Lors, on pourra revenir!


Les arbres se calvitient
Et se lamentent au hasard.
Une lumière étrécie
Peine à veiller, sur le tard.

Le doux soleil, en automne,
Séduit les convalescents.
Tous les quarts d’heure, on frissonne
Et puis, on déplace son banc.

Le soleil est sur la crête.
Il est tard, on doit vieillir,
Jusqu’au chant de l’alouette.
Lors, on pourra revenir.

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De la guerre des mondes


Je crois, la guerre des mondes
Va se recommencer.
Et bientôt, sur les ondes,
On entendra gueuler.

De fières voix, sans faconde,
A demi-éplorées,
Vont prier tout le monde
De ne pas s’affoler.

Ceux qui crient, sur les ondes,
On leur dit d’aboyer.
Pour l’ambition profonde
De ceux qui sont bien-nés.

De tout petits James Bond,
Prêts à tout sacrifier,
Préserverons leur monde,
Le monde de l’intérêt.

Je crois, la guerre des mondes
Va se recommencer.
Et, bientôt, c’est le monde
Qui va se sinistrer!

Au rythme où va le monde,
Les choses vont s’aggraver.
Et la guerre pour le monde,
On va pas la gagner.

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De la traque du Follet!



C’est au petit matin
Qu’apparaît le Follet.
Si tu cherches ton destin,
Il te faut le traquer.

Il ne doit pas te voir
Et t’entendre, jamais.
Et il te faut y croire,
Pour bien le distinguer.

Fondu dans le décor,
Tu approches le Follet.
Tu te jettes, de ton corps,
Plus que déterminé!

C’est au petit matin
Que te parle le Follet.
Tu connais ton destin,
Tu sais où vont tes pieds.

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A la pointe de l’église!



A la pointe de l’église,
Tu es là, à glander.
Tu perçois, pour une surprise,
Un son pas-cadencé.

Tout là-haut, sur ton assise ,
Tu cesses de rêver.
Si le temps est aux cerises,
L’enfer vient à tes pieds.

Tu vas perdre ta chemise,
On va te ball-traper.
Et dans l’ombre de l’église,
On viendra t’enterrer.


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Le marais, en automne!


Sous le feu de l’automne,
Le marais s’est figé.
Et son eau se frissonne
Des reflets pétrolés.

C’est une mer de carbone
Qui voudrait s’enflammer.
Le soleil de l’automne
La prend dans ses filets.

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Arrête de nous faire chier!


Ça ne fera pas avancer le bousier,
Si tu lui racontes de tes salades.
S’il t’écoute, cet escargot-à-glisser
Nagera dans la marmelade.

Ce n’est pas ce qu’on t’a dit, au lycée :
N’embête pas tes petits camarades!

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L’épouse cannibale!



Si, aujourd’hui, je t’écoute,
Après tant et tant d’années,
Il se peut que ta choucroute
Ait fini par m’épuiser.

Il fallait, coût que coûte,
Bien nous entre-sociéter.
Éviter que l’on s’encroûte,
Bien après s’être mariés.

Si j’abandonne mes doutes,
Dans ta toile d’araignée,
C’est que ton pâté en croûte
Est trop lourd à digérer.

Il fallait, coûte que coûte,
T’empêcher de m’enfermer.
Car j’ai compris, tu t’en doutes,
Que tu voulais me bouffer!

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Comment ils ont fait?


Alors, vous voudriez bien savoir?

Eh bien, dans ce monde-là, pour survivre, il faut se cacher de tout et rester dans l’ombre. La lumière est nocive et il ne faut pas qu’on vous voit.

Voilà, vous en savez beaucoup!

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