L’alcool te rend con!


Tu viens à la maison,
Un peu sans façons.
Puis tu bois des canons
Et chantes une chanson.

Maintenant, tu es rond.
Tu dis : Mort aux cons!
Maintenant, tu es rond
Et tu gueules, sans raison.

Tu bouffes mon saucisson,
Engueules mon garçon,
Pisses sur le paillasson
Et me traites de con.

Mais, c’est quoi, ces façons?
L’alcool te rend con.
Sors vite de ma maison,
Dors dans le cabanon!

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Tais-toi donc, Pipotin!

Pipotin va à la messe,
Pour se demander ce qu’il fait là.
Pipotin va à confesse,
Pour parler des misères de son chat.

Pipotin parle de la Grèce
Et vous explique comme il y fait froid.
D’un coup de pied dans les fesses,
Il a shooté un énorme et affreux koala.
Pipotin parle des tigresses
Qu’il doit affronter, à chaque pas.

Pipotin va à la messe,
Pour arrêter tout son cinéma.
Pipotin va à confesse
Parce qu’il s’est écorché un doigt!

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Hominus parasitus!

C’est parole de pinoque,
Une sincérité loufoque!
Derrière elle, un vice caché
S’efforce de t’agiter.

Ces sourires, dans ta valise,
Servent à voler la cerise
De ces gâteaux partagés.
Oh, comme tu peux te goinfrer!

Tu dors ici, aujourd’hui
Et demain, tu es parti,
Pique-assietter, à côté.
On est déjà oubliés!

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A Reculons!

Main indécise,
Sur une valise!
Elle est restée sur le seuil.

Chirurgical
Et hôpital!
Elle monte dans son cercueil.

Hospitalière,
Cette infirmière
Lui met sa tenue de deuil!

Une bonne affaire,
Cette mise en bière!
Le livre manque de feuilles.

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Vroum-vroum!

L’auto que tu veux,
N’en est pas une avec du chien,
Mais une qui en a le bruit.

Ce que tu veux,
C’est qu’on t’entende bien,
Quand tu passes au ralenti!

Ce que tu veux,
C’est trouver, pour demain,
Un de ces kits pour abrutis!

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Une folcoche!

Cette emmerdeuse,
Si médiseuse,
A gagné sa place en enfer.

Si vaniteuse
Et si bien-penseuse,
Elle nous aura bien pompé l’air.

Une vie honteuse,
Une fin merdeuse!
On se retrouve chez le notaire.

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Il est passé, hier!

Il marche, sans cahots. Il ne laisse pas de traces.
Il passe et vous effleure, de son sourire fatigué.
Il va du point A au point B, puis du point B au point C.
Il suit un peu les saisons, mais sans les écouter.
Celui-là a dû refaire, plusieurs fois, l’alphabet.

Avant tout, il reste discret. Seuls, les chiens le voient.
Ils rappliquent dés qu’il apparaît. Ils le questionnent!
Il leur parle de l’automne et du vent dans les prés.

Les enfants, eux aussi, l’aiment bien.
Lui, il les supporte, pour leur curiosité.
Avec eux, il devient un peu plus prolixe.
Il invente des vérités. Il est réponse invariée :
Être libre, disponible, laisser le vent le porter!

Il se repose un peu, boit de l’eau, se cherche à manger.
Il travaille un peu, parfois, quand c’est nécessité.
Les adultes l’invitent, mais sans vraiment l’aimer.

Il ne restera pas. Il n’y a rien pour lui, là.
Peut-être, il repassera, dans quelques mois!

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