Il pleut, c’est la nuit!


Il pleut, c’est la nuit.
Il fait beau, le jour.
La pluie rafraîchit,
Arrose les labours.

Le merle gentil
Chante les amours.
Sortent les semis.
Le grain, alentour!

Et après la nuit,
S’active le jour.
Et c’est pain béni,
La joie est au four!

Il pleut, c’est la nuit.
Il fait beau, le jour.
Le jour d’aujourd’hui
Arrive, à son tour.

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Modéré est parti!


Modéré part. Ventre mou,
Ce n’est pas dans sa nature.
Modéré part. Ventre à clous,
Il en a plein ses chaussures.

Si Modéré est parti,
Excessif, lui, est resté.
Même s’ils étaient bons amis,
Ils vont devoir se quitter.

Modéré part, vent debout
Et comme à contre-culture.
Modéré part, vent jaloux.
Il recherche une ouverture.

Excessif n’a pas envie
De vraiment se rebeller
Et comme les êtres à soucis,
A du mal à s’adapter!

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Des candeurs divines!

Je vais te leur foutre la peste, le choléra, un coup de pied au cul et la peur de l’étranger.
On s’en fout si c’est un peu mélangé. Faut absolument que tout le monde ait la trouille!

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Non, sans façon!


Ce Ra-ta-toum forcené,
Qui vient me troubler le nez,
Sort de ce marteau-piqueur
Qui ne craint pas la chaleur.

Pourquoi cet insecte à piles
Vient me causer imbécile?
Pas moyen de roupiller,
Car il faut bien se gratter.

Et si la sieste m’habite,
Sous forme d’envie subite,
A l’idée d’être emmerdé,
Je préfère m’abstentionner!

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C’est pas comme d’habitude!


C’est pas comme d’habitude,
Elle est d’humeur chagrine.
Et ses incertitudes
Lui colorent les narines.

Une fois n’est pas coutume,
Il faut qu’elle assassine
Une patate, deux agrumes,
Bousculant la cuisine.

Une vilaine inquiétude
A remplacé ses rides.
C’est pas comme d’habitude,
La chaise est toujours vide!

Las, des pensées posthumes
La malmènent, en cuisine.
Elle file sur le bitume,
Pour attendre sa ruine.

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Voilà les potins!


Voilà les potins,
Jules est orphelin.
Mes fleurs, au jardin.
Le vilain crachin.

La mode de Paris
Et le temps d’ici.
Le manque d’appétit
Et le Saint-Esprit!

Le dos des anciens.
L’âge des gamins.
Le vert vous va bien!
Et ce temps de chien.

La pluie, le beau temps
Et les sentiments.
Le nombre de dents.
C’est encourageant!

Voilà, les potins.
Il pleuvra demain.
Oh dieu, ces crétins!
Que vienne le malin.

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Ce n’est qu’à mesure…


Il n’y a qu’en sourdine
Que l’on peut se parler.
Ce n’est pas en tribune,
Tout là-haut, à gueuler.

Or, ce n’est qu’à mesure
Qu’on apprend à parler.
Et, que ça vous rassure,
On ne peut s’arrêter!

Il n’y a qu’en murmure
Que l’on peut échanger.
Dire des mots sans bavure,
Des mots de vérité.

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Retour à nos errances!


Plus qu’à faire le ménage,
Rien n’a plus d’importance.
Le conte pour enfants sages
Est à sentir le rance!

Maintenant, tout est sage.
Tout est calme et silence!
Quand on vu l’orage,
On était cuits, d’avance.

Revient le paysage
Et nos affaires de chances.
Retour dans le voyage
Qui gouverne nos errances!

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Ton ombre est méchante!


Je voulais te le dire,
Ton ombre est méfiante.
Quand elle te voit partir,
Elle agrippe la terre,
S’y accroche de son ventre!

Je voulais t’avertir,
Ton ombre est troublante.
Quand elle te voit souffrir,
Te tordre par terre,
Elle se tape sur le ventre.

Je voulais t’en saisir,
Ton ombre est navrante.
Toujours à te maudire,
A faire sa sorcière,
Bien cachée, dans son antre.

Je devais te le dire,
Ton ombre est très chiante.
Je vais devoir partir.
Garde ta mégère,
Tu es son épicentre!

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