
L’aube étoit un chagrin
Qui revient davantage
A chaque tour de reins
Comme à force d’usage
Dessous la pluie bleu sale
D’un trop pressant hiver
Il marche le visage pâle
Des gouttes à sa visière
L’aube étoit sans entrain
Et conforme aux usages
On ressert quelques mains
On travaille davantage
Son genou est bancal
Et il marche de travers
Dessous la pluie bleu sale
Il referme les barrières
L’aube étoit un chemin
S’il faut tourner la page
Qui tient jusqu’au matin
Et peut faire davantage
Il a ses deux mains sales
D’avoir touché la terre
Sous le tonnerre qui râle
Son rire sonne très clair
L’aube étoit un demain
Qui n’a plus jamais d’âge
On se prend par la main
On sourit davantage
