Endless War, triptyque!



Aux barricades!

Massacres à-tout-va,
Charniers du diable.
Le juste mourra,
Sur les barricades!



War Game!

Dans des tranchées détrempées.
Derrière des murs, retranchés.
Les pièces sont enfin posées,
La partie peut commencer.

Tu fais jouer la canonnade,
Je mitraille la cantonade.
Tu m’arroses de napalm.
Je te contre, au gaz-moutarde.

Dans des tranchées détrempées,
La boucherie peut commencer.
Les dés sont toujours pipés,
On ne peut jamais gagner!

Derrière les lignes!

Toi, va te battre là-bas,
Pendant que je fais du gras.
T’inquiètes pas pour ta copine.
Elle bosse dans ma cuisine!

Facebooktwitter

Une famille moderne, triptyque!

La grand-mère qu’on assassine,
Un cadavre dans la piscine,
Un fantôme dans la cuisine!


La femme!

Dans ton assiette, une crevette et un cachet d’aspirine.
Un régime un peu trop sec que tu combles à l’amandine.
Tu veux une ligne d’ascète et tu pédales dans ta cuisine.
Cache-toi, voilà un encas qui veut se jeter sur toi!


L’homme!

Tu bois ton café, serré.
Les enfants à élever
Et ce pognon à gagner!

Au loin, se profile l’été.
Une vague odeur d’oranger.
Le temps qui part en fumée!


Les enfants!

Ces enfants pour la frime,
Ce que ça peut coûter!
Elle veut grimper aux cimes
Et lui, se faire berger.

Ils semblent se rappeler
Qu’ils sont bien nés de moi,
Quand ils viennent chercher
Leur chèque, en fin de mois!

Facebooktwitter

Triste queue, triptyque!


Il gisait!

Il gisait,
Mot à mot,
Face aux pieds,
Face à terre!

Il gisait,
Mot pour mot,
Asphyxié,
En transfert!



Triste Sire!

Une offense à la vie-même,
Puni par les dieux.
Et ton nom de baptême
C’est Triste Queue!



Primate!

Tu te sers de ta queue
Pour dominer
Et tu fais le singe.

C’est bien à un singe
Que ta queue
Te fais ressembler!

Facebooktwitter

Des fées, triptyque!

Les fées, de nos jours!

Les ailes un peu flapies,
De traîner encore ici,
Regardez bien, une fée vous sourit!

L’air, toujours enjoué,
D’une chauve-souris
N’a pas de secret pour leur regard épris!

Les fées ne sont jamais jeunes et ça , c’est garanti!



Une fée contemporaine!

Une fée contemporaine, qu’est-ce que ça pourrait faire pour aider?
A part un remède contre la Sécheresse de l’Âme et un baume pour les pieds, qu’est-ce que ça pourrait bien composer?

Peut-être, des sorts de Mauvaise Haleine et de Vérité Obligée!



Une fée-papillon!

Si on verse, sur une fleur,
Un peu de poudre de fée,
On obtient une fée-fleur
Ou bien une fleur-fée!

C’est peut-être ça, une fée-papillon:
Une âme à pétales qui peut voler!







Facebooktwitter

Horreur de film, tryptique!

Ici,

Elle court et elle pleure,
Le Mal se réjouit.
Elle tombe et elle meurt,
Le Mal bande joli.
Elle expire à l’heure,
Le Mal baise la Nuit!


Ailleurs,

Le cheval s’efface,
Boiteux et meurtri.
Le cheval trépasse,
La belle le supplie.

Elle chante une chanson
Au loup, dans la nuit.
Le loup lui répond,
La belle se réjouit!


Autre part,

Elle court et se casse
Le genou et la vie.
La scène est cocasse,
Il n’a pas d’alibi!

Facebooktwitter

Que de griffes, tryptique!

Tigresse!

C’est marrant, je vous voyais plutôt comme :

Une chatte, enfermée dans un placard, prête à griffer tout ce qui l’agresse!




Ah, mais!

Ma chatte m’attaque au talon, à chaque fois que je passe.

Tu vas arrêter, sale bête! On ne t’a pas appris à ne pas mordre la main qui te nourrit?



Ogresse?

Est-elle amoureuse du chat qu’elle éventre?

Non, elle le bouffe! Tu n’as rien compris?

Facebooktwitter

Corona, tryptique!

Facile à dire!

A chaque fois que tu te retiens,
Tu fais quelque chose de bien!

On ne doit pas prendre le confinement
Pour une simple mesure d’enfermement.
Autant éviter d’être contaminant!

A chaque fois que tu te contiens,
Tu fais quelque chose de bien!

Derrière ta fenêtre, rode un mal latent.
Si tu transgresses, tu deviens son agent.
Cela vaut pour tous, bien évidemment!

A chaque fois que tu t’en abstiens,
Tu fais quelque chose de bien!

C’est sûr, tu t’embêtes, presque à chaque instant.
Le danger guette, à chaque contournement.
Préserve ta tête, tiens-toi au courant.

A chaque fois que tu ne fais rien,
Tu fais quelque chose de bien!



Et les gosses, dans tout ça?

Ils s’emmerdent!

Ils ont besoin d’aller s’aérer.
Ils ont besoin de s’oxygéner
Et de pouvoir bien se défouler!

