Le rêve de l’Oiseau d’été!



Le vent colporte à mon adresse
Des pas des pas qui viennent vers moi
C’est un bref moment de clarté
Une tendresse brève inachevée

Un oiseau a repris ma plume
Et la remet dans son costume
Un oiseau, un oiseau s’enrhume
L’oiseau se pose sur le bitume

Le vent me dit qui m’intéresse
C’est toi car aujourd’hui c’est toi
C’est un instant de vérité
Que sans cesse rêve l’oiseau d’été

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Une petite pluie transverse!



Une petite pluie transverse
Pioche dedans le brouillard
Et l’eau frise et se gerce
Tombant sur le trottoir
C’est peut-être en automne
Ou bien un jour d’été
Une petite pluie traverse
Le devant de mes phares

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Sur le fronton d’une étable!



Un nœud de sorcière sur le fronton de l’étable, avec un fer à cheval et deux médailles à vaches d’années consécutives. L’odeur de la paille en poussière, des toiles d’araignée, l’air non respiré. Un système électrique vétuste, un râteau et un balai, une pelle, un joug dans le râtelier. Quelque part dans un coin, une momie entourée de sa peau, probablement un rat. Au grenier, l’odeur est plus âcre, de la poussière et du foin, des pelotes d’oiseau nocturne, rien d’autre …

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Au fond de l’impasse!



Il restait un peu de brume au fond de l’impasse
Au matin la couleur des murs gris gris gris, gris
Noir, gris souris. Ça sentait le réséda, le pigeon
Un cageot contenait des pommes de terre. Un
Arrosoir sous la gouttière. Il faisait un peu frais
Il restait un peu de brume au fond de l’impasse

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La colère des enfers!


Le printemps s’est zébré
De différentes chimères
Des démons sont tombés
En été sur la terre

Une étrange destinée
Mêle le sang à la terre
Alors qu’en vérité
Sont là les chiens de guerre

L’automne a vu tomber
Le grand chemin de fer
Courent les chevaux glacés
D’un trop fringant hiver

Une étrange vérité
S’est répandue sur terre
Les vents vont apporter
La colère des enfers

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La chanson des Invites!



Le soleil vient jeter
Un rayon outrancier
Le bourdon d’une abeille
Tire le champ du sommeil

Un frisson moutonnier
Ratisse le champ de blé
Et la vague se ramène
Inhérente au pollen



L’aube inhérente et belle
Accouche là d’une journée
Qu’elle offre à mes semelles
Je m’envoie balader

L’appel de la gamelle
Le ruisseau s’est caché
Se pose une demoiselle
Au bout de mon soulier

Il se ramène en slip
Pour qu’on tartouille son dos
Ça va pas assez vite
Il regarde le tuyau



Le soleil au zénith
Et l’horizon le quitte
Dans un coin ombragé
Se pend une araignée

Là c’est une femelle
Ses petits avec elle
Celui de l’an dernier
Et son lait est compté



Je défroisse mes semelles
Je vais encore marcher
Une journée aussi belle
Se vit en pointillés

Il s’égare assez vite
Portant le grand bateau
Prend son masque et deux briques
Objectif Commando

Il est parti trop vite
Il revient pour de l’eau
Et d’abord il m’implique
Je lui porte son bateau



La biche est à l’orée
Là-haut un épervier
La chaleur des labours
Et de gros nuages lourds

Un silence avéré
La chouette vient s’en mêler
La chauve-souris s’enfuit
De là nous vient la nuit



Il est toujours en slip
Mon tee-shirt lui plaît trop
Dans son œil qui lévite
Demain il fera beau

Demain l’aube nouvelle
J’aurai vécu assez
Je fais pas la vaisselle
Je me couche terminé



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Là où court le chevreuil!



Tu vas me raconter
Pire encore des bêtises
Tes lunettes sur ton nez
Te semblent une expertise

La brume est un écueil
Pour celui don de l’œil
Se regarde assez tôt

La sardine et le deuil
Le vol d’un écureuil
Comment trouver les mots

Je sors de mon cercueil
Et je vais sur le seuil
Accueillir un marmot

Il me balance un œil
Que je prend en plein œil
Il ressemble à Margot

Je le vois que d’un œil
Quand il franchit le seuil
Il est un matelot

Tu vas me raconter
Quand j’ai les deux mains prises
Un cours accéléré
Tes lunettes sont comprises




Tu vas me raconter
Ce que j’ai peine à suivre
Tes lunettes sont posées
En le cœur de mon livre

Je m’en vais boire de l’eau
Avec de ton sirop
Et peut-être un gâteau
Tu t’endors sur ton livre

Je vais jouer dans l’eau
Et faire mon numéro
Je serai un bateau
T’auras du mal à suivre

Je tiendrai un drapeau
Je serai caporot
Je sortirai de l’eau
Tu me verras survivre

Tu vas me raconter
Et là je pourrai suivre
Tes lunettes oubliées
Une histoire pour mon livre



Il a toujours un œil
Là où court le chevreuil
Autant pour le frigo

On dirait un pruneau
Quand elle tire son mégot
Et elle me met capot
Et je ne peux pas suivre

Il ne dort que d’un œil
S’envole avec les feuilles
Et revient pour tantôt

On dirait que ses mots
Sortent de son plumeau
Elle boit son apéro
Continue de poursuivre

Tu vas me raconter
Que t’étais obligé
De bouffer mes cerises

Tu vas me raconter
Que t’as jamais pété
En sortant de l’église







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