Si près du ciel!



Un grand vent de froid rêche
Écorche la montagne.
Le brouillard se dépêche
Et commence à grimper.

L’ombre étend ses longs doigts,
Au fond, dans la vallée.
Et au-dessus des toits,
On voit de la fumée.

Le col est un désert
Qui flirte avec le ciel.
Et, en bas, les lumières
Sont trop artificielles.

Mais si la solitude
Est le prix à payer,
Prendre de l’altitude
Fut ma meilleure idée!

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A chaque carrefour!


La vie est un détour,
Bienvenue ici-bas,
Qui met un carrefour
A chacun de nos pas.

A gauche, on recommence.
A droite, c’est le trépas.
Si on a de la chance,
On ne s’arrête pas.

Repartir en arrière
Ou allonger le pas?
Traverser la frontière
Et puis aller tout droit!

La vie est un détour,
Bienvenue ici-bas,
Qui met un carrefour
A chacun de nos pas.

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L’odeur du café!


Assis là, dans le froid,
Je regarde le matin.
Je suis seul, je suis roi
De ce monde incertain.

Dans cette vallée gelée,
Je ravive mon feu
Et l’odeur du café
Me parfume les yeux.

J’ai encore, devant moi,
Deux ou trois belles journées
Pour regarder en moi,
Ré-apprendre à m’aimer.

Je vais te retrouver,
Un soir, auprès du feu,
En train de faire griller
Des galettes et des œufs.

Je vais aller tout droit,
Au fond de la vallée.
C’est bizarre, mais le froid
Semble tout magnifier!

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De mon âme-givre!


Un soleil automnal
Chauffait, à pas feutrés,
Les grandes ailes-pétales
D’une belle âme-givre.

Collée, par son dorsal,
A son fauteuil gelé,
L’âme offre à son facial
La chaleur qui fait vivre.

Survol, en bacchanale,
Des vieux feux de l’été.
Repli des ailes-pétales,
Tel une affaire à suivre!

Si vous suivez le dédale
Qu’elle a ainsi tracé,
Vous serez, au final,
Une nouvelle âme-givre.

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Pampillon est une ordure!

Pampillon,
Le velu,
Sort de sa cabane.

Pampillon,
Le poilu,
Marche sur la montagne.

Pampillon,
Le couillu,
Se cherche une compagne.

Pampillon,
Le goulu,
Repère une jeune dame!

Pampillon,
Le pointu,
Aime les enfants-femmes.

Pampillon
Prend son cul
Et lui nique son âme!

Pampillon,
Aperçu,
Nous raconte une fable.

Pampillon,
Détenu,
Va en prendre pour son grade.

Pampillon,
Découillu,
N’emmerdera plus les dames!

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Essaie encore!

Tu es en fuite
Et tu médites
De te cacher
Dans un trou noir!

Une eau qui grince,
En couches minces,
Barrière l’entrée,
D’un long retard!

Et ta valise,
Forme indécise,
Va se ranger
Dans son placard!

Dans ta cuisine,
Tu t’assassines,
D’un long café
Et de boudoirs!

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Rose-Matin!

Sous un ciel cerise,
Je suis sur le seuil.
Un temps à la brise
Odore le tilleul.

Les merles rivalisent,
Effacent l’écueil
D’une nuit trop grise,
Triste comme un deuil.

Une lueur exquise
Ravive mon oeil.
Une aube cerise
Se pose sur les feuilles!

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Sur le pont de Langeay!

Christina est sirène.
Elle est belle à croquer.
Ses longs cheveux de reine
Ont servi de filet.

Et le beau capitaine
S’en est vite entiché.
Passent jours et semaines,
Il ne peut l’oublier.

Christina la belle a bien plus d’un attrait.
Christina la belle attend sur le pont de Langeay!

Sur le pont de Langeay,
Il l’a apprivoisée.
Sous le pont de Langeay,
Christina s’est donnée.

Las, le beau capitaine,
Un jour, s’en est allé.
Christina est si pleine
D’enfant et de regrets.


Christina, la belle, a bien plus d’un secret.
Christina, la belle, attend sur le pont de Langeay!

Si le beau capitaine
Fut un jour remplacé,
Las, en fin de semaine,
Son enfant s’est noyé.

Passent jours et semaines,
Elle ne peut l’oublier.
Et dans son coeur de reine,
Le printemps s’est figé.


Christina la vieille a bien plus d’un regret.
Christina la vieille attend sur le pont de Langeay.
Christina la vieille attend sur le pont de Langeay!

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Le jardin sur le toit!



Au bout de ce chemin,
Un escalier tout droit
Qui me mène au jardin,
Sur le dessus du toit!

Quel est, donc, ce chemin
Qui fait n’importe quoi?
Oasis incertain,
Mais, de très bon aloi!

Quand la Terre m’est chagrin,
Je remonte sur le toit.
Là, je regarde au loin,
Vois la route qui poudroie!

J’entends le bruit du train,
Les oiseaux qui chantoient.
Vois pousser mon jardin.
Enfin, je suis chez moi!

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