suis, désormais.
Je suis en transhumance.
Peut-être, je reviendrai!

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Toi, gentil papillon!


Toi, gentil papillon,
Retenu par tes vrilles,
Tu es caméléon,
On dirait fleur qui brille.

Je grimpe sur ton aile
Qui me fait tant rêver.
Une petite ritournelle
Et on peut décoller.

Tu danses dans le vent,
Parfum de seringua.
Oh, belle fée de printemps,
Porte-moi tout là-bas!

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