La légende du merle Jean!


La légende du merle Jean,
J’emmerde le monde!
Et je cris après les gens,
Des lieues à la ronde.

Je suis le chant dissonant
Qui bouscule les ondes.
Je suis ce coq obligeant
Qui régule le monde.
Je suis cet âne brayant
Qui bousille les sondes.
Si j’aboie, c’est nuitamment,
Par une nuit profonde!

La légende du merle Jean,
J’emmerde le monde!
Et je cris après les gens,
Des lieues à la ronde.

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Monsieur Grêlon est là-haut, sur le toit.



Monsieur Grêlon est là-haut, sur le toit.
Il balance des cailloux, sur nous, en bas.
Deux ou trois essais et il s’arrête vite fait.
Il ne tombe rien de plus et l’orage se tait.
J’espère qu’il ne file pas, droit vers vous,
Pour vous massacrer, à coup de cailloux!

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Ô, ma Reine-Souveraine!


Je préfère la Reine-Souveraine
A tous ces dieux usagés
Qui, pour toujours, se la ramènent,
Comme s’ils avaient existé.

Car, même si la Reine-souveraine
A des fureurs ombragées,
Sachez que les coups qu’elle assène
Ne sont, en rien, médités.

Je préfère la Reine-Souveraine
A tous ces dieux étrangers
Qui n’ont, pour la vie de semaine,
Que des regards indignés!

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Il pleut des ficelles!


Il pleut des ficelles.
Moi, je reste à l’abri.
Une seule ficelle
Vous mouille en tout petit.

La fée-caramel
Se retrouve engloutie!
La fée-isocèle
Se retrouve aplatie!

Il pleut des ficelles.
Nous, on reste à l’abri.
Petite fée du ciel,
C’est quand tu as compris?

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Voilà les potins!


Voilà les potins,
Jules est orphelin.
Mes fleurs, au jardin.
Le vilain crachin.

La mode de Paris
Et le temps d’ici.
Le manque d’appétit
Et le Saint-Esprit!

Le dos des anciens.
L’âge des gamins.
Le vert vous va bien!
Et ce temps de chien.

La pluie, le beau temps
Et les sentiments.
Le nombre de dents.
C’est encourageant!

Voilà, les potins.
Il pleuvra demain.
Oh dieu, ces crétins!
Que vienne le malin.

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Ce n’est qu’à mesure…


Il n’y a qu’en sourdine
Que l’on peut se parler.
Ce n’est pas en tribune,
Tout là-haut, à gueuler.

Or, ce n’est qu’à mesure
Qu’on apprend à parler.
Et, que ça vous rassure,
On ne peut s’arrêter!

Il n’y a qu’en murmure
Que l’on peut échanger.
Dire des mots sans bavure,
Des mots de vérité.

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Ôde à Crevette!


Viens-t’en donc, avec nous,
Toi, mon petit squelette!
Mes excuses à genoux,
Toi, ma gentille Crevette.

Tu me suis, de partout,
Jusqu’à mettre ta tête
Entre marteau et clou,
Dans ta vie de sœurette.

Tu es gardien, jaloux
De ton dieu, de ton maître.
Ton regard de hibou
Lui fait perdre la tête!

Mes excuses à genoux,
Tu n’es pas un squelette.
Salut, au garde-à-vous,
A la gentille Crevette!

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En plongée, dans les yeux de Lily!


Dedans les grands yeux noirs de la douce Lily,
C’est un peu comme un couloir qui se rétrécit.
Et au bout, tous ses espoirs mélangés à sa vie.

J’ai quitté, sans retard, les yeux de la douce Lily.
Au bout du couloir, chez elle, c’est privé, merci!
Elle et moi, on a passé un moment entre amis!

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Tu es son parent!


C’est normal qu’il t’aime bien, tu es son parent!
Tu as des bras pour l’enserrer bien,
Des mains pour lui faire des câlins.
Et puis, contre toi, il fait chaud.
Des fois, tu lui dis des jolis mots!
C’est normal qu’il t’aime bien, tu es son parent.

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