J’ai pianoté, sur un ton blanc!


Dur à piocher, comme ça, sans gants.
J’ai pianoté, sur un ton blanc.

J’ai navigué le cours du temps,
Croches acérées, évènements…
J’ai décroché, parfois, vraiment.
Toutes ces années, ces sentiments…

Dur à piocher, comme ça, sans gants.
J’ai pianoté, sur un ton blanc.

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La ballade des canetons!


Un petit chemin
Mène à la rivière.
Et l’on voit passer
Et l’on voit passer.

Un petit chemin
Longe la rivière.
C’est un jour d’été,
C’est un jour d’été.

Trois petits canards
Ont suivi leur mère.
Ils vont se baigner,
Ils vont se baigner.

Trois petits canards
Cherchent la rivière.
Tous à cancaner,
Tous à cancaner.

C’est le temps du bain,
Pour les petits frères.
Ils vont s’amuser,
Ils vont s’amuser!

Trois petits canards
Nagent sur la rivière.
Et l’eau est sucrée
Et l’eau est sucrée.

Bientôt c’est demain,
Fredonne leur mère.
Le temps va passer,
Le temps va passer.

On l’entend de loin,
La voix de leur mère.
C’est un chant sacré,
C’est un chant sacré!

Il y’a du chambard,
Près de la rivière.
Que s’est-il passé,
Que s’est-il passé?

Trois petits canards
Appellent leur mère.
On en sait assez,
On en sait assez!

Trois petits canards
Ont perdu leur mère.
Le loup est passé,
Le loup est passé.

Trois petits canards
Pleurent des rivières.
Et l’eau est glacée
Et l’eau est glacée.

Un petit chemin
Mène à la rivière.
Et l’on voit passer
Et l’on voit passer.

Un petit chemin
Longe la rivière.
C’est un jour d’été,
C’est un jour d’été!

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Du soleil, à la louche!


C’est un tendre bestiaire
Fait de fleurs et de mouches.
Un lézard, en calvaire,
Du soleil fait sa douche.

Le chien vautré par terre,
L’oiseau en escarmouche.
Un rampant ver de terre,
L’aile du papillon louche.

Un bleu lavé pour l’air
Et du jaune en sous-couche.
De petites flèches de vert
Percent le gris qui se couche.

C’est un havre, sur Terre,
Ce printemps qui débouche.
Toute la vie à refaire,
Du bonheur à ta bouche!

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De ces sons cristallins!


De ces sons cristallins
Qui savent briser la glace,
Un chant d’oiseau soudain,
Le lointain d’un rapace.

Un grand retour d’embrun,
Une odeur de grimace.
Que de sons cristallins
Pour occuper l’espace!

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Sur la mer immense!

Sur la mer immense,
Immense et que d’eau,
Y’a pas d’assurance
Qui sauve les bateaux.

On perd l’espérance,
Péril commando.
On rame en cadence,
Comme cloué à l’eau.

Toute une existence
A souffrir de l’eau.
On meurt en silence,
A point, quand il faut!

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Les enfants d’Aube-monde!


Les enfants d’Aube-monde
Étaient des sinistrés.
C’est à marée profonde
Qu’ils s’étaient naufragés.

La terre était féconde,
Les oiseaux souriaient.
La nature, à la ronde,
Les faisait perdurer.

Les enfants d’Aube-monde
Apprenaient à nager.
Les enfants d’Aube-monde
Apprenaient à voler.

Délaissant Aube-monde,
Oubliant leurs aînés,
En enfants de ce monde,
Ils se sont dispersés!

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Sous la lune d’opale!


Sous la lune d’opale,
C’est un conte merveilleux
Que nous chantent les étoiles,
Le petit vent frileux.

Sur la piste aux étoiles,
Où va cet amoureux
Qui sait franchir le voile
Et nous aimait pour deux?

Sur la route des étoiles,
Il avance, peu à peu.
Il nous montre le voile
Et nous aide, de son mieux.

Sous une lune d’opale,
Dedans un chant soyeux,
On s’adresse aux étoiles,
On se repose un peu!

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Avec moi, Saint Eldroum!


Moi, pour ce qui est des dieux,
Je n’en réfère qu’aux maîtres.
Devant Saint Eldroum, les dieux
Se transforment en archiprêtres.

Eldroum est humain et vieux,
Plus qu’il ne semble paraître.
Il est vénéré des dieux
Car il est, de la vie, le prêtre!

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J’ai suivi le chemin!


J’ai suivi le chemin,
Aussitôt vent m’emporte.
Je n’ai plus de besoins
Et ma passion est morte.

Si le monde est chagrin,
Mon âme est encore forte.
Je tends encore la main
Et, des fois, je m’exporte.

J’ai suivi le chemin
Qui me mène à ma porte.
Je connais mes besoins
Et tout ce qui m’importe.

Le verre à demi plein
Se remplit à l’eau forte.
Et je fais un refrain
De ce que vent m’apporte!

J’ai suivi le chemin
Qui me mène à ma porte.
Je n’ai plus de besoins
Ou bien je fais en sorte.

Il n’y a rien de certain.
Le présent, seul, importe.
Il n’est pas de demain.
Le jour est à ma porte!

J’ai suivi le chemin
Qui me mène à ma porte.
Je n’ai besoin de rien,
Ni de peur, d’aucune sorte.

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Ce matin, la lumière…


Un brouillard, en couvercle,
Entoure notre jardin.
Très dense, il nous encercle.
Au loin, on ne voit rien.

La lumière est spéciale,
Elle peut tout détailler.
Elle est jaune et s’étale
Sur tous les gris froissés.

C’est une carte postale
D’un vieil hier jauni.
Si beau et si spectral!
Il n’y a pas un bruit.

Je me crois sur la lune,
Sur une île isolée.
Allons chercher fortune,
Essayons de marcher!

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