
Une route solitaire
Que d’apprendre à se taire.
Une voie dégagée
Que d’apprendre à parler.
Mais il y a plus probant :
Faire les deux en même temps!

Un sourire, un poème!

Comme l’enfant qui refuse de sourire
Comme l’oiseau qui voudra repartir
Comme le vent quand il nous fait courir
Comme le dos qui commence à souffrir
Comme la joie et la peur de s’enfuir
Comme le froid qui viendra nous saisir
Comme la proie quand elle est en délire
Comme la foi et le droit de partir
Comme le temps qui nous aide à construire
Comme le flot de larmes et de soupirs
Comme les gens quand ils s’entendent rire
Comme le beau qui sait tout conquérir
Comme le mot qui va disconvenir
Comme le veau qui demande à mourir
Comme le chaud d’un canapé en cuir
Comme le pot qui va nous réunir
Comme l’enfant qui viendra nous sourire
Comme l’oiseau qui voudra revenir
Comme le vent quand il tisse un empire
Comme le dos qui va encore servir
Comme l’instant qui viendra nous quérir

Un petit rat mouillé
Demande un abri sec
Et un peu de fromage
Je négocie le chat
Qui me dit Laisse-le moi
Et aussi la souris
Qui le veut pas ici
Un petit rat mouillé
Demande un abri sec
Et un peu de fromage
Je négocie mon gars
Qui me dit On verra
Et aussi l’araignée
Qui ne fait qu’objecter
Un petit rat mouillé
Demande un abri sec
Et un peu de fromage

Je tire pas les Coincoins;
Ça emmerde mes Voisins
Et ils ont fait Panpan
Sur mes Appeaux vivants.
J’aime bien mes Coincoins;
Coincoin, ça sonne bien.
Ils me vivent Gentiment,
Quand je vais vers l’Étang.
Mes appeaux font Coincoin;
Ils appellent les Copains:
Devant moi, sur l’Étang,
Un Vrai tableau vivant!
J’ai trouvé deux Coincoins
Dont leur Aile va pas bien;
Je Leur ai, gentiment,
Construit un grand Étang.
Je regarde mes Coincoins
Et mon Cœur va pas bien
Je regarde l’Étang,
Sans mes appeaux Vivants …

Je m’assois auprès d’elle
Une goutte est tombée
Elle se tord aux aisselles
Sans trop se relâcher
Elle est bien avec moi
Et elle voudrait rester
On fait ça plusieurs fois
Tous les deux en été
Elle me lorgne d’un œil
S’installe sur mes genoux
Elle semble un écureuil
Qui mordrait dans du hou
La goutte d’eau elle supporte
Mais pas l’éclair au fond
Elle démarre vers la porte
Revient sur mes talons
Quand je sors du tilleul
Elle est devant l’entrée
Et je vois une feuille
Se coller sur son nez