De la traque du Follet!



C’est au petit matin
Qu’apparaît le Follet.
Si tu cherches ton destin,
Il te faut le traquer.

Il ne doit pas te voir
Et t’entendre, jamais.
Et il te faut y croire,
Pour bien le distinguer.

Fondu dans le décor,
Tu approches le Follet.
Tu te jettes, de ton corps,
Plus que déterminé!

C’est au petit matin
Que te parle le Follet.
Tu connais ton destin,
Tu sais où vont tes pieds.

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A la pointe de l’église!



A la pointe de l’église,
Tu es là, à glander.
Tu perçois, pour une surprise,
Un son pas-cadencé.

Tout là-haut, sur ton assise ,
Tu cesses de rêver.
Si le temps est aux cerises,
L’enfer vient à tes pieds.

Tu vas perdre ta chemise,
On va te ball-traper.
Et dans l’ombre de l’église,
On viendra t’enterrer.


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Le marais, en automne!


Sous le feu de l’automne,
Le marais s’est figé.
Et son eau se frissonne
Des reflets pétrolés.

C’est une mer de carbone
Qui voudrait s’enflammer.
Le soleil de l’automne
La prend dans ses filets.

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Arrête de nous faire chier!


Ça ne fera pas avancer le bousier,
Si tu lui racontes de tes salades.
S’il t’écoute, cet escargot-à-glisser
Nagera dans la marmelade.

Ce n’est pas ce qu’on t’a dit, au lycée :
N’embête pas tes petits camarades!

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L’épouse cannibale!



Si, aujourd’hui, je t’écoute,
Après tant et tant d’années,
Il se peut que ta choucroute
Ait fini par m’épuiser.

Il fallait, coût que coûte,
Bien nous entre-sociéter.
Éviter que l’on s’encroûte,
Bien après s’être mariés.

Si j’abandonne mes doutes,
Dans ta toile d’araignée,
C’est que ton pâté en croûte
Est trop lourd à digérer.

Il fallait, coûte que coûte,
T’empêcher de m’enfermer.
Car j’ai compris, tu t’en doutes,
Que tu voulais me bouffer!

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Comment ils ont fait?


Alors, vous voudriez bien savoir?

Eh bien, dans ce monde-là, pour survivre, il faut se cacher de tout et rester dans l’ombre. La lumière est nocive et il ne faut pas qu’on vous voit.

Voilà, vous en savez beaucoup!

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Ne me donne pas d’espoir!



Ne me donne pas d’espoir.
Je me trouve dans le noir
Et mes yeux sont crevés.

Ne me donne pas d’espoir.
Il fait noir dans le noir,
La lumière est mort-née.

Ne me donne pas d’espoir.
Tends ta main, dans le noir,
Pour m’aider à marcher!

Ne me donne pas d’espoir.
Je ne veux pas accroire,
Encore moins me leurrer.

Ne me donne pas d’espoir.
Je suis là, dans le noir,
Et je dois m’y adapter.

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L’ancre est à toi!


Il y a le côté brillant
Et le côté qui se plisse.
Il y a le côté vivant
Et le côté qui se trisse.

Il y a le côté absent,
Le dernier feu d’artifice.
Il y a le côté saignant
Et la sainte horreur du vice.

Pour réunifier son dedans,
Il faut le côté complice
Et il faut le côté présent,
Unis en un brillant métis!

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Un cœur en lice!


J’ai perdu mon enfance,
Dans un champ d’à-peu-près,
Noyé mon innocence,
Dans une mer de regrets.

Priorité au rance,
A tout ce qui est niais.
Je laisse mon assurance,
Pour un cœur de navet.

Frappé d’obsolescence,
Je me suis, désormais.
Je suis en transhumance.
Peut-être, je reviendrai!

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Toi, gentil papillon!


Toi, gentil papillon,
Retenu par tes vrilles,
Tu es caméléon,
On dirait fleur qui brille.

Je grimpe sur ton aile
Qui me fait tant rêver.
Une petite ritournelle
Et on peut décoller.

Tu danses dans le vent,
Parfum de seringua.
Oh, belle fée de printemps,
Porte-moi tout là-bas!

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