Horreur de film, tryptique!

Ici,

Elle court et elle pleure,
Le Mal se réjouit.
Elle tombe et elle meurt,
Le Mal bande joli.
Elle expire à l’heure,
Le Mal baise la Nuit!


Ailleurs,

Le cheval s’efface,
Boiteux et meurtri.
Le cheval trépasse,
La belle le supplie.

Elle chante une chanson
Au loup, dans la nuit.
Le loup lui répond,
La belle se réjouit!


Autre part,

Elle court et se casse
Le genou et la vie.
La scène est cocasse,
Il n’a pas d’alibi!

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Que de griffes, tryptique!

Tigresse!

C’est marrant, je vous voyais plutôt comme :

Une chatte, enfermée dans un placard, prête à griffer tout ce qui l’agresse!




Ah, mais!

Ma chatte m’attaque au talon, à chaque fois que je passe.

Tu vas arrêter, sale bête! On ne t’a pas appris à ne pas mordre la main qui te nourrit?



Ogresse?

Est-elle amoureuse du chat qu’elle éventre?

Non, elle le bouffe! Tu n’as rien compris?

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Corona, tryptique!

Facile à dire!

A chaque fois que tu te retiens,
Tu fais quelque chose de bien!

On ne doit pas prendre le confinement
Pour une simple mesure d’enfermement.
Autant éviter d’être contaminant!

A chaque fois que tu te contiens,
Tu fais quelque chose de bien!

Derrière ta fenêtre, rode un mal latent.
Si tu transgresses, tu deviens son agent.
Cela vaut pour tous, bien évidemment!

A chaque fois que tu t’en abstiens,
Tu fais quelque chose de bien!

C’est sûr, tu t’embêtes, presque à chaque instant.
Le danger guette, à chaque contournement.
Préserve ta tête, tiens-toi au courant.

A chaque fois que tu ne fais rien,
Tu fais quelque chose de bien!



Et les gosses, dans tout ça?

Ils s’emmerdent!

Ils ont besoin d’aller s’aérer.
Ils ont besoin de s’oxygéner
Et de pouvoir bien se défouler!

Ils ont un grand besoin d’échanger,
Avec leurs frères et pas leurs aînés.
Notre univers est trop limité!

Ils ont besoin de se confronter.
Ils ont besoin d’un peu nous quitter.
Eux, ils se sentent vraiment enfermés!

Si le tien est très console, tu peux te dire que t’as du bol!




Dans l’ huis clos!



Tu es avec elle,
Elle est avec toi.
Elle sort les poubelles.
Toi, tu fais le roi!

Elle est condamnée
A te supporter.
Tu vas la claquer,
Pour te défouler!

Hier, elle était belle.
Là, elle ne l’est pas.
C’est pour la gamelle
Que tu n’la tues pas!

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Un boulet, triptyque!

Je ne te crois pas!

Ce n’est pas parce que tu as dit les mots magiques :
Bonjour, Bonsoir et surtout Merci,
Que tu deviens, d’un seul coup, sympathique.

Ce sont de ces remords sincères, bien trop pathétiques.
Ce que tu veux me prendre doit être magique!

Désolé, ça ne prend pas. Arrête-toi là!




Je ne te crois toujours pas!


De excuses superficielles, des excuses artificielles.
Rien n’a changé. Tu me prends toujours pour un objet.

Toi, pour te croire, il faudrait être demeuré!




C’est bon, ça suffit!


Tu t’inquiètes. Tu as toujours peur que l’on t’oublie dans le partage.
Quand tu trouves une denrée comestible, tu la dévores en secret.

Adapte-toi et cesse de te lamenter. On ne risque pas de t’oublier.
Il y en a , déjà, deux ou trois qui se demandent si on doit te garder!

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L’insecte compte, triptyque!

L’insecte en vedette, ça décoiffe!

Les noms de nos plus grands insectes
Vous semblent être des millions.
Mais des micro-petits insectes,
Il y en a à foison!

Si du nom de tous les insectes,
On faisait une chanson,
Ce serait d’une longueur suspecte.
On trouverait ça long!

La toile d’araignée!

Voyons, que peut-on dire,
De cette bête-là.
Vu la peur qu’elle inspire,
On ne me croira pas!

Celles que je connais
Nous foutent la paix.
Dans un coin discret,
Elles tissent leurs rets!

