J’oubliais, j’étais content!




Je me rendais souvent à la chapelle, la petite chapelle dans les champs, quand j’avais 17 ans. J’y suis allé, certains soirs de la nuit. L’ombre était terrible et déconcertante; la lune, une lyre. Il fallait traverser le champ de blé et remonter le talus.

C’est comme quand j’étais seul; que c’était beaucoup trop lent. Mais que là, c’était pire; j’avais besoin des grands. Je savais pas que j’avais le mal de vivre. J’oubliais, j’étais content. (j’avais pas de peine pour le petit jésus; je savais qu’il était en plâtre. De toute façon, ça m’envisageait pas de penser les massacres; j’avais été l’école)

L’ombre faisait des soupirs qui s’envolaient comme les abeilles. Le vent faisait trembler des choses; la chapelle était vide. Dans ce monde qui n’avait rien pour moi, j’entrais d’un pas calmant. Je crois que ce sont les bestioles qui m’ont raccompagné; la lune était dans les nuages.

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Penses-tu à ton salut?


Je te menace de vivre
Et tu deviens effrayé.
Quel dieu donc es-tu?

A présent, je me vois
Et je construis ma foi!

Et, si je te glace de cire,
C’est que t’as pas aidé.
Penses-tu à ton salut?

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En le jardin, Ange dort!

L’ange s’engonce dedans son écrin à verdure.
Il a demandé au matin de lui conjurer un livre.
L’ange est sûr, bien certain d’être un imbécile.
Il a questionné le vent, la pluie; ils ont répondi
Que non et oui, ou non. En le jardin, Ange dort.

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