
Ecoute, écoute
Ce que cela veulent
Disent tes mots.
Redoute, redoute,
Car c’est comme une église,
Tantôt!
Absoute, absoute
Sera ta folle esquive,
Bientôt.
To Pierre-Pierro, Correspondances
Un sourire, un poème!
Cela a pu se faire
Et puis c’est arrivé,
Par le plus grand hasard.
Mon histoire vient de débuter,
Je suis à peine un tétard.
Si je veux me la continuer,
Je dois bouger mes nageoires.
Cela a pu se faire
Et ça va perdurer.
La vie va quelque part.
Mon histoire va se continuer,
Je fais parler mes mâchoires.
Je saurai me faire société.
C’est moi, le roi du bazar.
Cela a pu se faire,
Mais ça peut s’arrêter.
Rien de pire que le Noir!
Cette histoire que j’ai racontée,
Elle a ceci de bizarre :
On doit y vivre, pour la conter,
En digne fils du hasard.
On encage la plaine.
On y fait une allée
Où les vaches de semaine
Viendront pour se garer.
Tout va bien dans la plaine,
Le bonheur est entier.
Et les vaches de semaine
S’appliquent à bien brouter.
Au centre de la plaine,
Il y a un musée
Où les vaches de semaine
Viennent se faire encadrer.
On est bien dans la plaine,
On y attend l’été.
Et les vaches de semaine
Se plaisent à bien bronzer.
Pas d’ombre sur la plaine
Où tout est desséché.
Et les vaches de semaine
Tardent un peu à douter.
Puis on voit de la plaine,
Dans leur camp retranché,
De ces vaches de semaine
Qui sont bien installées.
Dans un coin de la plaine,
Viendront se réfugier…
Et des vaches de semaine
De toutes les variétés.
Tout au bout de la plaine,
Une foule s’est rassemblée.
Et les vaches de semaine
Recommencent à migrer!
Si le temps se plaît à sculpter ton visage,
C’est ton âme d’enfant qui gouverne, sans partage.
Si l’on peut encore t’attraper au fromage,
Petit rat des champs, c’est dans l’herbe que tu nages.
Ton doux coeur, au présent, reste un enfant sage.
Que des injustements peuvent, seuls, mettre en rage.
C’est ton âme d’enfant qui colorie l’image,
Ta musique, ton chant qui font tourner la page!