Ôde à Crevette!


Viens-t’en donc, avec nous,
Toi, mon petit squelette!
Mes excuses à genoux,
Toi, ma gentille Crevette.

Tu me suis, de partout,
Jusqu’à mettre ta tête
Entre marteau et clou,
Dans ta vie de sœurette.

Tu es gardien, jaloux
De ton dieu, de ton maître.
Ton regard de hibou
Lui fait perdre la tête!

Mes excuses à genoux,
Tu n’es pas un squelette.
Salut, au garde-à-vous,
A la gentille Crevette!

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En plongée, dans les yeux de Lily!


Dedans les grands yeux noirs de la douce Lily,
C’est un peu comme un couloir qui se rétrécit.
Et au bout, tous ses espoirs mélangés à sa vie.

J’ai quitté, sans retard, les yeux de la douce Lily.
Au bout du couloir, chez elle, c’est privé, merci!
Elle et moi, on a passé un moment entre amis!

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Dans les yeux de l’ange!


Un enfant qui est un ange
A l’impression d’être creux.
Il est vaguement heureux.

Un enfant qui est un ange
Vit au profond de ses yeux,
Telle une statue des dieux.

Un enfant qui est un ange,
Quand il t’appelle de ses yeux,
Ne s’attend plus qu’à l’adieu.

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Je lance ma bouée!


Je lance ma bouée,
Au rapide torrent.
Début de journée,
Je la repeins avant.

Sur ton frêle esquif,
Paille dans le courant.
Étais-tu natif?
Es-tu déjà mourant?

Je ramène ma bouée,
Sur le coup du soir.
La pêche est ratée,
L’enfer est dans le noir.

Sur ton pâle esquif,
Un abcès aux dents.
Étais-tu naïf?
Te reste-t’il du temps?

Je lance ma bouée,
Au rapide torrent.
Tu l’as agrippée,
Je ramène doucement!

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Deux schtroumpfettes à l’usine!


Deux schtroumpfettes à l’usine :
Une qui a un enfant
Qui, déjà, se dessine.
Une qui a une mère-grand
Dont elle est bien copine.
Oh, schtroumpfettes de l’usine!
Vos coucous de la main
Sont à mettre en vitrine.
Ils sont un parfum sain,
Au vieil air de l’usine.
Deux schtroumpfettes à l’usine :
On y trouve deux vivants,
Adultes et bien copines.
Bonne nuit, les enfants.
A demain, les gamines!


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Lettre à Isabelle!



Bonjour à toi, gente Isabelle,
Dans ton hôpital, tout là-bas.
Courage à toi, fière Isabelle,
Essaie de rester encore là!

Il me parle de toi, le Marcel,
Ça fait trembler un peu sa voix.
Il s’occupe bien de ta Channelle,
Avorton, mais vrai chien de joie!

On te trinquera, à Noël,
Le petit Marcel sera là.
On pense bien à toi, Isabelle.
Nous entendras-tu, de là-bas?

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Madame Isabelle!



Madame Isabelle,
Il y’a des années,
Tu étais de celles
Qu’on ne peut plier.

Et, gente femelle,
Tu as protégé
Le petit Marcel
Qui était blessé.

Le mal chronophage
Qui t’a affectée
A tourné la page
De tes belles années.

Il croque ton corps,
Laissant les arêtes.
Et puis, chronovore,
S’en prend à ta tête.

Un allié, dehors,
Garde ta crevette.
Tel un sémaphore,
Il chante à ta tête.

Fidèle et humain,
Il veut tant t’aider.
Te prépare un coin,
Vers sa cheminée!

Cesse la rebelle,
Il faut abdiquer.
Écoute Marcel,
Il saura t’aider!

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Au petit cycliste!



J’ai dit à ton frère:
« Regarde-moi dans les n’œils! »
Il m’a dit que, toi aussi,
Tu lui parlais comme ça!
Bonjour à toi,
Petit enfant écureuil,
Sur son vélo de bois.
Bel adolescent
Qui sourit, déjà,
Comme la marguerite sourira!
Bonjour à toi, toi!

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Que te répondre?

Je ne sais pas quoi te dire. Je ne veux pas te meurtrir,
Ni te mentir, mais je ne suis pas sûr que tu apprécies :

« Tu m’as l’air de n’être guère plus qu’un ancien enfant,
D’un enfant qui se cherche, sans se trouver vraiment.
Mais continue doucement. Vas-y et prends ton temps.
A se chercher longtemps, c’est comme ça qu’on mûrit.
Quant à se trouver vraiment, ce n’est pas garanti!
J’ai, quand même, un peu peur pour toi, je te le dis! »

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Corinne et ses cocottes!



Avec le cœur de sucre
De tes aubes natales
Et jusqu’à ton sépulcre,
On t’a fait mère de table.

Tu protèges tes chéris,
Ça, c’est un peu normal.
Par contre, les abrutis
Ne te trouvent pas affable!

Du beurre, tu mets la motte,
Dans tes pâtes de ritale.
Et avec tes cocottes,
Tu as des échanges aimables.

Tu promènes des mamies,
Dans leur froid matinal.
Tu les faire rire, aussi.
Et ça, c’est formidable!

A affronter la vie,
Tu restes un peu bancale.
Vois une vie réussie,
Et bien plus que passable!

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