Le chien aboie, la caravane trépasse!

Je suis ce chien de malheur,
Voyant passer la douleur,
D’homme enchaîné, fers aux pieds!

Je suis ce chien de malheur.
Je suis ce chien qui a peur
De bientôt lui ressembler!

Je suis ce chien qui se terre.
Je suis ce chien qui espère
D’être, entre tous, épargné!

Je suis ce chien en erreur.
Je suis ce chien qui se leurre;
On ne vit pas sans les autres!
Loi naturelle, mais bien notre?

Le chien ne veut plus se taire,
Quand on s’en prend à ses frères.
Le chien, malgré le danger,
Veut en homme se transformer!

A regarder passer l’heure,
Augmente la taille du collier.
Avec ses frères et ses soeurs,
Il entend bien résister!

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Touché, coulé!

Mais, où ça nous mène?
Ces morts qui s’enchaînent.
Ces marins troublants
Qui sombrent en rêvant!

Mais, à quoi ça rime?
Discours pour la frime,
Fermer les frontières,
C’est un peu pervers!

Certains ont l’audace.
Braver les menaces,
Malgré les rapaces.
Vouloir faire en sorte
D’ouvrir grand leur porte,
A qui les exhorte!

Quand être solidaire
Paraît exemplaire,
Plus que nécessaire!
Il est indécent,
Le comportement
De nos gouvernants!

Il est salutaire
D’être humain sur terre.
Interdépendants,
Ce qu’on est vraiment!

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Gâteux?

Grison!
Laminé,
Abusé.
Un
Quotidien
Urticant!
Ecarté!


Géronte.
Lassé,
Arrêté.
Une
Question
Unique:
Exister?

C’est glauque, ce qu’on fait à nos vieux!

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Burn Out, poème pour râler!

Ouvrier, ton savoir-faire t’a été volé. Tu es main-d’oeuvre éclair, vite remplacé!

T’as pas commencé ta carrière que déjà ils veulent te réformer! En élevage intensif, une chèvre dure trois ans. Puis elle est tuée!

Tu râles. Vite au placard ou lourdé!

Je prends mon stylo, mais je reste ouvrier!

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Aujourd’hui, c’est fête!

Dans mon jardin de ville,

J’ai bousculé un trio de petits papillons bleus, à plusieurs reprises en passant et repassant, à la recherche d’outils. Toujours tous les trois. Toujours au même endroit. Ah, ça me change des piérides! Je me dis que c’est fête, aujourd’hui.

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Un choc perpétuel!

Ou comment dire l’horreur!

Voilà le monde parfumé, plein de
rires, plein d’oiseaux bleus, soudain
griffé d’un coup de feu
Un monde neuf où
sur un corps qui va tomber grandit une tache
de sang

B. Vian

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Les oiseaux de mon jardin!

C’est le coq qui me réveille. Ils ne l’ont pas encore condamné!

Une hirondelle ne fait pas le printemps!

Oiseau migrateur, tu ne trouves plus guère de toits, ici, pour fonder famille. En Ukraine, tu t’irradies. En Afrique, famine chronique, tu es mangé! Mon jardin de ville, tu l’as colonisé.

Des années pleines, des années vides. Mais quand vous êtes là! Vous tourbillonnez à raz de nos têtes, familières. Les aînées entraînent les jeunes. Les becquées de boue pour vos nids, vous allez les voler sur le parvis. Pour un nouveau nid ou grossièrement en réparer. Je vous vois souvent boire à l’étang. Galet rebondissant avec un léger claquement! Cris-fanfare quand vous êtes regroupées.

Les grands vols!

Etourneaux demeurant aux platanes de la ville. Leurs envols, au petit matin, vers les champs! Retour par petits groupes au crépuscule. Pour enfin constituer ce grand corps gardonnique qui volte et virevolte et revirevolte dans l’eau du ciel. Féerique!

Et les autres!

Un couple de moineaux squatte un nid d’hirondelles ébranlé. Au coude de la gouttière, derrière mon épaule droite, ils surveillent, gendarmes. Un frelon envahissant les inquiète.

Le rouge gorge en colère fond sur l’intrus.

Des pies, conquérantes et sûres d’elles, s’imposent. Bond par bond dans l’herbe! Elles s’alertent de ce qu’elles ont trouvé.

Un merle-roi, suivi de sa cour opportuniste, d’une mésange charbonnière et de trois moineaux, se baigne dans la flaque. Sur la girouette, tout à l’heure, Il chauffera sa voix. C’est lui le soliste de ce concert. Comme il est doué, pas un jeune!

Les tourterelles repoussent pour la énième fois le vieux couple de pigeons qui lorgne leur tilleul.

Et les mésanges bleues et noires qui viennent réclamer leurs miettes. Allers-retours de leur perchoir à la graine si vite décortiquée!

Deux chardonnerets-papillon passent. Ils nous visitent plusieurs fois dans l’année.

Partout, ça se tanne pour la femelle, pour le territoire.

Dans chaque famille, toujours un adolescent trop tôt téméraire! Il est au sol; le chat guette. Comment faire? Ils tentent tout ce qu’ils peuvent jusqu’au bout, pour le nourrir, le protéger. Certains ont pris de sacrés risques!

Le mâle rouge-queue, en vol-surplace à ma fenêtre, par deux fois est venu me chercher. J’écarte le chat de leur nid juste à temps! Histoire vraie!

Les deux pigeons s’embrassent face au soleil couchant, sur une île. Eternels amoureux!

On leur fout la paix; ils se familiarisent. On partage notre Chez-nous. Ici, c’est terre d’asile, pour eux comme pour nous!

Je vais te le lire à l’apéro, mon texte sur nos oiseaux. Tu me diras ce que j’ai oublié.

N.

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En mémoire de Vous!

Une procession. Tous tenant une chandelle. Des lueurs dans le noir. Un cimetière. Ils sont là pour l’hommage. Ils se mettent en cercle pour les enserrer tous. La musique parle. Les coeurs se lèvent. Ils apparaissent. Ils sont tous là, revenus! Personne ne manque. Communion puis retour! Ils reviendront, processionnaires…

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