
Je crois, mais je prends, peut-être, le problème à l’envers, que les gens qui voudraient vivre en bonne société pourraient y arriver, si on les laissait faire!
To Pierre-Pierro, Correspondances
Un sourire, un poème!
J’étais jeune et je jouais au foot, dans une sous-série.
On jouait avec des aînés à ventre rond et petites pattes.
Notre demi, un aîné, récupère la balle, contre-attaque…
L’ailier gauche est démarqué, le champ libre, c’est plié!
Eh bin, non! Rien du tout. Il a fallu qu’il tire, le bousin.
Je l’ai vu venir, j’ai gueulé : « Vas-y, Maxwell, fais péter! »
Il ne s’appelait pas Maxwell et il a fait péter et il a raté!
Moi, je n’en pouvais plus, je n’arrivais pas à respirer.
Je riais. Tout le monde me regardait. Je riais!
Alors, c’est demain que, toi, tu vieillis?
D’une année entière, d’un seul coup, youpi!
C’est comme une reprise de boulot, le lundi.
Un goût de dégoût qui écœure samedi!
Mais c’est pas grave, c’est qu’une fois dans l’année.
On pense devoir parler de ton âge vrai,
Alors, même, qu’il faudrait vite l’oublier.
Ce sont deux symboles sur du papier glacé.
Pourquoi ne pas fêter, à tout instant,
Une petite luciole, en plein avènement.
Une auréole, dans la course du temps.
Et ce beau voyage, c’est pour maintenant!
Dis-moi, mon grand, dis-moi, est-ce que tu peux me dire
Que, dans ta toute nouvelle vie, tu peux enfin grandir?
Dis-moi, mon grand, dis-moi, est-ce que tu peux me dire
Que, dans ta nouvelle vie, tu es un peu heureux?
Bien sûr, pour pouvoir gagner, tu dois perdre un peu.
Mais, est-ce que tu peux vraiment te poser, sous peu?
Peux-tu te préparer à voler comme tu le veux?
Je t’écoute, je t’écoute, mon grand, que peux-tu me dire?