Deux schtroumpfettes à l’usine!


Deux schtroumpfettes à l’usine :
Une qui a un enfant
Qui, déjà, se dessine.
Une qui a une mère-grand
Dont elle est bien copine.
Oh, schtroumpfettes de l’usine!
Vos coucous de la main
Sont à mettre en vitrine.
Ils sont un parfum sain,
Au vieil air de l’usine.
Deux schtroumpfettes à l’usine :
On y trouve deux vivants,
Adultes et bien copines.
Bonne nuit, les enfants.
A demain, les gamines!


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Lettre à Isabelle!



Bonjour à toi, gente Isabelle,
Dans ton hôpital, tout là-bas.
Courage à toi, fière Isabelle,
Essaie de rester encore là!

Il me parle de toi, le Marcel,
Ça fait trembler un peu sa voix.
Il s’occupe bien de ta Channelle,
Avorton, mais vrai chien de joie!

On te trinquera, à Noël,
Le petit Marcel sera là.
On pense bien à toi, Isabelle.
Nous entendras-tu, de là-bas?

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Madame Isabelle!



Madame Isabelle,
Il y’a des années,
Tu étais de celles
Qu’on ne peut plier.

Et, gente femelle,
Tu as protégé
Le petit Marcel
Qui était blessé.

Le mal crohnophage
Qui t’a affectée
A tourné la page
De tes belles années.

Il croque ton corps,
Laissant les arêtes.
Et puis, crohnovore,
S’en prend à ta tête.

Un allié, dehors,
Garde ta crevette.
Tel un sémaphore,
Il chante à ta tête.

Fidèle et humain,
Il veut tant t’aider.
Te prépare un coin,
Vers sa cheminée!

Cesse la rebelle,
Il faut abdiquer.
Écoute Marcel,
Il saura t’aider!

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Au petit cycliste!



J’ai dit à ton frère:
« Regarde-moi dans les n’œils! »
Il m’a dit que, toi aussi,
Tu lui parlais comme ça!
Bonjour à toi,
Petit enfant écureuil,
Sur son vélo de bois.
Bel adolescent
Qui sourit, déjà,
Comme la marguerite sourira!
Bonjour à toi, toi!

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Que te répondre?

Je ne sais pas quoi te dire. Je ne veux pas te meurtrir,
Ni te mentir, mais je ne suis pas sûr que tu apprécies :

« Tu m’as l’air de n’être guère plus qu’un ancien enfant,
D’un enfant qui se cherche, sans se trouver vraiment.
Mais continue doucement. Vas-y et prends ton temps.
A se chercher longtemps, c’est comme ça qu’on mûrit.
Quant à se trouver vraiment, ce n’est pas garanti!
J’ai, quand même, un peu peur pour toi, je te le dis! »

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Corinne et ses cocottes!



Avec le cœur de sucre
De tes aubes natales
Et jusqu’à ton sépulcre,
On t’a fait mère de table.

Tu protèges tes chéris,
Ça, c’est un peu normal.
Par contre, les abrutis
Ne te trouvent pas affable!

Du beurre, tu mets la motte,
Dans tes pâtes de ritale.
Et avec tes cocottes,
Tu as des échanges aimables.

Tu promènes des mamies,
Dans leur froid matinal.
Tu les faire rire, aussi.
Et ça, c’est formidable!

A affronter la vie,
Tu restes un peu bancale.
Vois une vie réussie,
Et bien plus que passable!

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La petite grive!



C’est une petite grive musicienne,
Encore en pioche sur sa guitare.
Elle voudrait bien que les mots viennent,
Mais elle ne croit plus au hasard.

Alors il faut qu’elle apprenne
Des langages d’Autre-part.
Il faut aussi qu’elle s’emmène,
Puis revienne vers sa guitare!

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Abandonnera, abandonnera pas?

Imaginez une scène :
Un comédien éteint la lumière et se présente, étranglé par un fantôme, dans son sommeil.

La deuxième scène :
Le comédien allume la lumière et se présente, dos qui se lamente et dents à l’ancienne!

Et les deux scènes vont se répéter et se succéder, tout au long du spectacle. Elle s’est déjà dit : « C’est bon, j’en ai assez! »

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Spéciale dédicace!

Avec toute la patate que je peux,
« A vous, Mère Michèle, fière syndicaliste! »

Mais si, bien sûr, vous la connaissez.
Vous la voyez passer, bizarrement penchée.
En étapes serrées, c’est la Mère Michèle!

Vous voyez la vieille dame penchée.
Mais, vous ne voyez pas, ce qu’elle a été.
Regardez-là. Elle le dit bien assez.
Une enfant avec ses secrets, la femme et puis la dame.

« Cuisiner, faire un bœuf bourguignon, pour inviter ceux que j’aime, à manger. C’est ça que, moi, je voudrais! »

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Il joue à vélo-vole!

J’ai vu un moineau,
Un joyeux Jojo,
Droit sur son vélo,
Si frêle et si beau.

Il fait de grands sauts,
Pour monter plus haut.
Il casse son vélo,
Sacré numéro!

Et, dans les chemins,
Les trous dans la boue
Sont faits par ses mains
Et puis ses genoux!

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