Il était dans la salle!

Il a son cœur qui bat; il est profondément calme. Il a des amours dans la salle; il ne les regarde pas. L’instant est sidéral; il a pensé à ça et il s’est absenté. Il s’est accoudé au bar; il a commandé à boire, pour avoir des cacahuètes. Après, il est sorti dans la rue, respirer le frais. Il est revenu s’asseoir et il n’a plus bougé.

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C’est ce qui te manquera!


« C’est pavé de tes pas; pourtant, tu connais pas.
Et on s’y oriente pas; il y a même des trous, déjà.
Il n’est pas de lumière dans cet univers sans fard.
Il n’y a pas de phare et c’est ce qui te manquera. »

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C’est un oiseau qui gère ma vie!


C’est un oiseau qui gère ma vie;
Parfois, un poisson aussi.
Le dimanche, je leur jette du pain.

Aujourd’hui, j’ai pas d’appétit
Et, parfois, même je m’oublie.
Cette chance, je vois un écureuil.

J’ai ma famille qui vient lundi;
Ma dent me fait plus souci.
En revanche, je ne dors que d’un œil.

C’est un oiseau qui gère ma vie
Et, parfois, le ciel est gris.

Par prudence, je m’ai gardé du vin.

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Un mot qui revient souvent!


Et, peu après la déroute,
Vient le temps du désarroi.
Je vois mon âme qui doute
Et qui se défie de moi.

Des trucs que je contrôle pas,
Un univers de tout ça.
Comme une scène au cinéma,
Le vent me ramène chez moi.

Et, peu après la déroute,
Vient le temps du désarroi.
Je vois mon âme qui doute,

Qui veut plus se mettre au pas.

Une plaie dedans mes yeux,
Avec des revers honteux.
Une voix qui dit, en creux,
Que je ne suis pas comme eux.

Et, peu après la déroute,
Vient le temps du désarroi.
Je vois mon âme qui doute;
Tout à coup, je la vois pas.

Une courte notion du temps
Qui s’effrite très lentement.
Un mot qui revient, souvent,
S’incruster entre mes dents.

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On voit revenir la boucle!


Au bout d’un moment, on voit revenir la boucle
Ce n’est pas qu’on s’attend à la voir disparaître
Ce n’est pas pour autant qu’elle se doit de renaître

Au bout d’un moment, on voit revenir la boucle

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J’oubliais, j’étais content!




Je me rendais souvent à la chapelle, la petite chapelle dans les champs, quand j’avais 17 ans. J’y suis allé, certains soirs de la nuit. L’ombre était terrible et déconcertante; la lune, une lyre. Il fallait traverser le champ de blé et remonter le talus.

C’est comme quand j’étais seul; que c’était beaucoup trop lent. Mais que là, c’était pire; j’avais besoin des grands. Je savais pas que j’avais le mal de vivre. J’oubliais, j’étais content. (j’avais pas de peine pour le petit jésus; je savais qu’il était en plâtre. De toute façon, ça m’envisageait pas de penser les massacres; j’avais été l’école)

L’ombre faisait des soupirs qui s’envolaient comme les abeilles. Le vent faisait trembler des choses; la chapelle était vide. Dans ce monde qui n’avait rien pour moi, j’entrais d’un pas calmant. Je crois que ce sont les bestioles qui m’ont raccompagné; la lune était dans les nuages.

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