On est à l’ouest, en Eden!


Chacun pour sa gueule
Et tous à gueuler.
On n’est pas bégueule
Et on sait danser.

C’est un parcours inachevé,
Sous un azur bien sinistré.
C’est un futur ensommeillé
Qui n’a plus le droit de rêver.
C’est un concours inadapté
De concordances et d’intérêts.

Si l’on s’affolait de danser,
Si on jouait à s’amuser.
Si on pouvait, ça fait rêver,
Si on apprend à respecter…

Tu vas voir ta gueule,
Petit énervé.
Tu restes bien seul
A nous résister.

C’est de l’air pur exonéré,
Une couverture très malmenée.
C’est une histoire intéressée
Qui fait semblant de communier.
Un air de fausse sérénité,
En des circonstances aggravées.

Si on pleurait tous les décès,
Si l’on savait se conjuguer.
Si on protégeait les après,
Si on apprend à respecter…

On n’est pas tout seuls
Et on sait rêver.
Le bois du cercueil
N’est pas assemblé.

C’est un futur perfectionné,
Fait d’horreur et d’insanité,
Pour la vie et l’humanité.
On peut faire pire? Faut vérifier.
Il vaudrait mieux rétro-acter,
Sinon notre Eden va changer!

Si on osait entre-échanger,
Si on se disait la vérité.
Si l’on savait se témoigner,
Si on apprend à respecter…

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C’est temps de guerre!


C’est un réservoir d’âmes,
Pour un désert.
On s’en fout si tu crames,
Tu vaux pas cher.

Une pensée pour les dames,
C’est le dessert.
Je vais chanter ma flamme
Et me la faire.

C’est un réservoir d’âmes
Qu’on met aux fers.
On se moque des drames,
On laisse faire.

Où sont nos oriflammes?
C’est temps de guerre.
On fait de la réclame,
On vend pas cher!

C’est un réservoir d’âmes,
Coeurs à l’envers.
Si jamais tu t’enflammes,
On te fait taire.

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Me laisse pensant!


Je suis un peu compliqué,
J’aime le gros temps.
L’océan à traverser
Est loin, devant.

Je suis un peu compliqué,
J’aime le beau temps.
L’oasis est préservé,
Pour le moment.

Je suis un peu compliqué,
J’aime tous les temps.
Et de voir le temps changer
Me laisse pensant.

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Et on joue avec la Terre!


On se pensait croquignole,
Si petit qu’un ver de terre.
On se méfiait des lucioles,
De ce qui rugit, sur Terre.

On est sorti du formol,
Vise un peu ce qu’on sait faire.
On s’est changé en guignol
Et on joue avec la Terre!

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Les temps sont fous!


Restez debouts,
Les bras levés.
C’est pour les sous
Qu’on fait l’été.

Pour un mois d’août,
C’est bien gelé.
C’est sous le houx
Que vient l’été!

Restez jaloux
Et divisés.
On pourra tout
Urbaniser
.

L’été indien,
C’est fleur de pomme.
C’est en mai-juin
Que vient l’automne!

Restez, surtout,
Les bras croisés.
Le rendez-vous
Va vite passer
!

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Attendre l’an passé!



Un servile cerveau,
Au service des forbans.
Voyez comme il est beau,
Notre fils de Satan!

Toi, l’enfant du Malin,
Voilà ta conspirée :
Bien te laver les mains,
Pour bien lécher des pieds.

C’est un roi du micro,
Aux yeux exorbitants.
Ce n’est qu’un numéro
Qui joue à faire semblant.

Toi, le fils de potin,
Voilà ta destinée :
Revenir l’an prochain,
Attendre l’an passé!

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Dis-moi que je suis toujours glon!


Dis-moi que je suis toujours glon.
Je vois mourir la Terre, pour de bon.

Dis-moi que je suis toujours glon,
Quand je crois que l’hiver est trop long.
Dis-moi que je suis toujours glon.
Pour moi, les primevères, ça sent bon.

Dis-moi que je suis toujours glon,
Dans l’été qui se serre, j’ai le plomb.
Dis-moi que je suis toujours glon.
L’automne fera la dernière moisson!

Il n’y a plus que trois saisons,
Les rigueurs de l’hiver nous tueront.

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Pour un monde en péril!


Ce grand livre ouvragé,
Au doux parfum butyle,
Il me sert à ranger
Mon nécessaire d’exil.

Mes soucis, mes erreurs
Et le temps indocile.
Ce qui fait que la peur
Fait se coucher le Nil.

Mes haines, mes amitiés
Et le monde en péril.
Le grand rire du dernier
Et les chagrins subtiles.

Du respect pour l’honneur
Et des amours reptiles.
Un grand souci de l’heure
Et des hontes imbéciles.

Je vais y faire entrer
Des rires et des babilles.
Des vieux os à ronger
Et des oiseaux qui trillent.

Ce n’est pas par humeur
Que je fabrique une île,
Un rêve accroche-cœur
Pour un monde en péril!

Les rumeurs de l’été,
Veux-tu rester gracile?
Le grand cri du dernier,
Dans un temps immobile.

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