C’est aussi mon église!



C’est aussi mon église; je ne peux
Y rester que par inaction.

Quelques fois, je me promène sans
Emmerder et ça se passe bien.


C’est aussi mon église et elle est
Dans la Nature, ce qui est bon!

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Le vent me dit des mots!


Des fois, quelquefois, le vent me dit des mots. Une
Branchette en fouette une autre et c’est bientôt la
Pluie. La pluie efface les écrits que le vent avait mis.
La branchette plie, avec de l’eau sous son ventre et

C’est bientôt la nuit; il va falloir que je me rentre !!

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Dans le petit matin frais!


Calme, tranquille et sans effort apparent, il marche, dessus la lande,
Dans le petit matin frais. Ses souliers sentent la bruyère et il entend
Les oiseaux et il parle aux vents qui se hasardent. La lande est alors
Un piège ouvert ; tout au bout de l’allée, il y aura l’étang. Le soleil est
Rouge-orange ; dépassent trois joncs verts. La vie va commencer …

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Deux grands yeux qui attendent!


Marcher sur la lande, dans l’odeur brisée du soir
La bruyère frissonne, brossée par un vent léger
Un rapace plonge et crie, effrayant un renard
Une chauve-souris se met à papillonner

Marcher, puis se rendre et écouter le hasard
Dans les bois bordants, on entend un pas pressé
Écouter, sans bruit, le chant de l’oiseau du soir
Et l’odeur des genêts qu’on devra traverser

Marcher et comprendre ce que l’on est venu voir
Une lune en argent commence à s’inquiéter
Deux grands yeux qui attendent vont briller dans le soir
Pour ne pas se blesser, rentrer en pointillés

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Le vent ratissait les légendes!



Le vent était tout autour. Le soleil penchait bas;
Il allait bientôt céder. Une corneille attendait ça.
Si tout autant que j’avançais, je me diluais;
Mon ombre pâle s’accrochait à mon pas.

Le vent ratissait les légendes sur la lande et dans les genêts. Au milieu,
Un petit bout de récif tout vieux; une mousse verte s’y tient accrochée.

Le vent s’apaisait; les labours étaient fumants.
On entendait l’effraie depuis un certain temps.
Si tout autant que j’avançais, je me diluais
Et mon ombre pâle s’accordait avec moi.

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Dimanche après-midi!



Un oiseau morne crie
Et prolonge son habit
Un papillon de nuit
Il pleut sur l’herbe tendre


J’entends râler la pie
S’éloigne un milan gris
Le chat qui a compris
S’endort sans plus attendre


Dimanche après-midi
La pluie aura repris
Et sa musique aussi
L’eau s’écoule en méandres


Un escargot poli
Glisse sur un fil de pluie
Le papillon s’enfuit
Le ciel semble se fendre


Je vois un rideau gris
Qui ratisse le pays
La mouche qui atterrit
Ne sait plus me surprendre

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Tout n’est pas écrit!


Fais-toi Gentil papillon et fais le bien, ton travail.
À la fin, peut-être, tu La retrouveras, la Gentille
Fleurette qui t’avait ouvert les bras; vous aviez
Dormi ensemble. Éphémère, comme toi, elle …

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Les temps arrêtés d’Octembre!


Les fougères étaient fauves et roussissaient.
On entend le vent craquer dans les conifères.
La bruyère était sèche; un geai criait, au loin.
Un ruisselet, tragique, finissait de s’écouler.
Une libellule étale, sur un jonc, hors temps.
La lumière était étrange, comme aveuglée!

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Après toutes ces années!

Je regarde mon Amour de renaître, après toutes ces années.
Il saute, de visage en visage, et, d’un être à une fenêtre ; il ne
M’a pas déserté. Par la fenêtre, passe l’insecte ; les bois sont
Verts-bleuté ; on entend toutes les images de la vie sacrée !!

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Je vais m’assoir devant!


Vient le vent qui s’accroche au portail;
Je vais m’assoir devant.
Vient le temps et toutes ses funérailles;
Je vais m’assoir devant.
Vient le chant de cet épouvantail;
Je vais m’assoir devant.
Le printemps est le temps des semailles;
Je vais m’assoir devant.
Et l’Autan vient secouer les clochailles;
Je vais m’assoir devant.

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