Le silence devient complet!



La fraîcheur qui entoure mon être est bousculée par un petit vent docile. Le silence est déjà là. Dans un coin de ma fenêtre, un oiseau dort, tranquille. La course de la feuille morte et le glas du milan dans le ciel s’inscrivent dans le marbre, et, le silence devient complet!

Facebooktwitter

Comme aux Temps de la Lyre!


Comme l’enfant qui refuse de sourire
Comme l’oiseau qui voudra repartir
Comme le vent quand il nous fait courir
Comme le dos qui commence à souffrir

Comme la joie et la peur de s’enfuir
Comme le froid qui viendra nous saisir
Comme la proie quand elle est en délire
Comme la foi et le droit de partir

Comme le temps qui nous aide à construire
Comme le flot de larmes et de soupirs
Comme les gens quand ils s’entendent rire
Comme le beau qui sait tout conquérir

Comme le mot qui va disconvenir
Comme le veau qui demande à mourir
Comme le chaud d’un canapé en cuir
Comme le pot qui va nous réunir

Comme l’enfant qui viendra nous sourire
Comme l’oiseau qui voudra revenir
Comme le vent quand il tisse un empire
Comme le dos qui va encore servir


Comme l’instant qui viendra nous quérir

Facebooktwitter

Un petit rat mouillé!


Un petit rat mouillé
Demande un abri sec
Et un peu de fromage

Je négocie le chat
Qui me dit
Laisse-le moi
Et aussi la souris
Qui le veut pas ici

Un petit rat mouillé
Demande un abri sec
Et un peu de fromage

Je négocie mon gars
Qui me dit
On verra
Et aussi l’araignée
Qui ne fait qu’objecter

Un petit rat mouillé
Demande un abri sec
Et un peu de fromage

Facebooktwitter

Je Tire Pas Les Coincoins!


Je tire pas les Coincoins;
Ça emmerde mes Voisins
Et ils ont fait Panpan
Sur mes Appeaux vivants.

J’aime bien mes Coincoins;
Coincoin, ça sonne bien.
Ils me vivent Gentiment,
Quand je vais vers l’Étang.

Mes appeaux font Coincoin;
Ils appellent les Copains:
Devant moi, sur l’Étang,
Un Vrai tableau vivant!

J’ai trouvé deux Coincoins
Dont leur Aile va pas bien;
Je Leur ai, gentiment,
Construit un grand Étang.

Je regarde mes Coincoins
Et mon Cœur va pas bien
Je regarde l’Étang,
Sans mes appeaux Vivants …



Facebooktwitter

Tous les deux, chaque année!


Je m’assois auprès d’elle
Une goutte est tombée
Elle se tord aux aisselles
Sans trop se relâcher

Elle est bien avec moi
Et elle voudrait rester
On fait ça plusieurs fois
Tous les deux en été

Elle me lorgne d’un œil
S’installe sur mes genoux
Elle semble un écureuil
Qui mordrait dans du hou

La goutte d’eau elle supporte
Mais pas l’éclair au fond
Elle démarre vers la porte
Revient sur mes talons

Quand je sors du tilleul
Elle est devant l’entrée
Et je vois une feuille
Se coller sur son nez

Facebooktwitter

Au moins cent fois !


Cent fois, je me suis exalté
Cent fois, je me suis écrasé
Cent fois, j’ai pas participé
Cent fois, je me suis fait baiser


Cent fois, je me suis étalé
Cent fois, je m’en suis bien tiré
Cent fois, c’est pas encore assez
Cent fois, c’est toute l’éternité


Cent fois que je vais répéter
Cent fois que je vais t’écouter
Cent fois que je voudrais t’aider
Cent fois que tu vas m’emmerder




Facebooktwitter

Je sais que je le peux!


Je sais que je le peux
Je sais que je le veux


Je suis devant la porte
La lumière n’est pas là
C’est pas l’autre côté

Je sais que je le peux
Je sais que je le veux


Je suis devant la porte
La lumière n’est pas là
Pourquoi serait-ce été

Je sais que je le peux
Je sais que je le veux

Facebooktwitter

À l’Attaque !!



À l’Attaque
À la Tâche
À la Pause
Re la Tâche
Qui s’imPose

À la Table
À la Sieste
Si on Veut
La RivièRe
Si oN peut


Re la Sieste
Pas qu’uN peU
Le Barbuc
Et les Vieux
En retarD

La Serviette
quelquE part
Et Après
Sur le Tard
Et le Reste



Pour DEMAIN

Facebooktwitter