Ils ont un grand besoin d’échanger,
Avec leurs frères et pas leurs aînés.
Notre univers est trop limité!

Ils ont besoin de se confronter.
Ils ont besoin d’un peu nous quitter.
Eux, ils se sentent vraiment enfermés!

Si le tien est très console, tu peux te dire que t’as du bol!




Dans l’ huis clos!



Tu es avec elle,
Elle est avec toi.
Elle sort les poubelles.
Toi, tu fais le roi!

Elle est condamnée
A te supporter.
Tu vas la claquer,
Pour te défouler!

Hier, elle était belle.
Là, elle ne l’est pas.
C’est pour la gamelle
Que tu n’la tues pas!

Facebooktwitter

Un boulet, triptyque!

Je ne te crois pas!

Ce n’est pas parce que tu as dit les mots magiques :
Bonjour, Bonsoir et surtout Merci,
Que tu deviens, d’un seul coup, sympathique.

Ce sont de ces remords sincères, bien trop pathétiques.
Ce que tu veux me prendre doit être magique!

Désolé, ça ne prend pas. Arrête-toi là!




Je ne te crois toujours pas!


De excuses superficielles, des excuses artificielles.
Rien n’a changé. Tu me prends toujours pour un objet.

Toi, pour te croire, il faudrait être demeuré!




C’est bon, ça suffit!


Tu t’inquiètes. Tu as toujours peur que l’on t’oublie dans le partage.
Quand tu trouves une denrée comestible, tu la dévores en secret.

Adapte-toi et cesse de te lamenter. On ne risque pas de t’oublier.
Il y en a , déjà, deux ou trois qui se demandent si on doit te garder!

Facebooktwitter

L’insecte compte, triptyque!

L’insecte en vedette, ça décoiffe!

Les noms de nos plus grands insectes
Vous semblent être des millions.
Mais des micro-petits insectes,
Il y en a à foison!

Si du nom de tous les insectes,
On faisait une chanson,
Ce serait d’une longueur suspecte.
On trouverait ça long!

La toile d’araignée!

Voyons, que peut-on dire,
De cette bête-là.
Vu la peur qu’elle inspire,
On ne me croira pas!

Celles que je connais
Nous foutent la paix.
Dans un coin discret,
Elles tissent leurs rets!

Elles tissent la toile-prison,
Y installent leur maison.
A la fin de la saison,
Il n’y a plus de moucherons!

Leur toile est bien trop belle,
Dentelle-échantillon.
Dentelle qui étincelle,
Faisons-y attention!

Moi, je rêve à la toile,
Des araignées du coin,
Déposée comme un voile,
Sur nos matins chagrins!


Bestiaire d’insectes!

Velue est une araignée.
Prudente, Velue inspecte
Ce filet qu’elle a tissé
Pour les poissons-insectes!

Le scarabée doré
Est vraiment admiré.
Bien plus que le serait
Le très utile bousier!

Vois, là, passer l’abeille,
Affairée à son miel.
Méfie-toi du frelon,
Au dard de hérisson!

La sauterelle fait un bond,
Se cogne au hanneton.
Le bourdon fait la leçon,
Au petit moucheron!

Et la guêpe nous pique,
Comme pique le moustique.
Une mouche sur la bouche,
Une fourmi à l’air louche!

Regarde ce papillon,
Si plat et si mignon.
Entends-tu le grillon
Chanter une chanson?

Facebooktwitter

Les Sims, Triptyque!





Une Vie de Sims!


Le sims n’a pas de vie véritable. Il reste passable.
Il n’a pas de terre natale. Il vit là où on l’installe.
Pour terre d’asile, il n’a que sa vie imbécile!

Le sims suit la flèche. Téléguidé, il se cogne à la porte d’entrée. Incapable de nuancer, trop raide pour se plier. Il a bien un lit, mais il peut travailler la nuit. C’est sa seule fantaisie! Sardine circonspecte, somnambule affecté, il croit sa vie réussie.

Débranchez le, avant de sortir. Ou débarrassez-vous de lui!

A pratiquer la Simsologie, on risque de contracter la Simsonite!





L’étude des Sims, ou Simsologie!

D’abord, quelques termes techniques à connaître:

La Simso-Folie, c’est croire le monde à ses pieds.
La Simso-Thérapie, c’est d’encore plus consommer.
La Simso-Phobie, c’est la haine des étrangers.
LA Simso-Philie, c’est l’amour des abrutis.
La Simso-Connerie, c’est de tout accepter!

La Simso-Manie, c’est de tout critiquer.
Vieux Sims archaïque, tu n’es pas encore branché?

Le Sims se colle à la Simsolite pour ne pas se désintégrer. La Sims’ Attitude, c’est de ne rien remarquer.

Quand tu me fais ton discours, en Sims Patenté, ne t’étonnes pas si je baille et demande l’heure qu’il est.





L’avènement de l’Homme-lapin!

Qu’il ait un toit et des outils, ça ne paraît pas insensé.

Enfermé dans sa boite, le Sims menace la planète, car on le pousse à consommer. Va t’il ouvrir sa fenêtre ou s’enfermer dans son clapier?

Une cage et des croquettes, ça ne fait pas liberté!

Facebooktwitter