De ces êtres doux et beaux!



Ces êtres doux et beaux,
Ces si gentils têtards,
On les balance trop tôt,
Dans ce monde de crevards.

Ils veulent ton attention
Et ils sont pleins d’espoir.
Tu les laisses, sans raison,
Et ils tombent dans le noir.

Ces êtres doux et beaux,
Ces si gentils têtards,
On n’écoute pas leurs mots,
On les laisse au placard.

Et quand ils sont ados,
Ce vilain désespoir,
Qui leur colle à la peau,
Atrophie leurs nageoires.

Ces êtres doux et beaux,
Ces si gentils têtards,
On les balance trop tôt,
Dans ce monde de crevards.

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L’enfer est froid!



Le sentiment de solitude,
C’est quelque chose de sournois.
Même si on en prend l’habitude,
On a toujours un peu froid.

Et, tout seul, entouré de vide.
On a des frissons de peur.
Un cercle vicieux et perfide
A détruit notre bonheur.

On ne sait vers qui se tourner,
Pour trouver du réconfort.
On est dans un enfer glacé,
A la fois vivant et mort!

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A chaque carrefour!


La vie est un détour,
Bienvenue ici-bas,
Qui met un carrefour
A chacun de nos pas.

A gauche, on recommence.
A droite, c’est le trépas.
Si on a de la chance,
On ne s’arrête pas.

Repartir en arrière
Ou allonger le pas?
Traverser la frontière
Et puis aller tout droit!

La vie est un détour,
Bienvenue ici-bas,
Qui met un carrefour
A chacun de nos pas.

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De l’arche de pierre!


Je ferai un mirage
Qui n’est que vérité,
Que tu pourras accroire.
Je ferai un message,
En forme de bouée,
A lancer dans le noir.

Je ferai une prison,
D’épice et de réglisse,
A jamais condamnée.
Les plus fieffés larrons,
Et les chantres du vice
Voudront, tous, y entrer.

Avec des bouts de bois,
Une grande citadelle,
Pour les corps naufragés.
J’en ferai un grand toit,
Abri pour ceux et celles
Qu’il nous faut protéger.

Je ferai une tour,
Penchante, qui enchante
Ton petit cœur gelé.
Pour arroser d’amour,
Au fort de la tourmente,
Ce qui veut exister!

Une belle cathédrale,
Au cœur de nos villages,
Pour nous y rassembler.
C’est d’un orgue pas banal,
Tel un profond message,
Que l’on pourra jouer!

Un grand temple en plein air,
De chants et de lumière,
Pour la vie célébrée.
Pour adorer la terre
Et consoler la pierre
D’être froide et glacée!

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Une grève de la faim!


Une grève de la faim, mais quelle idée?
Encore faudrait-il que le gréviste soit, un tant soit peu, consacré.

Et puis, la belle affaire!
On laisse mourir, pendant une quarantaine , sans moufter.
Le risque, c’est quand il agonise et c’est vite passé.


Des condoléances à l’église et l’affaire est enterrée!

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Mon cul sur la commode!



Mon cul pense qu’il est net
Et qu’il peut faire la loi.
Il sent bon, quand il pète.
Il n’aime pas le froid.

Mon cul veut filer droit,
Il connaît trop l’histoire.
Car même sur internet,
Il est pris pour une poire.

Mon cul est très fragile,
Il a besoin des bois.
Il veut quitter la ville
Et s’énerve déjà.

Mon cul se croit le roi.
Voilà qu’il s’accapare
Toute l’orée du bois
Et le bord de la mare.

Mon cul reste discret,
Quand il s’assoit là-bas.
Déranger les secrets,
Il n’y pense même pas!

Tout est sans intérêt,
Il retrouve son automne.
Sous le petit vent frais,
Même pas, il frissonne.

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J’ai laissé le chien attaché!


J’ai laissé le chien attaché,
Dans sa solitude morfalique.
Tout comme je me suis enfermé,
Dans une vaine posture égotique!

Je ne me vautrerai jamais,
Dedans ces cavernes maléfiques,
Où on vend tout être, en secret,
Selon un seul tarif unique!

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Je me suis comporté bien!



Je me suis comporté bien.

Puis j’ai vu un train,
Tournant dans sa ronde.
Puis j’ai vu un chien,
Hurlant sur le monde.

Je me suis comporté bien.

Puis j’ai vu Demain,
Changé en secondes.
Puis j’ai vu ma main,
Sur ta tête blonde!

Je me suis comporté bien.

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Ta mort t’es fidèle!


Je n’adhère pas à cette image de la mort,
Squelette loqueteux et armé de sa faux.

Couper le grain, à sa pleine maturité,
Nécessite bien un outil pour trancher.
Mais couper tout le grain, à son apogée,
Ça se fait brin par brin et pas d’une fauchée!

Les morts sont plusieurs, dîtes-moi si j’ai tort.
Elles sont bienveillantes, mais pas plus qu’il n’en faut.

Puisque la mort est une partie de la vie,
Chacun a sa mort, depuis qu’il est petit.
Normale, exceptionnelle ou bien aplatie,
Elle le suivra, sur le chemin de sa vie!

Oui, c’est bien elle qui va t’arrêter, ta mort.
Quand elle te tuera, ce sera par défaut!

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Le soir, la nuit rôde!



C’est sûr, la nuit érode
Les travers du ciel,
A moins qu’on ne la brode
D’étoiles artificielles.

Avez-vous vos glaviomètres?
On va subir l’opprobre.
Ce n’est pas balade champêtre,
Mais juillet en octobre!

C’est mûr, pour la récolte
Et le temps s’achève.
C’est dur, pour une révolte.
Mais, qu’en pense la relève?

Convenons d’un essentiel
Qu’il nous faut préserver.
Et refaisons la vie belle,
Sans attendre l’été!

C’est pur, à mes neurones,
Le bon air du ciel.
Mais j’ai mon sonotone,
Je suis artificiel!

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