Bien, Lui!

Tout un poème!

Ce gars-là, quelle est sa qualité première?
Je me le suis demandé, encore hier.

Ouvert aux autres, prêt à échanger.
Respectueux, loyal et sincère.
Accueillant, agréable et pas compliqué.
Chaleureux! Serviable, en jours ordinaires.

Il a une capacité particulière à entrer en relation
Et trouver du commun, sous tous les horizons.

Que d’éloges! Mais quand on a ce genre de qualités,
Les défauts sont mineurs et ne peuvent intéresser.

Que dire d’autre?

C’est un indien, dans sa tribu.
Intelligent, même s’il s’en cache!
Il aussi son côté sensible, son jardin secret.
Il ne le claironne pas en ville. C’est son domaine privé!

Il est la génération qui me suit. Je me dis qu’il est bien, ce petit mec et que vous auriez avantage, trentenaires, à beaucoup le cloner. C’est vrai, j’ai pour lui un respect et une tendresse particulière, comme avec chacun que j’estime et que j’aime pour ce qu’il est.

Il commence à prendre du gras et avoir mal au dos.
Il est trop sédentaire. Il y voit encore, mais en gros.


N’est pas faire du sport :
Les verts et consorts,
A la télé, avachi!
Lui, ça lui suffit.


Maintenant, il défend le fort
Sur les rond-points, le samedi.
Petit canari, tu n’as pas tort.
Mais, ne va pas te prendre un penalty!

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Des P.N.J. toxiques!

Crois-tu, qu’à leur imposer ta morale, tu vas bien les aider?
Si tu ne les écoutes pas, eux, bientôt, ne vont plus t’écouter!

Comment en es-tu arrivée à te sentir dépositaire de la vérité?

A parler de normes avec des gens bien-élevés, entre personnages compissés…

A plier les serviettes en carré, avec un air compassé…
A distribuer les bons-points, et puis les retirer…
A vouloir tant paraître que t’en oublies d’être honnête…
A les encenser et les conchier, tour à tour, tu en es déséquilibrée!

Toi, tu ne vas pas bousculer les conventions. On en est assurés.

Être authentique, ce n’est pas, à tous, donné.
Certains font ce qu’il faut pour et avancent, déterminés.

D’autres se réforment bien avant leur majorité. Ils trichent pour se cacher. Ils sont, déjà, vieux pour toujours. Ce sont figurants, P.N.J. ratés! On aurait mieux fait de les effacer.

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Si j’avais su, j’aurais pas venu!

Bonjour!
Elle est bien grassouillette, la petite souris. Elle ne fait que piailler. On l’entend beaucoup. On ne la voit pas trop. Maintenant qu’elle s’est trouvée un Jules pour se gigogner, elle a presque disparu. On ne voit que ses pieds, sous l’autre.

Il a annoncé la couleur dés le départ. Il est comme il est et ne changera pas. C’est à elle de s’adapter. Charmant programme!

Enfin, je ne comprends pas qu’elle ait pu changer comme ça! Maintenant elle est presque transparente. Elle ne parle plus que de néant-quotidien, c’est à dire de rien. Le canari est en cage. Il n’a rien à raconter. Elle ne veut pas en sortir. Sinon, elle se tait. Elle est bien, comme ça!

Ah, par contre, elle fait bien la cuisine. Il est vrai que son Bidochon aime bien bouffer.

Je vois tout ça en termes de déchéance et j’ai, très vite, envie de me rentrer.

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Pink Lady!

Elle se lève matin. Elle ferme sa porte et cache sa clef toujours au même endroit.
Elle traverse le village en disant bonjour à tout le monde. Elle parle avec un chat, comme si c’était le sien. Elle discute avec les petits vieux, avec sa petite voix d’oiseau!

Tout en rose et en blanc, avec sa longue chevelure qui pend. Un petit chapeau et une broche en argent. Un parfum de violette!

