Un rêve confondant!

Mon gamin m’a raconté son rêve de ce matin.

J’ai rêvé que, partout sur terre, il faisait vingt degrés.
La température continue d’augmenter.
Je me dis que c’est le début de la fin!

Est-ce que ton rêve est prémonitoire?
Je ne suis pas pressé de le savoir!

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Alerte, il ne pleut que sur toi!

En cette fin de matinée, les nuages s’accumulent et s’assombrissent.
C’en est déjà fini de notre balade d’après-midi.
J’observe dehors et je me surprend à penser à un nuage particulier.
Un nuage tout petit et très gris!

Vous ne me croirez peut-être pas. Moi, je l’ai vu plusieurs fois. Il se tient au-dessus de quelqu’un. Il l’efface lentement de chagrin.
On se retourne. On voit le nuage, au-dessous rien. On ne se rappelle déjà plus. On se demande s’il y avait bien eu quelqu’un.

Je le vois, de temps en temps, dans la foule, accroché à un passant.
Un passant triste et lent!
Le lendemain il ne vient plus au bar où il allait souvent.

Maintenant, je ne regarde plus le ciel, ou plus vraiment. J’essaie d’éviter. Quand la pluie ruisselle sur un chaland particulier, là, je lève les yeux et j’affronte le nuage pour qu’il ne puisse pas voler toute une identité!

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De mon temps!

Quand on était gamins, quand on était petits, on vivait à la campagne. A part jouer, il n’y avait que les animaux, les animaux, qui nous intéressaient.

Digression,
Maintenant, ce sont les mêmes enfants. On dirait que c’est pareil. Mais il y a les jeux vidéos, la mode, le téléphone mobile.
Les enfants, de nos jours, ne savent plus grimper aux arbres. Quelle horreur, la race est en train de dépérir!
Comme elle est moue du cul et déconnectée, la nouvelle race citadine qui a été créée.

Revenons à nos moutons.

Quand on était gosses, les animaux de la ferme étaient bien gentils. On en faisait ce qu’on voulait.
Il y en avait, quand même, qui nous pourrissaient bien la vie.

A commencer par le jars des premières années.
Tous les soirs, les trois plus grands étaient envoyés chercher le lait, à la ferme d’à côté.
A mi-chemin, il y avait les oies. Et les oies, forcément, étaient sur la voie. Le mâle, le jars, (c’est comme ça qu’on dit, pour les citadins), le jars nous barrait le chemin.
Le jars attaque les pneus des autos. C’est une vraie saleté!
On en avait une peur bleue. On passait par les jardins, escaladant les clôtures, quand on le voyait.

Mais un soir, la terreur prit fin. Je n’étais pas grand, mais quand même plus que lui. Il m’a attaqué. Je n’ai pas reculé. J’avais mon idée. Je l’ai attrapé au collet d’une main. Voyant que je le maîtrisais, je l’ai soulevé en l’air, des deux mains.
C’est hallucinant comme les animaux se calment rapidement, quand on les suspend.
Depuis, non seulement il nous évitait, mais si on faisait mine de l’attaquer, il fuyait en braillant. Que de la gueule!

Autre bestiole, autre calvaire!
Un bouc, cette fois, pas énorme, mais avec des cornes de bouquetin.
Elle nous attaquait, la sale bête. Je me souviens avoir grimpé, en catastrophe, sur le seul arbre du parc où on gardait les chèvres.
Il était debout, appuyé contre l’arbre, me regardant comme s’il voulait m’assassiner.

La révolte n’a pas traîné. Nous nous sommes armés de très, très longues triques en noisetier. Je me suis mis en face. Mes frères ont attaqué par les deux côtés. On lui a mis tout ce qu’on a pu. On l’a vaincu. Que de la gueule!
Après ça, plus aucune bête ne nous commandait!

Des histoires comme ça, j’en ai plein les bras.

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Protège-moi de toi!

Le chaland doit être désarmé.
On lui assure la sécurité.
C’était ça le deal!

On dirait que quelque chose a foiré, quand on voit qui protègent et qui agressent, nos forces de sécurité.

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A la Mer!

Les éléphants de mer sont paisiblement allongés sur le sable. Sous leur parasol et sur leurs serviettes, Pépère et Mémère sont tranquilles et confortable.
Ce sont éléphants de mer, d’une espèce bicolore, blanche-dessous, rouge-dessus et particulièrement ventrue.

Où est leur progéniture? On dirait qu’ils n’en ont plus.

— On est vraiment bien et on sent la mer.
Une bonne idée, la glacière.
On s’envoie une bière?
— Je ne te le fais pas dire, Pépère.
Fais attention avec tes pieds.
Tu débordes sur la serviette de la dame d’à côté.
Bonjour, madame!

Séquence émotion, un homme manque se noyer, devant ses congénères entassés, qui le regardent avec des yeux de poissons figés.

— Ils sont bien gentils d’avoir été le chercher.
Déjà qu’il se baignait en drapeau rouge et avait dépassé les bouées!

Saura-t’on jamais combien de naufragés, baigneurs involontaires, se sont noyés dans cette petite cuillère qu’est la méditerranée, ces dernières années?

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Le Glouton!

Cours, petit lapin! Cours!

Pour lui, tu es comme une terrine au chou, un bouvreuil.
Le Glouton mange tout.
Fais attention où tu marches, où tu mets les pieds.

Le Glouton est partout!

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Mastic, c’est toi!

On met Mastic à la fenêtre,
Pour le faire sécher.
Attention car, cette fois, peut-être,
Il va s’envoler!

Mastic, c’est ton nom secret.
Mais où vas-tu, Mastic?
Faites gaffe. Avec Super-Mastic, ça va déménager!

Regardez bien au fond de votre boite aux lettres.
Les chroniques de Mastic vont bientôt paraître!

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Mastic!

Super-Mastic

C’est un petit bonhomme,
Pas plus haut qu’une pomme.
Un petit moustique,
Pas plus grand qu’un tique.

Levé tôt, ce matin,
Mastic est en chemin.
Il va dans les bois,
Pour chercher des noix!

Chaque fois qu’il voit une bête,
Petit Mastic s’arrête.
Le matin, il joue
A : Qui est chelou?

C’est un petit bonhomme,
Pas plus haut qu’une pomme.
Un petit moustique,
Pas plus grand qu’un tique.

Il mange sa pomme.
Il n’a plus très faim.
Il va faire un somme,
Sous le grand sapin!

L’après-midi, il joue
A rouler dans la boue.
Il est englué,
A l’heure de rentrer!

C’est un petit bonhomme,
Pas plus haut qu’une pomme.
Un petit moustique,
Pas plus grand qu’un tique.

Il rentre fatigué.
Il va se coucher.
Je me lave les dents,
Bonsoir aux parents!

Il se couche le soir,
Avec beaucoup d’espoir.
Demain, c’est le zoo,
Voir les animaux!

C’est un petit bonhomme,
Pas plus haut qu’une pomme.
Un petit moustique,
Pas plus grand qu’un tique.

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