Les maîtres de la guerre!


Les maîtres de la guerre,
On vient de les convoquer.
Les barbares, les chimères
Se rangent à leurs côtés.

Nos dieux, qui ont pris peur,
Regardent de l’autre côté.
Le silence et l’horreur
Règnent sur la vallée.

Tout au long de la crête,
On voit de grands feux brûler.
Les armées sont fin prêtes,
Ils vont bientôt charger.

Ce n’est pas une histoire,
Que je pourrais inventer.
Consultez la mémoire,
Tout va recommencer!

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J’en ai ras-le-bol!


Les soins boulangers
Ne vont pas traîner.
Bientôt, on aura
La messe en pizza!

J’en ai ras-le-bol
De cet air mauvais,
Rempli de bestioles
Et mort à jamais.

J’en ai ras-le-bol
De me rattraper
Le lait, quand il vole
Et de rentrer mouillé.

Une toile d’araignée,
Comme maître à penser
Un genre de choléra,
Si on survit au froid!

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Sur une terre étrangère!


On n’est plus que deux, sur terre.
On marche, mon enfant et moi.
La terre est un vrai cimetière,
On ne compte plus jusqu’à trois.

La terre est un four solaire,
Réversible pour le froid.
Si la terre tourne à l’envers,
On essaie de marcher droit.

Mon enfant est mort, hier,
Si mal protégé du froid.
Mon môme est parti, hier.
Je n’avance que de guingois.

Il n’y a plus que moi, sur terre.
Cela fait de moi un roi.
Sur cette terre étrangère,
Moi, je vais, à petits pas!

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Le monde d’après!



Il observe, prudent
Et il attend son heure.
Il surveille, méfiant
Car il connaît sa peur!

Non, non, ce n’est pas ça,
Le futur de demain.
Il était une fois,
Un autre genre humain!

Foin de l’être à deux pattes,
En toute chose arrogant.
Bienvenue au primate
Qui s’est limé les dents!

Foin du maître à deux pattes
Qui s’est lavé les mains.
Bonjour à l’acrobate,
Lui qui excelle enfin!

Nos rêves ont trop servi,
Ce ne sont qu’utopies.
Faisons-le, aujourd’hui,
Ce monde plus réussi!

Chercher la joie de vivre,
C’est ça, la voie à suivre.
Avec tout s’en-survivre.
Avec tout, s’entre-vivre!

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Une erreur de la nature?


Je me demande si l’on est
Erreur, un peu impure,
Dans un cœur à cœur gelé,
Avec la mère-nature.

Programme auto-censuré,
Un vice de procédure?
Erreur auto-confirmée,
Mais quelle déconfiture!

Nous sommes aussi, je le sais,
Chef-d’œuvre qui perdure.
Nous pouvons nous intégrer,
Dans le chant de la nature!

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Sur le champ de bataille!


Mon fils, sous la mitraille,
Essaie de s’ensauver.
Il se couche sur la paille,
Et cesse de respirer.

Sur le champ de bataille,
On ne voit rien bouger.
C’est charogne et entrailles,
Les corbeaux sont nuées.

Sont mortes les semailles,
Comme notre liberté.
Il faut que je m’en aille,
Pour pouvoir le pleurer!

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Hominus-éradicus!


Tes yeux embrument le message
Que la vie veut te donner.
Tes ouïes en font davantage,
Tu ne veux rien écouter.

Tes mains emballent les dommages,
Dans un beau papier glacé.
Tes pieds empestent le carnage
Et cherchent à tout piétiner.

Tes dents enferment ton ramage,
Ton chant s’est ratatiné.
Si tu t’embaumes, à ton âge,
Tu vas, tous, nous condamner!

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Du droit des écosystèmes!


Le droit des écosystèmes
A être enfin protégés
Heurte les libéraux, blêmes
De ne pouvoir tout exploiter.

Et si la vie-phénomène,
De partout, est menacée,
C’est que la voix des sirènes,
Pour longtemps, les a aveuglés.

Le droit des écosystèmes
A être enfin préservés
Se heurte au cœur du problème,
La libérale activité!

Oh, s’ils veulent scier, eux-mêmes,
La branche où ils sont perchés,
On n’a pas à faire de même.
Et si on les laissait crever?

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Droit dans le mur!


On va droit dans le mur.
C’est bien dire que c’est sûr.
Surtout ne rien changer!
On va tous y rester.

On va droit dans le mur.
C’est peu dire que c’est dur
De nous voir massacrer
Ce qui veut exister.

On va droit dans le mur.
Il faut changer d’allure.
Cessons de saccager
Ce qui fait exister.

On va droit dans le mur
Et ce qui est bien sûr,
C’est que pour nous sauver,
Il faut juste arrêter!

On va droit dans le mur.
C’est peu dire que c’est sûr.
Surtout ne rien changer!
On va tous y rester.

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A mon enfant!


Je ris, car te voici!
Tu piétines, sur tes pieds.
Tu me souris aussi,
Je te fais voyager.

Tu fabriques des bidules,
Avec mes vieux machins.
Tu casses la pendule,
Tu te fous de demain!

A écouter les ondes,
On en devient crétin.
Mais qu’a t’on fait du monde
Qui est à nos gamins?

Mon cerveau fait des bulles,
Je regarde dans le tien.
Joie, la vie y circule,
Comme chez un arlequin!

Tu fabriques tout un monde,
De ce rire qui est tien.
Moi, je me sens immonde,
A faire des orphelins!

En toi, la vie pétule,
Tu t’amuses d’un rien.
Et en vrai funambule,
Tu sais rester serein!

Je lance, sur les ondes,
Mon appel de vieux chien.
Mordons la main immonde
Qui veut tuer nos gamins!

Je regarde la pendule,
Car j’ai peur pour demain.
On est au crépuscule
Et ça sent le sapin!

Tu me dis que ta vie,
C’est ton identité.
Je veux le dire aussi,
On doit se ressembler!

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