
Une route solitaire
Que d’apprendre à se taire.
Une voie dégagée
Que d’apprendre à parler.
Mais il y a plus probant :
Faire les deux en même temps!

Un sourire, un poème!

Le vent colporte à mon adresse
Des pas des pas qui viennent vers moi
C’est un bref moment de clarté
Une tendresse brève inachevée
Un oiseau a repris ma plume
Et la remet dans son costume
Un oiseau, un oiseau s’enrhume
L’oiseau se pose sur le bitume
Le vent me dit qui m’intéresse
C’est toi car aujourd’hui c’est toi
C’est un instant de vérité
Que sans cesse rêve l’oiseau d’été

Un nœud de sorcière sur le fronton de l’étable, avec un fer à cheval et deux médailles à vaches d’années consécutives. L’odeur de la paille en poussière, des toiles d’araignée, l’air non respiré. Un système électrique vétuste, un râteau et un balai, une pelle, un joug dans le râtelier. Quelque part dans un coin, une momie entourée de sa peau, probablement un rat. Au grenier, l’odeur est plus âcre, de la poussière et du foin, des pelotes d’oiseau nocturne, rien d’autre …