Pour qu’on s’en rappelle!

Technique de bornage médiévale

A défaut de tenir un cadastre écrit, les paysans se mettaient d’accord sur la délimitation d’une parcelle et prenait un enfant comme témoin. Dés que l’enfant avait mémorisé le lieu, on lui administrait une gigantesque claque pour consolider son souvenir… D’après Pierre Portet

Je vois le souvenir un peu comme une diapositive. L’émotion associée, c’est l’inscription, en haut, à gauche!

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Emotions, mode d’emploi??

Moi, je dirais bien des trucs du genre:

On Est intelligence et émotions!

Intelligent et courageux, l’homme qui va à la rencontre de ses émotions. Malheureux, celui qui va à leur encontre.

Un chemin qui m’éloigne de moi, ne me mène nulle part.

Le chemin vers soi est le plus âpre!

A écouter:

Ilios Kotsou.

Pioché sur le Net. Voici ce que disent de grandes voix:

Les mots manquent aux émotions. Victor Hugo

N’éprouver que ses propres émotions, c’est une triste limitation. -André Gide

Un cœur aimant est la plus vraie des sagesses. –Charles Dickens

Tout le secret de l’art est peut-être de savoir ordonner des émotions désordonnées, mais de les ordonner de façon à en faire sentir encore mieux le désordre. – Charles-Ferdinand Ramuz

Je suis resté un moment sur place, déstabilisé. J’avais tellement l’habitude d’exagérer, de manipuler, de faire semblant… que mes émotions n’étaient plus légitimes. – Virginie Despentes

Ce but, le but du roman, c’est de peindre l’homme; et, qu’on le prenne dans un milieu ou dans l’autre, aux prises avec ses idées ou avec ses passions, en lutte contre un monde intérieur qui l’agite, ou contre un monde extérieur qui le secoue, c’est toujours l’homme en proie à toutes les émotions et à toutes les chances de la vie. – George Sand

Je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions, ni mes perceptions sensorielles, ni mes expériences. Je ne suis pas le contenu de ma vie. Je suis la Vie. Je suis l’espace dans lequel tout se produit. Je suis la conscience. Je suis le Présent. Je suis. – Eckhart Tolle

O Moi ! O la vie !

O moi ! O la vie ! Les questions sur ces sujets qui me hantent,
Les cortèges sans fin d’incroyants, les villes peuplées de sots,
Moi-même qui constamment me fais des reproches, (car qui est plus sot que moi et qui plus incroyant ?)
Les yeux qui vainement réclament la lumière, les buts méprisables, la lutte sans cesse recommencée,
Les pitoyables résultats de tout cela, les foules harassées et sordides que je vois autour de moi,
Les années vides et inutiles de la vie des autres, des autres à qui je suis indissolublement lié,
La question, O moi ! si triste et qui me hante – qu’y a-t-il de bon dans tout cela, O moi, O la vie ?

Réponse:
Que tu es ici – que la vie existe et l’identité,
Que le puissant spectacle se poursuit et que tu peux y apporter tes vers. –
Walt Withman

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Caractère ou « Dire qu’il est là, Fernand! »

Je croise souvent Fernand sur mon passage. En vadrouille! Des fois, il s’arrête au bar, chez Judith et Mickaël, en début de mois. Chemisette éternelle, de vieilles dents. Mais un sourire à décorner les boeufs!

On boit un coup et on parle ensemble parfois. Un vieux de la vieille. Toujours du sang!

C’est lui qui va m’apprendre à marcotter mes arbres, cet automne!

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Les oiseaux de mon jardin!

C’est le coq qui me réveille. Ils ne l’ont pas encore condamné!

Une hirondelle ne fait pas le printemps!

Oiseau migrateur, tu ne trouves plus guère de toits, ici, pour fonder famille. En Ukraine, tu t’irradies. En Afrique, famine chronique, tu es mangé! Mon jardin de ville, tu l’as colonisé.

Des années pleines, des années vides. Mais quand vous êtes là! Vous tourbillonnez à raz de nos têtes, familières. Les aînées entraînent les jeunes. Les becquées de boue pour vos nids, vous allez les voler sur le parvis. Pour un nouveau nid ou grossièrement en réparer. Je vous vois souvent boire à l’étang. Galet rebondissant avec un léger claquement! Cris-fanfare quand vous êtes regroupées.

Les grands vols!

Etourneaux demeurant aux platanes de la ville. Leurs envols, au petit matin, vers les champs! Retour par petits groupes au crépuscule. Pour enfin constituer ce grand corps gardonnique qui volte et virevolte et revirevolte dans l’eau du ciel. Féerique!

Et les autres!

Un couple de moineaux squatte un nid d’hirondelles ébranlé. Au coude de la gouttière, derrière mon épaule droite, ils surveillent, gendarmes. Un frelon envahissant les inquiète.

Le rouge gorge en colère fond sur l’intrus.

