
Il jette du pain à mes poules,
Dès qu’il peut venir me voir;
Il me vient autant qu’il déboule,
Pour me tenir mon couloir.
Cela fait longtemps qu’il déroule
Les tenants de son histoire
Et toute sa vie qui s’écoule,
Sa peur et ses idées noires.
Que mon voisin soit un maboul,
Je ne peux vraiment le croire.
Et mon voisin s’appelle Raoul;
On se parle, quand vient le soir.
Il tient le serpent qui s’enroule
Et lui raconte une histoire;
Puis, il le met très loin des poules
Et s’essuie sur son bavoir.
