De mon âme-givre!


Un soleil automnal
Chauffait, à pas feutrés,
Les grandes ailes-pétales
D’une belle âme-givre.

Collée, par son dorsal,
A son fauteuil gelé,
L’âme offre à son facial
La chaleur qui fait vivre.

Survol, en bacchanale,
Des vieux feux de l’été.
Repli des ailes-pétales,
Tel une affaire à suivre!

Si vous suivez le dédale
Qu’elle a ainsi tracé,
Vous serez, au final,
Une nouvelle âme-givre.

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Pampillon est une ordure!

Pampillon,
Le velu,
Sort de sa cabane.

Pampillon,
Le poilu,
Marche sur la montagne.

Pampillon,
Le couillu,
Se cherche une compagne.

Pampillon,
Le goulu,
Repère une jeune dame!

Pampillon,
Le pointu,
Aime les enfants-femmes.

Pampillon
Prend son cul
Et lui nique son âme!

Pampillon,
Aperçu,
Nous raconte une fable.

Pampillon,
Détenu,
Va en prendre pour son grade.

Pampillon,
Découillu,
N’emmerdera plus les dames!

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Essaie encore!

Tu es en fuite
Et tu médites
De te cacher
Dans un trou noir!

Une eau qui grince,
En couches minces,
Barrière l’entrée,
D’un long retard!

Et ta valise,
Forme indécise,
Va se ranger
Dans son placard!

Dans ta cuisine,
Tu t’assassines,
D’un long café
Et de boudoirs!

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Rose-Matin!

Sous un ciel cerise,
Je suis sur le seuil.
Un temps à la brise
Odore le tilleul.

Les merles rivalisent,
Effacent l’écueil
D’une nuit trop grise,
Triste comme un deuil.

Une lueur exquise
Ravive mon oeil.
Une aube cerise
Se pose sur les feuilles!

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Sur le pont de Langeay!

Christina est sirène.
Elle est belle à croquer.
Ses longs cheveux de reine
Ont servi de filet.

Et le beau capitaine
S’en est vite entiché.
Passent jours et semaines,
Il ne peut l’oublier.

Christina la belle a bien plus d’un attrait.
Christina la belle attend sur le pont de Langeay!

Sur le pont de Langeay,
Il l’a apprivoisée.
Sous le pont de Langeay,
Christina s’est donnée.

Las, le beau capitaine,
Un jour, s’en est allé.
Christina est si pleine
D’enfant et de regrets.


Christina, la belle, a bien plus d’un secret.
Christina, la belle, attend sur le pont de Langeay!

Si le beau capitaine
Fut un jour remplacé,
Las, en fin de semaine,
Son enfant s’est noyé.

Passent jours et semaines,
Elle ne peut l’oublier.
Et dans son coeur de reine,
Le printemps s’est figé.


Christina la vieille a bien plus d’un regret.
Christina la vieille attend sur le pont de Langeay.
Christina la vieille attend sur le pont de Langeay!

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Le jardin sur le toit!



Au bout de ce chemin,
Un escalier tout droit
Qui me mène au jardin,
Sur le dessus du toit!

Quel est, donc, ce chemin
Qui fait n’importe quoi?
Oasis incertain,
Mais, de très bon aloi!

Quand la Terre m’est chagrin,
Je remonte sur le toit.
Là, je regarde au loin,
Vois la route qui poudroie!

J’entends le bruit du train,
Les oiseaux qui chantoient.
Vois pousser mon jardin.
Enfin, je suis chez moi!

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La Chanson des Tréfonds!

Je crie vainement.
Je prozaque souvent.
Je mens tout le temps!

C’est le néant qui m’habite.
Au resto, je prends les frites.
Au ciné, je m’endors vite!

Je tombe toujours du bateau.
Je porte-à-faux beaucoup trop.
J’n’ai pas de reflet dans l’eau!

J’avale tout, je m’abîme.
Je verre-vide en intime.
Et puis je m’approxime!

Je ne ris que quand je bois.
Duplicata avec toi,
Je ne sais pas qui est moi!

Lexomil à l’instant!
N’en ai pas pour longtemps.
Je suis mort en dedans!

Au tréfonds de moi-même,
J’ai caché mon poème.
Tu le sais, toi qui m’aimes!

Je crie vainement.
Je prozaque souvent.
Je mens tout le temps!

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Wild Chipie

Dernière lueur sur l’étang!

Un nénuphar triste, au regard bancal.
Il transporte la neige sur sa fleur pâle.
Il oscille au gré d’un frais vent banal.

Dernier sourire pâlot,
Il se plie, il se noie.
L’ancre le tire sous l’eau.
Il devient boue en bas!

Sourire à la lune et profond naufrage.
Sa fleur, à la lune, est Luciole en cage!

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Seul dehors!

L’ermite,
Le froid des pierres en guise de sommeil. Trois châtaignes et un bol de lait lui font la semaine!

Le vagabond,
Il rôde à la lune. Quand tout est sombre et noir. Quand l’ombre fait de tout bruit une image diaposite!

Le druide,
Avec pour seuls bavards, le ruisseau et l’oiseau. Et puis le vent du soir!
Disponible, tête vide. L’ouïe et la vue donnent à tout un sens.

La paix dans le regard!

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