Le poème est image!


On insère des images
Dans le blanc d’une page,
Avec des mots ciselés.

Il y a des orages,
Il y a des partages,
De sombres calamités.

Il y a des messages,
Il y a des mirages,
De frêles traces de beauté.

Je dis que c’est dommage,
Toujours tourner la page,
Ne pas les voir s’envoler!

Facebooktwitter

L’effet neige!

La couverture blanche augmente la lumière.
Elle fait voir et les noirs et les blancs.
Elle montre, à l’objectif, le négatif du froid.
Les couleurs se font rares et plus qu’éphémères.
C’est vraiment beau, la lumière de la neige!

Facebooktwitter

La danse des flocons!

Sur ma route, j’ai trouvé blanche-neige
Et j’ai dansé, dans le froid.
Les flocons formaient un manège
Et tournaient autour de moi!

Sur ma route, j’ai trouvé blanche-neige,
Mes doigts sont devenus froids.
Les flocons formaient un cortège
Et effaçaient tous mes pas!

Facebooktwitter

L’enfant oublié!

Dans un lit de feuilles mortes,
Le frêle enfant s’est couché.

Son père avait ouvert la porte,
Pour entrer et le rassurer.
Sa mère avait fait en sorte
De pouvoir le promener.

Souffle le vent et vent emporte
Les feuilles et l’enfant oublié!

Facebooktwitter

La chanson du trépassé!

Si tu as eu une vie forte,
Que tu t’es bien amusé :
Alors, traverse la porte
Et viens-là, t’encanailler.

Si tu as eu une vie morte,
Si tu t’es bien emmerdé :
Alors, traverse la porte
Et viens-là, t’embastiller.

Toi, si ta vie de cloporte
Ne sait plus t’intéresser :
Alors, entaille-toi l’aorte
Et tu pourras t’envoler.

Sur le seuil de cette porte,
On ne peut pas s’attarder.
Il te faudra faire en sorte
De ne plus rien regretter!

Facebooktwitter

Le train-train quotidien!


A ne vivre qu’au quotidien,
Je commence à m’effacer.
Il me faut prendre le train,
Je dois toujours me lever.

Il me faut faire des efforts,
Je dois toujours m’activer.
Il me semble que j’ai tort
De laisser le temps passer.

Si je vis des moments bien,
Ils ne tiennent pas la durée.
Je dois reprendre mon train,
Et creuser pour m’enterrer.

Il faudrait que je m’exporte
Dans un monde décérébré.
A force de chercher la porte,
Mon temps s’est vite écoulé.

A ne vivre qu’au quotidien,
Je commence à m’ennuyer.
Je m’en vais rater mon train,
Commencer par m’arrêter!

Facebooktwitter

Quand la lumière revient!


Des bouts de printemps
Et des bouts d’hiver.
Il fait beau devant,
Il fait froid derrière.

Un air entraînant,
Une pluie d’enfer.
A moitié printemps,
Mais encore hiver.

On regarde devant,
On délaisse hier.
Le cœur au printemps,
Les fesses en hiver!

Facebooktwitter