Wolfy a des ennuis!


Ses yeux sont des obsèques
Et sa bouche se fait rage.
Dans l’entre-deux suspecte,
On dirait davantage.

Méfie-toi de cette bestrouille;
C’est de la fiole à lie.
Attrape-donc ce qui pendouille
Et tire comme pour ta vie.

Lors, son ombre intrinsèque
Montant jusqu’aux étages,
Il entonne, il érecte
Un appel au carnage.

Prends ton coutelas Pisse-trouille;
C’est ton meilleur ami.
Là, tu lui coupes les couiles
Et tout est bien fini!

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Je reviens de Galvise!


Sous les toits, en Galvise,
Il y’a le monde entier.
On trouve pas, en Galvise,
Deux fois la même portée.

Libre à toi de pas suivre
Le choix qui t’es donné.
On trouve pas, en Galvise,
De versions imposées.

Dans les bois, en Galvise,
Il y’a l’éternité.
On trouve pas, en Galvise,
Deux fois le même été.

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La ballade de Honnie-Honey!




Si c’est pas que tu sais,
Pourquoi pas tu te tais?
Si c’est pas que c’est vrai,
J’en vois pas l’intérêt.

T’es coinquée, on dirait,
Honnie Honnie-Honey.
T’es coinquée pour de vrai.

Si c’est pas tu dis vrai,
Tu dis pas, tu te tais.
Et c’est quoi tu disais?
Tu te tais, s’il te plait.

T’es coinquée, tu le sais,
Honnie Honnie-Honey?
T’es coinquée à jamais.

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Allez trouver Joke!



En bon auto-didacte,
Joke donna ce conseil :
« Te coucher sur les lattes,
Te clouer au soleil.
Et, quand t’es fait aux pattes,
Te bourrer de sommeil. »

Les deux mains sur la tête,
Un air de névropathe.
Une frayeur qui le guette,
Des traces de sauce-tomate.
Il a dit: « Trouvez Joke,
Car il saura quoi faire »

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Sans rien de garanti!


Un peu comme un foulard,
Bousculé par la pluie.
Aplati sur la mare,
En courte tragédie.

Et c’est un gyrophare
Qui sait bien faire du bruit.
Mais qui laisse, dans la mare,
La femme et ses ennuis.

C’est ainsi que démarrent
Les appels à minuit.
Les grandes couches de fard,
Le recours au whisky.

Un peu comme un foulard,
Sur le rebord d’un lit.
Un peu trop par hasard,
Sans rien de garanti.

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Dans les grands yeux d’Isabell



Je grimpe après l’escabel
Et m’insinue au grenier.
L’odeur de poussière-recel
Et la lune pour éclairer …

La poussière sent Isabell
Et ses pelotes, au plancher.
Elle est là, sa vie est belle,
Car je l’entends chantonner.

Je parle avec Isabell
Et je la fais rigoler.
Elle glougloute des aisselles
Et me fait sa révérée.

J’ai des nouvelles pour elle
Et, parfois, de la pâtée.
Elle surveille mes poubelles
Et elle viendra m’alerter.

Quand je reprends l’escabel,
Elle me regarde m’éloigner.
Dans les grands yeux d’Isabell,
J’aime à venir me plonger!

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A l’officine de la Dumont!


De la poudre à mirettes,
Un bouchon pour naufragé.
Un serpent à sornettes,
Le parcours du condamné.

Une erreur de chaussettes
Et une fiole d’eau respirée.
Une dernière cigarette
Et un rendez-vous gâché.

Un ange, une allumette,
Le grand guide des aliénés.
Une peur qui rend honnête,
Le sanglot de l’affligé.

Une question muette
Et un grand mal à rêver.
Une vile pensée secrète
Et du sang blanc certifié.

De la peur en barquettes,
Un vent de calamités.
Un suspect trop honnête,
Le parfum du réprouvé.

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Puis le chat a sifflé!




Puis le chat a sifflé,
De sa voix chasseresse.
J’étais là, à glander,
Tout au bord de l’ivresse.

Oui, mon chat sait cafter,
C’est à ça qu’on le dresse.
J’ai suivi sa lorgnée
Et j’ai perdu l’ivresse.


Un vent tourbillonné
Tourbillonnait sans cesse,
Restant à demeurée,
Même lieu, même vitesse.

Les oiseaux trop pressés,
Plongeant dans la tornade,
Sortaient, sattellisés
Vers une autre ambassade.


J’en ai vu s’amuser
A surfer sur les vagues.
Puis, un grand échassier
Y a perdu sa bague.

Le vent tourbillonné
A baissé de vitesse.
Plus une herbe froissée,
Ni de poil qui se dresse.


Que le chat ait sifflé
Un air plein de promesse,
Tu vas pas le croyer
Et tu files, en vitesse.

Si le chat veut chanter
La vie enchanteresse,
Je vais pas l’arrêter,
Mais lui faire des caresses!

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C’est l’histoire de ton père!


Le vent râpe la congère,
Pour nous poudrer le nez.
C’était un temps d’hiver,
Dans ses moments glacés.

On marchait, sans frontière,
Sans aucune destinée.
C’est au bord de la Terre
Que tu nous as trouvés.

Le sourcil de ton père
Etait un peu givré.
Il avait l’air sévère,
Quand il s’est endormé.

Le regard de ton père
Etait un peu figé.
Il n’aspirait plus l’air,
Quand on s’est réveillés.

C’est au bord de la Terre
Que ton père est tombé
Et, en garde-barrière,
Il veille l’éternité…

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