Elles tissent la toile-prison,
Y installent leur maison.
A la fin de la saison,
Il n’y a plus de moucherons!

Leur toile est bien trop belle,
Dentelle-échantillon.
Dentelle qui étincelle,
Faisons-y attention!

Moi, je rêve à la toile,
Des araignées du coin,
Déposée comme un voile,
Sur nos matins chagrins!


Bestiaire d’insectes!

Velue est une araignée.
Prudente, Velue inspecte
Ce filet qu’elle a tissé
Pour les poissons-insectes!

Le scarabée doré
Est vraiment admiré.
Bien plus que le serait
Le très utile bousier!

Vois, là, passer l’abeille,
Affairée à son miel.
Méfie-toi du frelon,
Au dard de hérisson!

La sauterelle fait un bond,
Se cogne au hanneton.
Le bourdon fait la leçon,
Au petit moucheron!

Et la guêpe nous pique,
Comme pique le moustique.
Une mouche sur la bouche,
Une fourmi à l’air louche!

Regarde ce papillon,
Si plat et si mignon.
Entends-tu le grillon
Chanter une chanson?

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Les Sims, Triptyque!





Une Vie de Sims!


Le sims n’a pas de vie véritable. Il reste passable.
Il n’a pas de terre natale. Il vit là où on l’installe.
Pour terre d’asile, il n’a que sa vie imbécile!

Le sims suit la flèche. Téléguidé, il se cogne à la porte d’entrée. Incapable de nuancer, trop raide pour se plier. Il a bien un lit, mais il peut travailler la nuit. C’est sa seule fantaisie! Sardine circonspecte, somnambule affecté, il croit sa vie réussie.

Débranchez le, avant de sortir. Ou débarrassez-vous de lui!

A pratiquer la Simsologie, on risque de contracter la Simsonite!





L’étude des Sims, ou Simsologie!

D’abord, quelques termes techniques à connaître:

La Simso-Folie, c’est croire le monde à ses pieds.
La Simso-Thérapie, c’est d’encore plus consommer.
La Simso-Phobie, c’est la haine des étrangers.
LA Simso-Philie, c’est l’amour des abrutis.
La Simso-Connerie, c’est de tout accepter!

La Simso-Manie, c’est de tout critiquer.
Vieux Sims archaïque, tu n’es pas encore branché?

Le Sims se colle à la Simsolite pour ne pas se désintégrer. La Sims’ Attitude, c’est de ne rien remarquer.

Quand tu me fais ton discours, en Sims Patenté, ne t’étonnes pas si je baille et demande l’heure qu’il est.





L’avènement de l’Homme-lapin!

Qu’il ait un toit et des outils, ça ne paraît pas insensé.

Enfermé dans sa boite, le Sims menace la planète, car on le pousse à consommer. Va t’il ouvrir sa fenêtre ou s’enfermer dans son clapier?

Une cage et des croquettes, ça ne fait pas liberté!

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S’Nicoula da Bié, triptyque!

J’irai dormir dans les bois.

J’aime bien le vent dans les arbres quand il se cogne un peu partout.

Arbres musiciens! Bouleau sur la lande et longs sapins qui m’abritent se répondent. La chouette. Les pas feutrés. Les craquements. Tout à coup insectes et oiseaux. Fanfare, concert de nuit? Couché sur le sol, Hollywood tout là-haut!

Mes pas dans la salle de spectacle sont un éboulement. Silence!

A la St Nicolas,

On déjeune à la terrasse de l’auberge. C’est simple et bon! C’est la fête au village; ça braille dans tous les coins. Le sourire de la jeune serveuse est radiant.

Beaucoup de couleurs dans les vêtements des femmes. Des touristes allemands en goguette! Les clochent sonnent midi. Un chien boit à la fontaine et s’insinue dans la foultitude des jambes endimanchées.

Un cycliste sur ses godasses à cales. Il vient demander de l’eau. Il a la tétine de sa gourde dans la bouche; il marche comme un pingouin. On dirait un extra-terrestre!

Deux cafés, s’il vous plaît!

All-focus

Par chez nous!

Un des trucs qui font que la vie est belle, c’est qu’on y rencontre des gens. A l’effleurée ou en Parler-vrai, ça se vaut!

On bute sur une montagne à la sortie du champ. On va à St Nicolas pour entendre chanter le vent. Des temps de montagne, toute l’histoire est là!

Il y a des moustiques. Je me demande comment ils font.

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