On est des rois civils!


Ma maison à moi, c’est une île bien tranquille.
Je crois qu’elle flotte, je mévois, dedans un port de ville.
Sur leurs coquilles de noix, mes voisins de ville
Font, tous, un peu comme moi, sur une eau immobile.
Et on se côtoie, quand s’accostent nos îles.
Sinon, on reste chez soi, où la vie est facile.
Et s’il faut vivre au pas, rester bien docile,
Dans nos îles, nous, on est rois. On est des rois civils…

Facebooktwitter

Flappy Jones, face à la meute!



Flappy Jones est fait aux pattes.
Il lutte avec trois enfants
Qui lui tirent les bras, les pattes,
Pour le jeter dans l’étang.

Flappy Jones est démoniaque,
Quand il s’agit de survivre.
Maintenant, c’est lui qui traque
Et c’est aux enfants de suivre.

Flappy Jones fume une clope,
Sur une rive bien tranquille.
Les trois enfants font du stop,
Pour pouvoir sortir de l’île.






Facebooktwitter

La ballade des canetons!


Un petit chemin
Mène à la rivière.
Et l’on voit passer
Et l’on voit passer.

Un petit chemin
Longe la rivière.
C’est un jour d’été,
C’est un jour d’été.

Trois petits canards
Ont suivi leur mère.
Ils vont se baigner,
Ils vont se baigner.

Trois petits canards
Cherchent la rivière.
Tous à cancaner,
Tous à cancaner.

C’est le temps du bain,
Pour les petits frères.
Ils vont s’amuser,
Ils vont s’amuser!

Trois petits canards
Nagent sur la rivière.
Et l’eau est sucrée
Et l’eau est sucrée.

Bientôt c’est demain,
Fredonne leur mère.
Le temps va passer,
Le temps va passer.

On l’entend de loin,
La voix de leur mère.
C’est un chant sacré,
C’est un chant sacré!

Il y’a du chambard,
Près de la rivière.
Que s’est-il passé,
Que s’est-il passé?

Trois petits canards
Appellent leur mère.
On en sait assez,
On en sait assez!

Trois petits canards
Ont perdu leur mère.
Le loup est passé,
Le loup est passé.

Trois petits canards
Pleurent des rivières.
Et l’eau est glacée
Et l’eau est glacée.

Un petit chemin
Mène à la rivière.
Et l’on voit passer
Et l’on voit passer.

Un petit chemin
Longe la rivière.
C’est un jour d’été,
C’est un jour d’été!

Facebooktwitter

Chez Primo-Cercueil!

Il se sentait un peu serré et l’orteil de son pied se calait sous son nez.
A part ça, ça allait. Il allait réserver!
Ils ont de bons conseillers, chez Primo-Cercueil.

Facebooktwitter

Tu mords dedans la chair!


La terre était de pierre,
Tu ne vois que du vent.
Tu mords dedans la chair,
C’est encore du serpent.

L’horizon fait des vagues,
Agite un mouton blanc.
La chaleur te divague,
Tu n’es plus très constant.

Tu as baissé ta garde,
Pour le temps d’un instant.
L’oiseau, qui te regarde,
Part avec ton serpent.

Tu t’allonges sur la terre
Et t’endors, en tremblant.
Des souffles de poussière
Viennent se mêler au vent.

Tu rêves à de la bière,
Pendant un court instant.
Une flèche incendiaire
Vient percer ton auvent.

Facebooktwitter

L’ombre est de retour!


On t’envoie dans ta chambre,
Pour aller te coucher.
Ta chambre est en décembre,
Tu erres comme un damné.

Tu es froid, incolore,
Quand tu es allongé.
Tu es presque indolore,
Comme un jouet cassé.

Allongé dans ta chambre,
Tu vois se transformer
L’ombre qui, en décembre,
Est venue t’étrangler.

Facebooktwitter