Les deux gamins d’à côté…

D’abord Kilian.

L’enfant s’assoit par terre, sur le balcon. Le chat de la maison, le chien viennent à lui. Chacun bientôt couché à son côté. Il a les bras étendus. Il les caresse! Voilà qu’ils s’endorment, en confiance, apaisés pour le moins.

C’est quoi sa magie? C’est qui celui-là? J’ai beau m’y connaître, je reste sur le cul!

Très intelligent. Attachant!

Il me raconte une histoire.

On a eu pas mal de moments. De grandes palabres! Je lui parle comme à un grand, avec des mots à sa taille évidemment.

— « Il faut écouter les adultes. »

— « Oui, mais il faut écouter les enfants aussi! »

Il n’a que huit ans. C’est tout un poème!

Il a de ces « Bonjour, comment tu vas? Moi, cet après-midi, je vais… » Prolixe et verbé. Un trésor aux yeux de ceux qui se le cognent!

Son frère, Joris.

Quatorze ans, il s’éveille.

C’est lui, la première personne qui a validé mon jardin sauvage . Clairement admiratif! « On dirait la campagne, chez toi. » Merci, Joris.

Il m’ a apporté des bestioles pour mon bassin.

Intelligent, lui aussi. Le menton fendu! Probablement un être doux.

Il veille jalousement sur son frère. Même s’il a parfois envie de l’étrangler ou de lui faire une crasse.

Le premier couplet de la chanson de vie de leur mère!

Longue et belle vie à eux deux!

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Ooh! Après moult voyages, poser mon encre dans un port. Pavé numérique freinant ma mémoire chimérique. Je crie de ne pouvoir ancrer sur du vélin la langueur de la vie!

P.

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S’adapter ou périr

Les draps de ma chambre refusaient de me lâcher…

La voix tonne. Sourire d’ange, éclairs! Commencement, ça rampe et respire.

Une nocturnelle désemparée passe au-dessus de moi en bruissant.

Des chamelots boivent, bientôt prêts pour la grande traversée. Le petit marche entre les pattes de sa mère, à l’abri du soleil de plomb qui atterre.

Les fourmizes protègent leur gigantesque tour-forteresse de paillettes de mica.

L’homme-gobelin, sous terre, attend la nuit patiemment. De touffes d’herbe à gousses, il se fait un viatique.

Un mouvement à l’est. Apparaissent les premiers grouillants. Cannibales et grégaires, survivants ! Leur monde est tout sauf vert. L’eau des corps appelle les dents! Tout leur fait ventre. Ils sont craints comme le fut leur ancêtre en son temps.

Oh, le cauchemar! Je m’extirpe de mes draps et vais regarder, à ma fenêtre, le Vert-Monde.

Homme, revois ta copie pour ne pas être aux abonnés absents!

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Temps de chiens?

Quand je regarde le chien. Que je ne le comprends Pas!

Ado réclamant encore câlins, il est aussi vieux que moi!

Parce que trop attaché?

Sensible à l’exclusion, fataliste! Trop dépendant pour être rancunier?

Il a instauré des rapports de meute. Claquement de doigts de l’alpha! Conditionné pour obéir, il se soumet.

Domestiqué pour l’agrément, il connaît la double peine!

Parce que trop tôt attaché?

Quand il attend, il dort. Je sais qu’il rêve.

Errances, nez vif et de temps en temps, un cauchemar.

Molosse, mon chien, a peur dans les bois!

Parce que trop longtemps attaché?

D’une demi-vie , il devra se contenter!

Et le chat?

Chasseur. La nuit, pour le territoire!

Depuis moins longtemps avec nous, il n’est pas encore totalement domestique. Mais ça viendra!

Une amie trouva un jour, en bas de chez elle, des chats enfermés dans un clapier à lapins. Elle leur ouvrit en douce, le soir même. Elle les retrouva dans leur cage ouverte au matin!

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Pour qu’on s’en rappelle!

Technique de bornage médiévale

A défaut de tenir un cadastre écrit, les paysans se mettaient d’accord sur la délimitation d’une parcelle et prenait un enfant comme témoin. Dés que l’enfant avait mémorisé le lieu, on lui administrait une gigantesque claque pour consolider son souvenir… D’après Pierre Portet

Je vois le souvenir un peu comme une diapositive. L’émotion associée, c’est l’inscription, en haut, à gauche!

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Emotions, mode d’emploi??

Moi, je dirais bien des trucs du genre:

On Est intelligence et émotions!

Intelligent et courageux, l’homme qui va à la rencontre de ses émotions. Malheureux, celui qui va à leur encontre.

Un chemin qui m’éloigne de moi, ne me mène nulle part.

Le chemin vers soi est le plus âpre!

A écouter:

Ilios Kotsou.

Pioché sur le Net. Voici ce que disent de grandes voix:

Les mots manquent aux émotions. Victor Hugo

N’éprouver que ses propres émotions, c’est une triste limitation. -André Gide

Un cœur aimant est la plus vraie des sagesses. –Charles Dickens

Tout le secret de l’art est peut-être de savoir ordonner des émotions désordonnées, mais de les ordonner de façon à en faire sentir encore mieux le désordre. – Charles-Ferdinand Ramuz

Je suis resté un moment sur place, déstabilisé. J’avais tellement l’habitude d’exagérer, de manipuler, de faire semblant… que mes émotions n’étaient plus légitimes. – Virginie Despentes

Ce but, le but du roman, c’est de peindre l’homme; et, qu’on le prenne dans un milieu ou dans l’autre, aux prises avec ses idées ou avec ses passions, en lutte contre un monde intérieur qui l’agite, ou contre un monde extérieur qui le secoue, c’est toujours l’homme en proie à toutes les émotions et à toutes les chances de la vie. – George Sand

Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la Vie. Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je suis. – Eckhart Tolle

O Moi ! O la vie !

O moi ! O la vie ! Les questions sur ces sujets qui me hantent,
Les cortèges sans fin d’incroyants, les villes peuplées de sots,
Moi-même qui constamment me fais des reproches, (car qui est plus sot que moi et qui plus incroyant ?)
Les yeux qui vainement réclament la lumière, les buts méprisables, la lutte sans cesse recommencée,
Les pitoyables résultats de tout cela, les foules harassées et sordides que je vois autour de moi,
Les années vides et inutiles de la vie des autres, des autres à qui je suis indissolublement lié,
La question, O moi ! si triste et qui me hante – qu’y a-t-il de bon dans tout cela, O moi, O la vie ?

Réponse:
Que tu es ici – que la vie existe et l’identité,
Que le puissant spectacle se poursuit et que tu peux y apporter tes vers. –
Walt Withman

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Caractère ou « Dire qu’il est là, Fernand! »

Je croise souvent Fernand sur mon passage. En vadrouille! Des fois, il s’arrête au bar, chez Judith et Mickaël, en début de mois. Chemisette éternelle, de vieilles dents. Mais un sourire à décorner les boeufs!

On boit un coup et on parle ensemble parfois. Un vieux de la vieille. Toujours du sang!

C’est lui qui va m’apprendre à marcotter mes arbres, cet automne!

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