Ça fait plus d’un mois!


Ça fait plus d’un mois,
Le soleil est cassé.
Une trentaine d’hiers
S’est un peu effacée.
Ça fait plus d’un mois
Que tu n’as pas bougé.

Ça fait plus d’un mois.
Tu es là, à penser.
Une pluie de pierres,
Et ton crâne est percé!
Ça fait plus d’un mois
Que tu vas te coucher!



Facebooktwitter

Mes mots sont pour vous!


Je vais vous parler,
En langues usitées,
Fortement contrefaites.

Comme un choix dernier,
Bien tout mélanger
Et puis faire ses emplettes!

Je vais vous parler,
En mots usagés,
Ceux des amours simplettes.

Des mots pour chanter,
Des mots imbriqués
En une âme de poète.

Je vais vous parler,
Comme un fou à lier
Ou bien un foie de fête.

En mots englués,
Tout entre-collés
Et qui montent à la tête.

Je vais écouter
L’écho de mes pieds,
Dessus vos terres honnêtes.

Comme un choix glacé
Entre nous rencontrer
Ou alors, faire la tête!

Facebooktwitter

La légende du Monoeil!

C’est une histoire des plus longues,
On en a jusqu’à demain.
Car le monoeil, forme oblongue,
Persécute le genre humain.

Le monoeil est dans la tombe
Il ne regarde que Caïn.
Le monoeil est une bombe,
Dans la tête de ce crétin.

Au fil du temps et des ondes,
On en parle de moins en moins.
Car Sauron, dans sa rotonde,
L’a étranglé de ses mains.

Il a une paille immonde,
Pour se gratter dans les coins.
Si son regard nous inonde,
Il n’est pas cyclopéin.

Il parait que la Joconde
Le conserve et le contient.
C’est pour ça que cette blonde
Ne regarde que dans les coins.

De son humeur vagabonde,
Il nous dit la Saint-Glinglin,
Puisse-t’il revenir au monde,
A l’intérieur d’une main!


Facebooktwitter

Tu le vois, celui-là?


On ne peut bouger un doigt,
Sans que tu y trouves malice.
Voilà que tu hausses la voix,
Et que ça tourne aux sévices.

Comme tu dis n’importe quoi,
On se dit que tu te dévisses.
Alors on montre nos doigts,
Pour mettre fin au supplice!

Facebooktwitter

Ils hésitent encore!


Ils croivent que c’est plus mieux bien,
Mais ils ne sont pas sûrs.
Un Tiens, c’est mieux qu’un Demain.
Ils font des conjectures.

Ils croivent que c’est mieux que rien,
Quand on a la vie dure.
Ce sont dés qui changent de mains,
Selon la conjoncture.

Facebooktwitter

Encore une année de merde?


En janvier, on ne pense plus qu’à l’été.
En février, on est contaminé.
En mars, on ne fait que se les cailler.
En avril, quand est-ce que ça va pousser?
En mai, viendra toute l’eau de l’année.
En juin, c’est tout qui se met à cramer.
En juillet, j’en ai plus rien à péter.
En août, l’été est déjà terminé.
En septembre, tout se met à déplumer.
En octobre, c’est déjà la nuit tombée.
En novembre, on se met à se moucher.
En décembre, y’a Noël pour faire passer.

Facebooktwitter

Laissez-moi dormir!


L’araignée, aux pattes velues,
Remonte lentement mon dos.
Dans mon cauchemar, je sue,
A croire que je flotte dans l’eau.

Le fantôme, dans le placard,
N’en peut plus de grignoter.
Il est maître en tintamarre,
Comme le serait une armée.

Si je nage entre deux eaux,
Le plafond se fait haut-fond.
Ou sont le bas et le haut?
L’araignée est au plafond!

La souris sort du placard,
L’araignée reste au plafond.
Je fais trop de cauchemars.
Bientôt, c’est la dépression!

A chaque bruit, un animal
Se démène pour m’effrayer.
Un jour viendra un cheval,
Si je t’entends piétiner!

Facebooktwitter

A la Saint-Valentin!


Ah, dis. Ah, dis. Ah, la belle!
Que voudrais-tu comme présent?


Que tu fasses la vaisselle
Et que tu restes, de temps en temps.

Ah, dis. Ah, dis. Ah, la belle!
Que voudrais-tu comme présent?


Des sous dans mon escarcelle
Et, pour mon grand lit, un amant.

Ah, dis. Ah, dis. Ah, la belle!
Que voudrais-tu comme présent?


Que tu sortes les poubelles
Et ne reviennes, que par beau temps!

Facebooktwitter