Une folcoche!

Cette emmerdeuse,
Si médiseuse,
A gagné sa place en enfer.

Si vaniteuse
Et si bien-penseuse,
Elle nous aura bien pompé l’air.

Une vie honteuse,
Une fin merdeuse!
On se retrouve chez le notaire.

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Il est passé, hier!

Il marche, sans cahots. Il ne laisse pas de traces.
Il passe et vous effleure, de son sourire fatigué.
Il va du point A au point B, puis du point B au point C.
Il suit un peu les saisons, mais sans les écouter.
Celui-là a dû refaire, plusieurs fois, l’alphabet.

Avant tout, il reste discret. Seuls, les chiens le voient.
Ils rappliquent dés qu’il apparaît. Ils le questionnent!
Il leur parle de l’automne et du vent dans les prés.

Les enfants, eux aussi, l’aiment bien.
Lui, il les supporte, pour leur curiosité.
Avec eux, il devient un peu plus prolixe.
Il invente des vérités. Il est réponse invariée :
Être libre, disponible, laisser le vent le porter!

Il se repose un peu, boit de l’eau, se cherche à manger.
Il travaille un peu, parfois, quand c’est nécessité.
Les adultes l’invitent, mais sans vraiment l’aimer.

Il ne restera pas. Il n’y a rien pour lui, là.
Peut-être, il repassera, dans quelques mois!

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Gaffe, un hypocon!

Faîtes attention à cet hypocon, quand vous le croisez.
Il remâche votre chewing-gum, se plaint de s’étrangler.
Il vous bouscule, à l’entrée, veut vous voir vous excuser.

Il n’aime pas les gamins. Il les trouve un peu trop sains.
Son été est passé. Et il a mal aux pieds. Et il a mal au dos.
Son impétigo va le rendre barjot. Et ses autres maux!

L’amour de sa mère, il s’en fait un enfer. Elle lui fait à bouffer.
Elle lui porte ses cachets, avec son eau, dans un verre crado.
Il voudrait bien l’étrangler, mais ses mains sont usées!

Si on devait faire la liste de tous ses supplices, il faudrait une vie.
Il s’en sert pour parler de lui, tant il s’ennuie, dans sa vie rétrécie!

Vous êtes avertis, ne tentez pas de l’aider. Beaucoup s’y sont essayés. Il veut que vous le plaigniez, que vous l’aimiez, pour sa difformité.
Et si vous êtes un peu trop attentifs, il croit que c’est du vice.
Attention à son méchant parapluie qu’il ne quitte jamais!

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Libidi-noeud!

C’est quoi? C’est le bal des couillus couronnés?

Je te rencontre au buffet.
Ah, bouffer, pour toi, c’est le Graal.
La moitié du Graal, tu repères tes belles!
L’air de rien, matois, tu enregardes les dames.
Toutes les dames, qu’elles soient seules, mariées ou pas.
Tu manges tranquille, prédateur viril, et puis, posément, tu bois.
Tu discutes avec les convives que tu croises, en toute élégance, ma foi.

Tu discutes avec nous, maintenant.
Ton regard indique quelles sont tes proies.
Tu dis, plusieurs fois, combien tu es bien avec ta reine.
C’est comme ça, à chaque fois. Il y en a toujours des comme-toi.

Vraiment, je ne te comprends pas.
Tu es vieux comme Mathusalem.
Tu n’en chopes pas tant que ça.
Laisse donc la place aux jeunes.
Enterre tes noix, une bonne fois!

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Je vous parle d’une oie.

Elle était attifée comme une oie.

Une oie, c’est d’abord sauvage.
Une oie cancane, quelques fois.

Elle, c’était une oie cancanière et peu sage.
Elle n’était pas blanche, mais caca d’oie.
Peu sage, elle aurait voulu se gaver,
Qu’on la bourre comme à Noël.
Des trucs comme ça!

Pourquoi je vous parle d’elle?
Parce que c’était un phénomène, mais, aussi une oie!

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Essaie de te calmer!

Dis, ça te sert à quoi,
D’écouter les sirènes?
Quand ils viendront chez toi,
Tu quitteras la scène.

