Au grand banquet du Mal!


Le public est entré
Et on va te lyncher,
Sur fond de bacchanale.
On va tuer le dernier
Et manger le dernier,
Le dernier animal.

On a déjà coupé
Le dernier des derniers,
Des arbres véritables.
On l’a bien raboté
Et on a fabriqué
Ce qu’on appelle table.

On entend mastiquer
Des dents très bien brossées,
Dans des bouches respectables.
Sur l’écran incliné,
S’empiffrent les premiers,
Les premiers des notables.

Le public exalté,
Bien qu’il n’ait rien mangé,
Se caresse le ventral.
Combien ont-ils payé
Pour pouvoir assister
Au grand banquet du Mal?

On a tué le dernier,
Le dernier des derniers,
Le dernier animal.
Et on voit arriver
Les premiers des premiers,
Les premiers cannibales!

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Dans les palmeraies!


Une mer comateuse
Joue, sur le sable blanc.
Mais, la bête nerveuse
Lorgne l’horizon lent.

Le vent des palmeraies
Est désormais changeant.
Et l’oiseau qui se tait
Interrompt les instants.

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Avec vue sur la Terre!


Shalom, Freedom, Welcome!
Dansez, pensées légères.
Welcome, Freedom, Shalom,
Nos trois idées premières!

Et, c’est oui pour Shalom,
Avec paix sur la terre.
Et, c’est oui pour Freedom
Et que rien n’interfère.

Et, c’est oui pour Welcome.
Sois bienvenu, mon frère!
Et c’est oui pour Wisdom,
Avec vue sur la Terre!

Shalom, Freedom, Welcome!
Dansez, pensées légères.
Welcome, Freedom, Shalom,
Nos trois idées premières!

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J’ai un détail à signaler!


J’ai un détail
A signaler,
Tel un message
Qui fait flipper.

Vagues tigresses,
Marais coulants.
Et des pluies sèches,
Sous trop de vent.

Chaleur épaisse,
En se couchant.
Un froid de messe,
En se levant.

Juste un détail
A signaler.
Comme un message
A faire passer!

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Conte inachevé!


Des franges d’aube
Et de l’eau creuse.
Il sort de l’onde
Et rampe au sol.

Lumière plus chaude
Et amoureuse.
Il se galope,
Prend son envol.

Des charges creuses
Cassent la terre.
Lune pâleuse,
Sur un désert.

C’est crépuscule
Et puis enfer.
Lune frileuse
Cherche atmosphère.

Peur sur les ondes
Et faim peureuse.
C’est l’hécatombe,
Sans présentiel.

C’est une adresse,
Porte condamnée.
C’est la jeunesse
Qui monte au ciel!

Retour de l’aube,
Une eau bulleuse.
Il sort de tombe,
Secoue son col.

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Et la scène se répète!



La scène se répète,
Encore, toujours.
Un peu plus suspecte,
A chaque jour.

Et ça se répète,
Encore, toujours.
La scène se complète,
De jour en jour.

La scène se répète,
Encore, toujours.
Jusqu’à c’que la bête
Vienne faire son tour!

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On avait contracté ensemble!


C’est chez moi, cette fois,
Que vient sa majesté.
Du travail de ses bras,
Il veut bien m’honorer.

Le contrat d’autrefois
Me semble un peu léger.
Il ne travaille pas
Et ne fait que bouffer.

C’est chez toi que ce rat
Vient se ravitailler.
Sur son bel almanach,
Tous les jours sont fériés.

Le contrat d’autrefois
Le disait travailler
Pour un gîte, pour un plat,
Quand il venait traîner
.

C’est chez nous, de vive voix,
Que nous l’avons signé.
Ce contrat d’opéra
N’était plus charité!

Le contrat d’autrefois
A été révisé.
Il est dit, tout en bas,
Qu’il faut honnêteté.

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Le temps est dérouté!


Je redoute, il est vrai,
Tes concepts météo-logiques.
Car s’ils s’avéraient vrais,
Viendrait la fin de l’âge toxique!

Ce n’est pas faute, tu sais,
D’avoir connu le pronostic.
Mais on n’écoute jamais,
Si on sous-traite la politique.

Je redoute, tel ce pet
Qui est seul au moment critique,
De mourir à jamais,
Absorbé par un vent unique!

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