Elle sourit au printemps. Elle visite les vergers d’alentour, pour s’enivrer de senteurs.

On dirait une poupée grand-mère de contes de fées. Les gosses l’appellent Mamie-Rose!

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Fifi, la fofue!

Mon père m’a dit de me comporter en homme. Il ne m’a pas convaincu. Ma mère me dit : « Oh, mon Fifi! ». Mes frères, quelque soit leur âge, me traitent de tante et de folle, ainsi que leurs copains. Je suis en terre étrangère. Je me sens vraiment seule et, du coup, forcément seul!

Ce n’est pas que j’aime les hommes. C’est que je suis femme, dans un corps comme le leur. Quelqu’un a fait une erreur!

Ma grande soeur m’a dit hier : « Moi, j’ai de la chance. Je suis belle et je peux plaire. Toi, ma Fifi, tu n’as vraiment pas de bol! »

Je suis femme dans un corps d’homme. J’ai seize ans!

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Gamine?

T’es bien trop nionioche,
A toute t’embraser.
Tout pour une galoche,
Vouloir l’embrasser.
Tu passes pour une cloche,
Cruelle destinée!

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Seul dehors!

L’ermite,
Le froid des pierres en guise de sommeil. Trois châtaignes et un bol de lait lui font la semaine!

Le vagabond,
Il rôde à la lune. Quand tout est sombre et noir. Quand l’ombre fait de tout bruit une image diaposite!

Le druide,
Avec pour seuls bavards, le ruisseau et l’oiseau. Et puis le vent du soir!
Disponible, tête vide. L’ouïe et la vue donnent à tout un sens.

La paix dans le regard!

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Soliloque?

Tu parles, tu parles, tu parles! C’est toujours comme ça, depuis que tu m’as alpagué.
Moi, je plaignais ta misère. Alors je t’ai écouté.
Le temps, ton voisin, les affaires… Il n’y a pas moyen de t’arrêter.

Si je te réponds bonnement que ce qui tu me dis m’indiffère, tu le prendras comment?

Mal, évidemment. Tu vas peut-être te sentir bousculé. Te retrouver face à ton néant. Penser que je ne te sers à rien. Dire qu’avec moi, on ne peut pas parler. Iras tu jusqu’à: « Je ne te voyais pas comme ça. T’es qu’un con, de toute façon! »

A vouloir être sincère pour enfin discuter, j’aurais mieux fait de me taire et regarder à côté. Ou, « Excuses-moi, mais je dois y aller. » Te quitter en sentant dans mon dos, ton regard frustré.

Ce que tu recherches, ce n’est pas moi qui l’ai!

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Un puits sans fond!

Ne me parles plus de tes amours combustibles, de tes conquêtes parties en fumée.
Je n’ai vu que femelles dociles, quand elles ont bu comme toi, à dégueuler.

Ne parles plus de tes guerres intestines. Tu les dis à mi-voix pour que tes démons n’entendent pas ton secret.
Tu te caches d’eux, assis au comptoir, posé là comme un tas de regrets.

Ton tabouret fidèle te vaut arrêt du temps, vie derrière, vide devant!

Tu vas boire jusqu’à te noyer, zapper la case vieillesse et sortir du troquet les pieds devant.

Que ta vie est misère!

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La Mère Acouphène!

Elle parle, elle parle…

Elle dit tout ce qu’elle a fait dans le moindre détail.
Pareil pour ce qu’elle n’a pas fait.
Elle n’écoute pas. Elle rebondit.

Elle parle, elle parle…

Je sais comment elle déjeune et comment elle combat le froid.
Je ne la connais pas.
Je la subis dans le train deux stations durant.
Comment elle est, le reste du temps?

Elle parle, elle parle…

Je ne veux pas entendre. Rien à faire!
Je sens que ça bourdonne dans mes oreilles.

Il n’y a qu’à ses funérailles qu’on pourra ne l’entendre plus!

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