Entends, ton chien aboie.
Les pompiers se ramènent.
Tu ne sais même pas,
Si c’est pour toi qu’ils viennent!

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Bien, Lui!

Tout un poème!

Ce gars-là, quelle est sa qualité première?
Je me le suis demandé, encore hier.

Ouvert aux autres, prêt à échanger.
Respectueux, loyal et sincère.
Accueillant, agréable et pas compliqué.
Chaleureux! Serviable, en jours ordinaires.

Il a une capacité particulière à entrer en relation
Et trouver du commun, sous tous les horizons.

Que d’éloges! Mais quand on a ce genre de qualités,
Les défauts sont mineurs et ne peuvent intéresser.

Que dire d’autre?

C’est un indien, dans sa tribu.
Intelligent, même s’il s’en cache!
Il aussi son côté sensible, son jardin secret.
Il ne le claironne pas en ville. C’est son domaine privé!

Il est la génération qui me suit. Je me dis qu’il est bien, ce petit mec et que vous auriez avantage, trentenaires, à beaucoup le cloner. C’est vrai, j’ai pour lui un respect et une tendresse particulière, comme avec chacun que j’estime et que j’aime pour ce qu’il est.

Il commence à prendre du gras et avoir mal au dos.
Il est trop sédentaire. Il y voit encore, mais en gros.


N’est pas faire du sport :
Les verts et consorts,
A la télé, avachi!
Lui, ça lui suffit.


Maintenant, il défend le fort
Sur les rond-points, le samedi.
Petit canari, tu n’as pas tort.
Mais, ne va pas te prendre un penalty!

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Des P.N.J. toxiques!

Crois-tu, qu’à leur imposer ta morale, tu vas bien les aider?
Si tu ne les écoutes pas, eux, bientôt, ne vont plus t’écouter!

Comment en es-tu arrivée à te sentir dépositaire de la vérité?

A parler de normes avec des gens bien-élevés, entre personnages compissés…

A plier les serviettes en carré, avec un air compassé…
A distribuer les bons-points, et puis les retirer…
A vouloir tant paraître que t’en oublies d’être honnête…
A les encenser et les conchier, tour à tour, tu en es déséquilibrée!

Toi, tu ne vas pas bousculer les conventions. On en est assurés.

Être authentique, ce n’est pas, à tous, donné.
Certains font ce qu’il faut pour et avancent, déterminés.

D’autres se réforment bien avant leur majorité. Ils trichent pour se cacher. Ils sont, déjà, vieux pour toujours. Ce sont figurants, P.N.J. ratés! On aurait mieux fait de les effacer.

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Si j’avais su, j’aurais pas venu!

Bonjour!
Elle est bien grassouillette, la petite souris. Elle ne fait que piailler. On l’entend beaucoup. On ne la voit pas trop. Maintenant qu’elle s’est trouvée un Jules pour se gigogner, elle a presque disparu. On ne voit que ses pieds, sous l’autre.

Il a annoncé la couleur dés le départ. Il est comme il est et ne changera pas. C’est à elle de s’adapter. Charmant programme!

Enfin, je ne comprends pas qu’elle ait pu changer comme ça! Maintenant elle est presque transparente. Elle ne parle plus que de néant-quotidien, c’est à dire de rien. Le canari est en cage. Il n’a rien à raconter. Elle ne veut pas en sortir. Sinon, elle se tait. Elle est bien, comme ça!

Ah, par contre, elle fait bien la cuisine. Il est vrai que son Bidochon aime bien bouffer.

Je vois tout ça en termes de déchéance et j’ai, très vite, envie de me rentrer.

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Pink Lady!

Elle se lève matin. Elle ferme sa porte et cache sa clef toujours au même endroit.
Elle traverse le village en disant bonjour à tout le monde. Elle parle avec un chat, comme si c’était le sien. Elle discute avec les petits vieux, avec sa petite voix d’oiseau!

Tout en rose et en blanc, avec sa longue chevelure qui pend. Un petit chapeau et une broche en argent. Un parfum de violette!

Elle sourit au printemps. Elle visite les vergers d’alentour, pour s’enivrer de senteurs.

On dirait une poupée grand-mère de contes de fées. Les gosses l’appellent Mamie-Rose!

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