Le Blob nous sauvera!


Attention, attention, ce n’est pas un fake, le Blob est de retour!
Il est déjà là, sur la planète. On en a vu un, près de Soissons.
Apprenez à le reconnaître, car vous le verrez, avant votre tour.

Un Blob a l’air gros, mou et con. C’est un peu comme un ballon.
Un ballon qui bouffe les êtres car bouffer est sa raison d’être.
C’est si simple que ça en devient honnête, sans-contrefaçon.

Le Blob mange et enfle. Il enfle, mange et remplit son bidon!
Il enfle, à en perdre la tête. Il n’a pas de tête et pas de raison.
Pas de neurones dans sa tête, mais une faim sans passions.

S’il n’était pas si moche et si goinfre, je le plaindrais, le con.
Mais, je ne peux pas m’empêcher de voir, en lui, la solution.
Quand il aura bouffé la planète, il en gagnera les proportions.

Alors, une terre plus vierge, plus honnête fera son apparition.
Sur sa peau de ballon si bête, on se fera une nouvelle maison.
Jusqu’à ce que l’histoire se répète, avec un Blob, pour horizon!

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L’homme est con!



Il n’y a pas bien longtemps, régnait sur la planète, un hominien.
L’Hommécon! Un hominien pas très net et bien sous-neuroné.
Celui qui ne comprend vraiment rien, le gros con à sornettes!
Il était très con, de près comme de loin. Mais ça, vous le savez.
Saviez-vous qu’il était aussi, comme vous, moi, ou à peu près?

J’en ai connu un, avant. Ce n’était pas un animal. Il était civilisé.
Il s’habillait, il avait un nom. Cet hommécon s’appelait Apleuré.
Il savait tricher aux cartes. Et il savait parler, rire et déconner.

Il pensait pouvoir justifier que la terre est plate, ou à peu près.

Apleuré est parti, un jour. Il s’est évaporé. Il disait à qui voulait :
« Mal, ici! Trop de règles et le monde n’arrête pas de tourner. »
Il était très con, je peux confirmer. Alors, je ne l’ai pas regretté.

Mais attention, même si cette race se doit de vite disparaître!
Faîtes bien gaffe, quand même, quand vous vous mélangerez.
Quand je regarde mon gamin, je me demande de qui il tient.

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Elles sont cheloues, tes histoires!

J’en ai plus qu’assez de tes histoires feuilles-mortes.
Il y en a une qui fait, quand même, son petit effet :

« Pendant un orage, j’ai vu changer son visage.
A sa place, celui de sa mère, morte et trépassée.
De sa bouche, les mêmes mots sortaient.
De ces mots que l’on n’oublie jamais! »

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La balance à voix!


Les gens mettent la boule, dans le seau de leur choix.
Pour une question à deux choix, tous se sont déplacés.
On donne, à tous, à chacun, une boule de même poids,
D’une facture différente celles des boules précédentes.
Des experts, ou dans le genre, portent les deux seaux.
Ils voient bien les couleurs, ils sont très vifs, très agiles.
On accroche les seaux. Et elle penche, la balance à voix!

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Conte de Noël perfide!

Un diablotin, juché sur une pipistrelle envoûtée, joue les Père Noël. Il balance des paquets dans la cheminée, un bon nombre pour chacun.
Cet infernal loufiat n’a pas besoin de rennes et il ricane, tout en mal. C’est que, dans ses vilains paquets, il y a des idées malsaines et de vilains mots.
Que l’on doit ingurgiter, sans piper un mot! Une fois les pensées avalées, c’est râpé, car on est devenu con!

Allons, allons, ne vous affolez pas trop! On a encore quelques jours, tuons l’affaire dans l’œuf. Il nous suffit d’occire ce démon. Chantons de bonnes pensées, en jouant de la tapette. Des tapettes à diablotin, on en achète, pour rien, au marché, chez les fées.
On y vend aussi de bonnes pensées. Si vous en avez perdu, profitez de l’occasion.
Il y a des promotions, cette semaine.

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Tu respires comment?


Il n’arrêtait pas, jamais plus de trois minutes.
Moi, je n’écoutais plus, depuis bien longtemps.
C’est le bruit, tout le temps, qui m’exaspérait.
J’ai tout essayé, l’écouter, discuter, faire le sourd.
Lui payer un café à la station, mettre la musique!

Il veut s’arrêter pour pisser, je m’arrête.
Il en a terminé, il grossit dans mon rétro.
Je démarre doucement et je m’en vais.
Il court encore un peu et puis s’arrête!

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Dîtes-moi, mon brave!

Je me souviens d’un gars, il était une fois.
Il faisait se balader sa belle auto-brimée,
Son fourreau à pets, couleur de pancarte.

Il allait d’un rond-point à l’autre, demi-tour.
S’il faut le dire sur du velours, moi, je dirais
Qu’il faisait « vroum-vroum, pouet-pouet »,
Tel un petit coq de basse-cour, à l’air bête.

Il s’arrête, en pilant. Ça y est, c’est pour moi!
Me demande, comme à un crétin de manant,
De bien vouloir lui indiquer l’autre rond-point.
Me faire accroire que c’était pas pour frimer!

Je lui indique le champ de vaches, sur la droite.
Il réitère sa demande, voilà le champ à gauche.

Il commence à comprendre, alors moi, j’insiste.
Quand, enfin, je lui montre le ciel, il se démarre!

Il s’attendait à quoi, en s’adressant à un crétin!

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La geste du chevalier Preux



Preux était un chevalier des temps passés.
C’était un chevalier des endroits reculés, aussi!
Là où il vivait, il ne voyait pas passer grand monde.

Alors, il exerçait ses talents sur les taupes, les rats et la fouine aussi. A force de protéger les biens du paysan, il s’est mis à penser comme lui.
Il a gardé son épée encore un moment et a commencé à semer-récolter.
Maintenant, il n’est plus chevalier; il a d’autres chats à fouetter!

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Vas-y, fais péter!

J’étais jeune et je jouais au foot, dans une sous-série.
On jouait avec des aînés à ventre rond et petites pattes.
Notre demi, un aîné, récupère la balle, contre-attaque…
L’ailier gauche est démarqué, le champ libre, c’est plié!
Eh bin, non! Rien du tout. Il a fallu qu’il tire, le bousin.
Je l’ai vu venir, j’ai gueulé : « Vas-y, Maxwell, fais péter! »
Il ne s’appelait pas Maxwell et il a fait péter et il a raté!
Moi, je n’en pouvais plus, je n’arrivais pas à respirer.
Je riais. Tout le monde me regardait. Je riais!

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