Des pies, conquérantes et sûres d’elles, s’imposent. Bond par bond dans l’herbe! Elles s’alertent de ce qu’elles ont trouvé.

Un merle-roi, suivi de sa cour opportuniste, d’une mésange charbonnière et de trois moineaux, se baigne dans la flaque. Sur la girouette, tout à l’heure, Il chauffera sa voix. C’est lui le soliste de ce concert. Comme il est doué, pas un jeune!

Les tourterelles repoussent pour la énième fois le vieux couple de pigeons qui lorgne leur tilleul.

Et les mésanges bleues et noires qui viennent réclamer leurs miettes. Allers-retours de leur perchoir à la graine si vite décortiquée!

Deux chardonnerets-papillon passent. Ils nous visitent plusieurs fois dans l’année.

Partout, ça se tanne pour la femelle, pour le territoire.

Dans chaque famille, toujours un adolescent trop tôt téméraire! Il est au sol; le chat guette. Comment faire? Ils tentent tout ce qu’ils peuvent jusqu’au bout, pour le nourrir, le protéger. Certains ont pris de sacrés risques!

Le mâle rouge-queue, en vol-surplace à ma fenêtre, par deux fois est venu me chercher. J’écarte le chat de leur nid juste à temps! Histoire vraie!

Les deux pigeons s’embrassent face au soleil couchant, sur une île. Eternels amoureux!

On leur fout la paix; ils se familiarisent. On partage notre Chez-nous. Ici, c’est terre d’asile, pour eux comme pour nous!

Je vais te le lire à l’apéro, mon texte sur nos oiseaux. Tu me diras ce que j’ai oublié.

N.

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Le temps passe et la vieille dame file en trottinette!

Je prends le bus. La chanson de jazz tourne en rond dans ma tête. Ma bouche, bec et anche, l’attire.

Demoiselle, peau sombre sous le voile, sourire radieux. Elle se lève, tirant sa petite soeur par la main. Elle me propose, d’un mouvement avenant de la tête, sa place.

Moi, toujours avec mon Jazz à donf, je lui souris et m’assieds. Sympa tout ça!

Un arrêt passe, les deux jeunes filles ne descendent pas… Ah, bon!

Franck Sinatra relaie Ella Fitzgerald sur Night and day

Au bout de trois arrêts, elles descendent… Les percussions, les cuivres stoppent net, ainsi que la voix du chanteur! Je suis une dame âgée et fragile au yeux de la demoiselle au bon coeur. Une vieille dame! Le choc quand même…

Puis c’est mon arrêt et je peux enfin chanter. Je deviens aussi insouciante qu’un oiseau, au point du jour, chantant. Oiseau dans ses trilles qui d’âge et de ces fariboles point ne se soucie!

Mehluzinn

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T’es con comme la lune!

Y en a, faudrait les écouter. Déjà, ceux-là!

Notre peur la plus profonde n’est pas celle d’être incohérents ; notre peur la plus profonde, c’est celle d’être immensément puissants. C’est notre lumière qui nous effraie le plus, pas l’obscurité. Nous nous demandons : « qui suis-je, moi, pour être brillant, précieux, talentueux et fabuleux ? »

-Nelson Mandela-

Tout le monde est un génie. Mais si on juge un poisson sur sa capacité à grimper à un arbre, il passera sa vie à croire qu’il est stupide. – Albert Einstein.

Ecoutez! Quelqu’un nous parle des intelligences multiples.

C’est Bruno Hourst

Les gens que je vis sont presque tous très intelligents. Souffrance à la mesure du Sensible! Mais intelligents.

Mais souvent, ça ne se voit pas. Ils ne le montrent pas. Ils n’y croient pas. Ils sont moins!

Condamnés à être les vilains petits canards de la fable. Ils nous surprennent par un chant extraordinaire. Une intelligence particulière, vite créatrice. S’ils chantent!

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La femme aux yeux anciens.

Je connais une vieille dame aux yeux vifs,

Quand elle s’éloigne, elle ferme ses carreaux.

Quand elle me regarde, elle les plisse.

Elle rentre ses yeux pour partir en elle. Halo!

Elle vit autrement. Tout est organisé, paisible!

Elle me donne du temps.

Au dedans d’elle, d’où elle regarde? Je me le demande souvent.

Elle ne dit rien. Elle m’observe! Il faut prendre le temps.

Les yeux plissés, c’est pour mieux voir, dehors et dedans.

Elle rit avec ses dents, son sourire percutant. Et elle, déjà échangeant.

Enfin elle parle. Voix ancestrale et bien présente, elle défie le temps!

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Cricri! Où est ta voix?

Jamais Jiminy Cricket empoisonnante!

En voyage ou en rade, mais quand même à l’écoute. Ouverte au monde encore. En appel!

Plutôt tranquille, agréable à vivre, pas envahissante.

Une jolie musique au fond d’elle!

Coeur de Mère et Petite Fille.

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