
Une route solitaire
Que d’apprendre à se taire.
Une voie dégagée
Que d’apprendre à parler.
Mais il y a plus probant :
Faire les deux en même temps!

Un sourire, un poème!

L’onde est sombre, profonde et noire
On entend siffler le vent
L’eau a des reflets changeants
La plage est sous conditions
L’oiseau crie à l’horizon
L’onde est noire, profonde, notoire
Sous sa pellicule d’argent
Où la lune se mire dedans
C’est une sombre marée
Et le ciel s’est occulté
D’un long travers de nuages
L’onde est sombre, profonde et noire
C’est une sombre marée
Et elle vient lécher la plage

Le temps commence à ralentir
Les enfants continuent de courir
Ils ont encore le ressort de l’été
Les oiseaux commencent à partir
Les parents continuent de tenir
L’horloge recommence à servir
Et le feu ne veut pas repartir
Le temps commence à ralentir
Les enfants continuent de courir
Il fera noir plus tôt dans la journée

Le vent colporte à mon adresse
Des pas des pas qui viennent vers moi
C’est un bref moment de clarté
Une tendresse brève inachevée
Un oiseau a repris ma plume
Et la remet dans son costume
Un oiseau, un oiseau s’enrhume
L’oiseau se pose sur le bitume
Le vent me dit qui m’intéresse
C’est toi car aujourd’hui c’est toi
C’est un instant de vérité
Que sans cesse rêve l’oiseau d’été

Un nœud de sorcière sur le fronton de l’étable, avec un fer à cheval et deux médailles à vaches d’années consécutives. L’odeur de la paille en poussière, des toiles d’araignée, l’air non respiré. Un système électrique vétuste, un râteau et un balai, une pelle, un joug dans le râtelier. Quelque part dans un coin, une momie entourée de sa peau, probablement un rat. Au grenier, l’odeur est plus âcre, de la poussière et du foin, des pelotes d’oiseau nocturne, rien d’autre …