La Chanson des Tréfonds!

Je crie vainement.
Je prozaque souvent.
Je mens tout le temps!

C’est le néant qui m’habite.
Au resto, je prends les frites.
Au ciné, je m’endors vite!

Je tombe toujours du bateau.
Je porte-à-faux beaucoup trop.
J’n’ai pas de reflet dans l’eau!

J’avale tout, je m’abîme.
Je verre-vide en intime.
Et puis je m’approxime!

Je ne ris que quand je bois.
Duplicata avec toi,
Je ne sais pas qui est moi!

Lexomil à l’instant!
N’en ai pas pour longtemps.
Je suis mort en dedans!

Au tréfonds de moi-même,
J’ai caché mon poème.
Tu le sais, toi qui m’aimes!

Je crie vainement.
Je prozaque souvent.
Je mens tout le temps!

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Phénix?

J’étais vache maigre dans cette vie. Je serai veau gras dans la suivante!

Aujourd’hui, je perd l’appétit. Demain, je serai incendie!

Lucifuge et lumineux, je serai toujours deux.

Qui es-tu, autre moitié de moi?

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Aux miens, 1!

Vous, mes enfants, on s’appartient les uns, les autres.
Tu es à moi. Je suis à toi! On ne perd pas de liberté!

Sinon, je n’appartiens à personne. Sauf quand je me donne!

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Sans Rimes, sans Crime!

Un être lucifuge, ce petit poisson qu’on n’a pas mis dans le bon bocal. Un être intelligent et lumineux, si on y regarde d’un peu plus près!

La lumière t’écorche.
Tu voudrais une torche.
Rester au terrier
Et n’en plus bouger!

Le visage cramoisi
Et les yeux rétrécis,
Tu avances dans la vie,
Rongé par les soucis!

Tu t’écorche à la lumière.
Tu vois ces êtres exemplaires
Qui ont finalement bronzé,
A force de s’exposer!

Il vient à toi, te contacte,
Avec ce qu’il faut de tact.
Il te lance sa bouée,
tout prêt à échanger!

Te voilà devant ton égal.
Il devient ton maître, normal!
Te voilà devant un allié,
Ton frère! Il est là pour t’aider.

Vous allez voyager un temps, ensemble. Tu peux poser tes bagages. On est moins seul quand on est écouté. Je viens vers toi!

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Seul dehors!

L’ermite,
Le froid des pierres en guise de sommeil. Trois châtaignes et un bol de lait lui font la semaine!

Le vagabond,
Il rôde à la lune. Quand tout est sombre et noir. Quand l’ombre fait de tout bruit une image diaposite!

Le druide,
Avec pour seuls bavards, le ruisseau et l’oiseau. Et puis le vent du soir!
Disponible, tête vide. L’ouïe et la vue donnent à tout un sens.

La paix dans le regard!

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Dignité!

Je ne comprends rien
A vos manoeuvres expertes.
L’intérêt de qui, d’un,
De quoi parlez-vous?
Présentez vous, la tête haute!

Pour être sûr, dîtes-moi:

— Est-ce que Nuisible est un terme pervers?
— Est-ce qu’un mot clair doit se taire?
— Ou est-ce comment on s’en sert?
— A qui donc, est-ce la faute?

La liberté des uns s’arrête
Où commence celle des autres.
On ne peut être plus clair!

Le respect de la vie des autres
Monte en vous.
Rien ne presse,
Laissez le mûrir.

Reste la rédemption,
Si ça vous intéresse.
Rédemption à la faute coupable,
Penser Nous est humain et louable!
Vous serez vous!

Dîtes-moi, pour que je vous reconnaisse!

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Le porteur de feu!

Je portais le feu depuis longtemps.
Depuis qu’on m’en avait passé le relais.
Quand tu viens de Néandertal,
Le porteur de feu tu le connais!

Je portais le feu depuis longtemps
Et tu es arrivé.

J’ai porté mon feu vers toi et je t’ai réchauffé.
Jusqu’à ce que s’éteigne ma flamme.
Oh comme j’en ai le regret!

Je voulais être fort comme le fer,
Solide comme le roc, doux comme le duvet.
Tout pour te protéger!

J’ai été le tout le temps d’une traversée.
Toi, tu es parti et je me suis échoué!

Dans les flammes que saigne mon coeur,
Je te tiens chaud à jamais!

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Comment vas tu?

Oh, dis moi ce qu’il t’arrive, mon frère.
On te dirait déjà en enfer!

Ton dos, tes dents,
Ta femme, l’argent.
On dirait que tout se débine.
On dirait que tout t’assassine!

Tu as tout à fait la tête
De celui que la mort guette!

Ta voix pleure.
Ta voix tremble.
J’ai devant moi une bonne heure.
Buvons un café ensemble!

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