En Gaëlie!

Magicien, seigneur, mèche d’argent!
D’un effet de manche papillonnant,
Il offre ses valeurs, réconfortant.
Il laisse passer l’heure, a dix-huit ans!

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Ton petit coeur qui palpite!

Je t’ai trop vu souffrir. Je t’ai trop peu vu rire!

–Ton petit coeur tendu vers moi! Tes yeux brillent quand tu me vois. C’est pour moi.

–Ton coeur qui palpite, ton corps habité. Corps vivant, coeur palpitant. C’est pour toi.

— Ta vie de petit homme. Chose qui me manque à moi, car que tu ne l’as pas eu, toi!

Non, ta vie qui existe, pas ton âme qui abdique!

Tu avais froid. Je voulais te réchauffer. Entre nous, ce n’était pas tiède mais brûlant. Il n’y a qu’à voir le feu mordant qui consume le survivant.

Tu es Pierre, beau petit homme, en ma mémoire. Mon tout petit à moi, mon petit coeur sur pattes!

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Joyeux Noël, Pierre!

Pouvoir te sourire, sans plus souffrir, c’est de l’ordre du rêve, du mirage.

Le puits de souffrance, où je me trempe parfois, est toujours si profond et si rance! Epines de douleur à l’infini, marteau de malheur pour mon esprit!

Quelquefois, on se voit. Même si c’est fini!

Je voudrais que tu puisses, toujours, être fier de moi, mon petit trésor sur pattes!

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Cloportes, fuyant la pluie!

Cloporte, être grégaire et lucifuge, fuyant la Lumière!

Comme deux insectes de la même espèce, se moulant à l’anfractuosité d’une écorce. Le plus grand a replié ses élytres pour protéger le plus petit. A l’abri de ce bouclier, serrés l’un contre l’autre, on regardait tomber la pluie!

Vite, sous cet arbre, collés à l’écorce! Je t’ai donné ma veste. Je t’ai frotté pour te réchauffer. Je t’ai serré contre moi. D’à côté de ta tête, tes lunettes étaient pare-brise mouillé. Sous le vent glacial, serrés l’un contre l’autre, on regardait tomber la pluie!

On n’a pas attendu la fin de l’averse pour se mettre à courir. Mauvaise idée!

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Assis, le cul par terre!

Je me rappelle ce dernier automne. Il était beau et brun. Je lézardais au soleil. Tu venais me rejoindre, une bière pour chacun. Assis, dos au mur, ton genou près du mien. A côté de toi, ton chien!

Je te revois à la pêche, ton petit derrière sur une grosse pierre. Le beau gardon scintillant que tu venais d’attraper!

Toi, mon grand, il faudra bien des saisons pour t’effacer.
Toi, mon enfant, tu vas me manquer encore bien des années!

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A te regarder dormir!

Je sais que tu rêves. Cela se voit.

Tu rêves d’un sommeil animal. Les bruits que tu émets, les petits soubresauts secrets qui t’agitent par moment sont comme un fanal pour aller vers toi!
Ta main chasse un insecte dérangeant, pourtant absent, de ton visage. Et cette légère sueur d’un front qui travaille!

Rien ne me dit que ton rêve est heureux. Rien du tout!

Je vois dormir un corps animal. Je ne te reconnais pas. Animal qui n’aurait jamais eu de voix! Son âme muette vit aux éclats.
L’air gonfle tes côtes, sans à-coups. Ta bouche exprime sa brise!
Tu es là et tu es ailleurs!

Je m’entends dire à mi-voix:

« Voilà un rêve sans peurs. Partons! Laissons-le dormir. »

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Je t’explique, Minnie!

Un poème,
C’est bredin.
Un grand J’aime
Souverain!
Encore J’aime,
Il est saint!

Trop discret!
Trop de rimes?
Il est vrai
Et ultime.
Soit mauvais,
Soit Sublime!

Il t’éveille,
Prends sommeil!
Par la frime,
Il est craint.
Pour l’intime,
Il est sain!

C’est vers toi
Qu’il s’envoie.
La bêtise,
Il en rime.
La franchise,
Il la prime!

Il se gâte,
Maladroit!
Il épate,
Quelques fois.
Il éclate,
De vive-voix!

Un poème,
C’est certain,
Les problèmes,
Les étreint!
Un poème,
C’est certain,
N’est pas blême,
Mais demain!

Convaincu
Ou amer!
Il est clair,
Passe-droit,
Ambigu
A la fois!

Absolu
Et sincère.
Semble plaire,
Certaines fois.
Mal perçu,
Une sur trois!

Un poème,
Il dit quoi?
C’est un J’aime
Tout, ma foi!
Un Je t’aime,
Certaines fois.

Là, c’est pur.
Là, c’est sûr!
Un Je t’aime,
Cette fois!
Toi, je t’aime.
Je t’aime, Toi!

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Pour t’amuser!

Ôde à Minnie!

Tu es Minnie!
Je t’ai baptisée.
Vite, Minnie,
Fais le café!

Ninette,
Jeunette,
Princette!

Toi, sus-dite:
Bien petite,
Rétrécie,
Peut-être.


Une valeur.
Jolie fleur,
Réussie.

Bel être!

Souriante,
Aimante.
Des secrets,
Des regrets.

Ninette,
Princette!

Je t’aime, moi.
Je t’aime, Toi!

Tu es Minnie,
Pour la vie!

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L’avis de Quentin!

Si je te sais acquis
Depuis belle lurette,
Tu me connais aussi.
Ton avis vaut ma tête!

J’te demande ton avis.
Tes Mouai suffisent, en fait.
Même si c’est une brouette,
Cela me porte aussi!

Tu remplis mon assiette
Pour que je m’en envole!
Tu n’es pas une girouette,
Encore moins un faux col!

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Addict!

Toi et tes lorgnettes,
De chaume couvertu.
Ta moue, tes lunettes
M’ont vite convaincu!

Tes deux phares, en plein air,
Enrayonnent d’autant plus
Qu’au jeu de la lumière,
Ils sont vairons et plus!

Leurs regards sincères
M’ont vite corrompu.
Aux doux-beaux yeux de Pierre,
Suis addict convaincu!

En berne et éphémères,
Je les vois d’autant plus
Que dans toute cette affaire,
C’est eux que j’aime le plus!

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