Je sors du gros cul pas cher
Qu’on a soldé à ma mère.
Je dors dans ses gros bras
Qui me gardent à l’endroit.

Au présent de ses gros seins,
Au creux de sa grosse main,
L’amour dans sa grosse voix,
Je suis l’Enfant de Gaïa!
To Pierre-Pierro, Correspondances
Un sourire, un poème!
C’est cet enfant universel qui, un jour, enfanta la Vie.
Le petit enfant qui chancelle,
Que l’on étrangle et escarcelle,
C’est un petit polichinelle,
Fait dans le bois d’une femelle.
Les dieux sortiront des poubelles,
Pour répondre à leur Dieu sans ailes
Et ils porteront la nouvelle :
C’est cet enfant universel.
Alors on lira, dans le ciel et les printemps, tous les avis!
C’est un petit enfant marmotte
Qui chante la nuit, quand il s’ennuie.
Alors, il se prend des calottes
Et il se fait virer du nid.
Il va dehors, pour faire sa crotte
Et croque un peu dans un radis.
Il tente encore de faire une note;
Puis, il s’endort sur le tapis.
Il tente encore de faire une note;
Puis, il s’endort sur le tapis.
Il n’a plus rien pour ses quenottes
Et, parfois, le hibou le suit.
La nuit est une pluie de menottes;
Tous les dangers sont réunis.
Devant le cri de la hulotte,
Il entend bien qu’il est petit.
Alors, il va ranger ses bottes,
Aussi son petit parapluie.
Alors, il va ranger ses bottes,
Aussi son petit parapluie.
Il n’a pas froid, même s’il sanglote
Et la nuit est un paradis.
Alors, il s’assoit sur une motte
Et se remet à son cui-cui.
Quand il entend: Salut, mon pote,
Il sent bien que c’est le petit
Qui vient de lâcher ses carottes,
Pour venir s’asseoir près de lui!
Qui vient de lâcher ses carottes,
Pour venir s’asseoir avec lui!
Moi, j’aurais bien voulu que l’on me prénomme Jean-Jacques-Félix-François. A dix ans, j’aurais écrit des histoires fantastiques un peu gores que j’aurais signé Jièf, le morbide. Pour ça, il faut du temps.
Jean-Jacques-Félix-François, c’est trop long à dire; ils ne t’appellent pas. T’as juste droit à: « Tes devoirs sont faits? Tu veux aller chercher le pain; oui, maman ». « Tu veux aller chercher le vin; oui, papa ».