Les pieds, sur le guéridon!


Les pieds sur un guéridon,
Juste à la bonne hauteur
Et rien à faire, pour de bon,
Ça procède du bonheur.

Le reste, c’est de l’illusion,
Comme un poker-menteur.
Ne rien faire, de toute façon,
Ça plaît aux grands rêveurs!

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Quand tu ne penses à rien!


C’est comme un monde irréel,
Absent du quotidien.

Tu as fini la vaisselle
Et tu t’essuies les mains.
Tu regardes les hirondelles
Et ce monde-là revient.

Lors, dans ce monde irréel,
Tu ne fais rien de rien.

Tu en oublies les poubelles
Et tout le saint-frusquin.
Semblable à une une balancelle,
Quand tu ne penses à rien!

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Sous le grand abat-jour!


Sous le grand abat-jour
D’une nuit ampoulée,
Il se perd, au détour
D’une lune un peu fermée.

Si l’horizon est court,
Il entend bien ses pieds.
Son souffle est un peu sourd,
Il est bien fatigué.

C’est au début du jour
Qu’il pourra se coucher.
Et c’est ça, tous les jours,
Il est mal orienté.

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Au bord du crépuscule!


Au bord du crépuscule,
Mon chemin coutumier
Me ressort de ma bulle,
Puis me dit de rentrer.

Je suis bien, sous la lune
Qui brille en fin d’été.
Je vais chercher fortune,
Je ne veux pas rester.

Alors, dans la nuit brune,
Mon chemin de poucet
Me balade, sous la lune,
En vrai vagabondier!

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Mourir d’être soi!


Mourir de ses choix,
Perdu à la cause.
Mourir maladroit,
De myxomatose.

Se renaître parfois,
Où que l’on se pose.
S’y connaître en soi
Et changer les doses.

Mourir d’être soi,
Dans l’apothéose.
Il faut naître déjà,
Ou on le suppose!

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La voix du violoncelle!


J’ai toujours mon violoncelle
Accroché à mon dos.
J’ai gardé, dans mes bretelles,
Le parfum de ta peau.

Si je me suis fait la belle,
C’était pour du nouveau.
J’ai trimé, avec une pelle,
A me casser le dos.

J’ai toujours mon violoncelle,
C’est ma voix, dans le dos.
Je te reviens, infidèle,
Comme un alter-égo.

J’ai vu fuir les hirondelles
Mourir les étourneaux.
Et puis, j’ai fait la vaisselle,
Au fond d’un casino.

J’ai toujours mon violoncelle.
Toi, toujours ton chapeau.
Je te dis: Bonjour, la belle!
Dis-moi ton renouveau.

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C’est un délire de joie!


C’est un délire de joie,
A haute intensité,
A rester assis là,
Sous un soleil léger.

Et je baille comme un rat,
A me les réchauffer.
Je m’empiffre de joie,
Respire ce temps d’été.

C’est un délire de joie,
D’une grande banalité.
Se percher sur le toit
Et aller s’amuser!

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Demain, ce sera toi!


Demain, ce sera toi
Qui gouverne le bateau.
Essaie d’aller tout droit
Et, si possible, dans l’eau.

Demain, ce sera toi
Qui sera aux fourneaux.
Si c’est cuit et pas froid,
Ce sera déjà beau.

Demain, ce sera toi
Qui emmène le troupeau.
Sans en perdre dans les bois,
Sans bouffer les agneaux.

Demain, ce sera toi
Qui tiendra le tempo.
Essaie de pisser droit.
Mets le vent dans ton dos!

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Je ne crois plus très bien!


Je ne crois plus très bien,
Car je sais qu’il n’y a rien.


On est des mammifères.
Elle est ronde, la Terre.
Je ne sais plus que ça
Et on ne me croit pas.

Comme je ne sais pas trop,
Je préfère taire mes mots!

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Tu tournes la carte!


Ton cœur implose en toi
Et tes deux yeux s’écartent.
Puis, le noir que tu broies
T’écrabouille, telle une blatte.

De pâleur en douleur,
Tu te tournes la carte.
Tu veux tuer ton malheur,
Et te cognes, à la batte!

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