A te regarder vivre!


Je te vois, dans l’herbe,
Le nez dans les étoiles.
Je te trouve superbe,
Le regard sur le voile.

Je te vois sur terre,
Ancré, là, dans ta toile.
Et je sens, dans l’air,
Le parfum de tes voiles!

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Sky-Rider se patatrasse!

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Le jour où Sky-Rider alla se mouillasse,
Moi, je l’attendais à la bonne place
Et j’ai pu prendre cette photo-poème!


C’est toi, le Rider, à la baignasse?


Tu sors de la trace,
Tu dérapasses.
Et puis tu tombasses
Dans la flaquasse,
Où tu piétinasses
Dans la bouillasse,
Et te tartinasses
Tout en merdasse!

Tu sais pas tenir sur tes échasses?


Il faut toujours que tu te plaignasses!
Laisse-tomber, il n’y a pas de casse.
Mais, fais un peu attention, quand même!

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Toi, le bambin joli!


Eh, toi, le bambin joli,
Quand tu clapes dans la gamelle,
Crois-tu que tu es maudit,
Un peu cloué, aux aisselles?

Dis, toi, le bambin joli
Qui vient juste d’être garçon,
Que feras-tu de ta vie,
A ton âge de raison?

Je vais travailler aussi,
Sans trop faire de façons
Et puis mourir dans mon lit.
Dormir ma vie, sans passions!

Quel est ce bambin joli
Qui, aux manifestations,
Vient pour bousculer la vie
Et nous chanter sa chanson?

Je me demande si, la nuit,
La lune perce les chapeaux.
Et je n’ai pas bien envie
D’avoir une vie de blaireau!

Vole, toi, le bambin joli
Qui est aussi un ado!
Écoute un peu tes envies,
Sors le lapin du chapeau.

Dis-moi, le bambin joli,
A deux pattes et à bretelles,
Est-ce qu’elles se sont racornies,
Fonctionnent-elles, encore, tes ailes?

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Ôde à Crevette!


Viens-t’en donc, avec nous,
Toi, mon petit squelette!
Mes excuses à genoux,
Toi, ma gentille Crevette.

Tu me suis, de partout,
Jusqu’à mettre ta tête
Entre marteau et clou,
Dans ta vie de sœurette.

Tu es gardien, jaloux
De ton dieu, de ton maître.
Ton regard de hibou
Lui fait perdre la tête!

Mes excuses à genoux,
Tu n’es pas un squelette.
Salut, au garde-à-vous,
A la gentille Crevette!

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En plongée, dans les yeux de Lily!


Dedans les grands yeux noirs de la douce Lily,
C’est un peu comme un couloir qui se rétrécit.
Et au bout, tous ses espoirs mélangés à sa vie.

J’ai quitté, sans retard, les yeux de la douce Lily.
Au bout du couloir, chez elle, c’est privé, merci!
Elle et moi, on a passé un moment entre amis!

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Dans les yeux de l’ange!


Un enfant qui est un ange
A l’impression d’être creux.
Il est vaguement heureux.

Un enfant qui est un ange
Vit au profond de ses yeux,
Telle une statue des dieux.

Un enfant qui est un ange,
Quand il t’appelle de ses yeux,
Ne s’attend plus qu’à l’adieu.

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Je lance ma bouée!


Je lance ma bouée,
Au rapide torrent.
Début de journée,
Je la repeins avant.

Sur ton frêle esquif,
Paille dans le courant.
Étais-tu natif?
Es-tu déjà mourant?

Je ramène ma bouée,
Sur le coup du soir.
La pêche est ratée,
L’enfer est dans le noir.

Sur ton pâle esquif,
Un abcès aux dents.
Étais-tu naïf?
Te reste-t’il du temps?

Je lance ma bouée,
Au rapide torrent.
Tu l’as agrippée,
Je ramène doucement!

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Deux schtroumpfettes à l’usine!


Deux schtroumpfettes à l’usine :
Une qui a un enfant
Qui, déjà, se dessine.
Une qui a une mère-grand
Dont elle est bien copine.
Oh, schtroumpfettes de l’usine!
Vos coucous de la main
Sont à mettre en vitrine.
Ils sont un parfum sain,
Au vieil air de l’usine.
Deux schtroumpfettes à l’usine :
On y trouve deux vivants,
Adultes et bien copines.
Bonne nuit, les enfants.
A demain, les gamines!


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Lettre à Isabelle!



Bonjour à toi, gente Isabelle,
Dans ton hôpital, tout là-bas.
Courage à toi, fière Isabelle,
Essaie de rester encore là!

Il me parle de toi, le Marcel,
Ça fait trembler un peu sa voix.
Il s’occupe bien de ta Channelle,
Avorton, mais vrai chien de joie!

On te trinquera, à Noël,
Le petit Marcel sera là.
On pense bien à toi, Isabelle.
Nous entendras-tu, de là-bas?

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Madame Isabelle!



Madame Isabelle,
Il y’a des années,
Tu étais de celles
Qu’on ne peut plier.

Et, gente femelle,
Tu as protégé
Le petit Marcel
Qui était blessé.

Le mal chronophage
Qui t’a affectée
A tourné la page
De tes belles années.

Il croque ton corps,
Laissant les arêtes.
Et puis, chronovore,
S’en prend à ta tête.

Un allié, dehors,
Garde ta crevette.
Tel un sémaphore,
Il chante à ta tête.

Fidèle et humain,
Il veut tant t’aider.
Te prépare un coin,
Vers sa cheminée!

Cesse la rebelle,
Il faut abdiquer.
Écoute Marcel,
Il saura t’aider!

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