Dignité!

Je ne comprends rien
A vos manoeuvres expertes.
L’intérêt de qui, d’un,
De quoi parlez-vous?
Présentez vous, la tête haute!

Pour être sûr, dîtes-moi:

— Est-ce que Nuisible est un terme pervers?
— Est-ce qu’un mot clair doit se taire?
— Ou est-ce comment on s’en sert?
— A qui donc, est-ce la faute?

La liberté des uns s’arrête
Où commence celle des autres.
On ne peut être plus clair!

Le respect de la vie des autres
Monte en vous.
Rien ne presse,
Laissez le mûrir.

Reste la rédemption,
Si ça vous intéresse.
Rédemption à la faute coupable,
Penser Nous est humain et louable!
Vous serez vous!

Dîtes-moi, pour que je vous reconnaisse!

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Le porteur de feu!

Je portais le feu depuis longtemps.
Depuis qu’on m’en avait passé le relais.
Quand tu viens de Néandertal,
Le porteur de feu tu le connais!

Je portais le feu depuis longtemps
Et tu es arrivé.

J’ai porté mon feu vers toi et je t’ai réchauffé.
Jusqu’à ce que s’éteigne ma flamme.
Oh comme j’en ai le regret!

Je voulais être fort comme le fer,
Solide comme le roc, doux comme le duvet.
Tout pour te protéger!

J’ai été le tout le temps d’une traversée.
Toi, tu es parti et je me suis échoué!

Dans les flammes que saigne mon coeur,
Je te tiens chaud à jamais!

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Comment vas tu?

Oh, dis moi ce qu’il t’arrive, mon frère.
On te dirait déjà en enfer!

Ton dos, tes dents,
Ta femme, l’argent.
On dirait que tout se débine.
On dirait que tout t’assassine!

Tu as tout à fait la tête
De celui que la mort guette!

Ta voix pleure.
Ta voix tremble.
J’ai devant moi une bonne heure.
Buvons un café ensemble!

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De nouveau sur le réseau!

Un blues solitaire, à traîner tout le samedi, la misère? Pas sûr!

Plutôt un besoin d’intériorisation profonde. Être seul avec soi!

Je veux me rebrancher!

Pas quelque chose de tranquille. Mon pouls s’accélère. Tout devient flou et mou. De belles choses m’apparaissent. De belles choses naissent.

Endeuillé jusqu’au fond des yeux comme je le suis encore, je me retrouve dans une transe émotionnelle. Cela crée. Cela naît. Ma magie revient alors!

J’ai du temps pour me taire et m’écouter. Ce que disent les autres m’intéresse.

Je me suis rebranché!

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Pierro la Lune!

Pierro la Lune!

Ton chien hurle à la lune;
Je m’demande bien pourquoi.
Est-ce une règle commune?
Il devient loup, je crois!

Ton chien hurle à la lune;
Je m’demande bien pourquoi.
Serais tu sur la lune?
Est-ce que ton chien te voit?

Serait-ce de l’amertume
Qu’il aurait dans la voix?
La lune est dans la brume.
Le chien ne la voit pas!

Je rêve à Pierro la Lune.
Mais le voilà qui aboie.
Il n’aboie pas pour des prunes.
Je crois qu’il a vu un chat.

Tais toi ou je t’en mets une.
Toi, l’animal qui aboie
Tu veux aller sur la lune?
Je t’y envoie de ce pas!

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T’accueillir!

Tu montes vite l’escalier. Tu viens droit sur moi.

Tes yeux sont des phares en plein jour. Ton sourire, un acquiescement.

T’as du bois pour moi. Je vais pouvoir porter le feu!

Mes bras s’ouvrent en grand.

On se regarde, on se parle.

Puis, de nouveau on vit ensemble!

Je m’appuie sur ton genou pour me lever.

Tu te rentres.

Demain, c’est moi qui viendrai chez toi.

On ira probablement se balader.

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Au moyen-âge?

En mode chevaleresque!

Les derniers temps, tu aurais  pu passer pour mon écuyer. Un écuyer m’accompagnant dans mes voyages.

Mais, c’était pas du tout ça. Tu étais mon prince!

Pas: « Oui, mon jeune prince, il en sera fait comme vous le désirez. » Mais quand même!

Je te devais en premier lieu assistance et protection. Je l’ai fait. Je devais combattre tes ennemis, du moindre jusqu’à La Bête. Je l’ai fait. Je devais me préoccuper de ton bien-être. Je l’ai fait.

Je ne t’ai pas juré allégeance, il n’y a pas eu de cérémonie. Mais, moi,  j’étais à ton service. Tu étais mon prince.

Bien sûr, ça ne ne se passait pas vraiment comme ça. Mais, ça y ressemble un peu.

Repose-toi, maintenant. Dors, mon doux prince!

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Des voix dans le vent!

Rocher, dis-moi l’hiver…

Le vent revient avec l’écho d’époques lointaines.

Il dépose quelques notes de Vian trouvées sur un champ de bataille. La voix de Manset dans les branches d’un arbre mort. Une petite voix flûtée qui chante Norj .

Leurs voix se mêlent à d’autres et toutes doucement s’accordent.

C’est la vie qui tourbillonne autour de moi. Sur mon petit îlet bétonné, je ne l’entends plus guère!

Oiseau libre, éternel migrant, dis-moi le printemps…

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