Les maîtres de la guerre!


Les maîtres de la guerre,
On vient de les convoquer.
Les barbares, les chimères
Se rangent à leurs côtés.

Nos dieux, qui ont pris peur,
Regardent de l’autre côté.
Le silence et l’horreur
Règnent sur la vallée.

Tout au long de la crête,
On voit de grands feux brûler.
Les armées sont fin prêtes,
Ils vont bientôt charger.

Ce n’est pas une histoire,
Que je pourrais inventer.
Consultez la mémoire,
Tout va recommencer!

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Arrête un peu!


Arrête un peu de me donner ton avis sur moi.
La paille que j’ai dans l’œil ne dérange que toi.
Elle ne me fait pas si mal, je n’en suis pas blessé.
Elle est plus fine que la poutre dont tu es affecté!

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De l’Arche de Pierre!


Je ferai un mirage
Qui n’est que vérité,
Que tu pourras accroire.
Je ferai un message,
En forme de bouée,
A lancer dans le noir.

Je ferai une prison,
D’épice et de réglisse,
A jamais condamnée.
Les plus fieffés larrons,
Et les chantres du vice
Voudront, tous, y entrer.

Avec des bouts de bois,
Une grande citadelle,
Pour les corps naufragés.
J’en ferai un grand toit,
Abri pour ceux et celles
Qu’il nous faut protéger.

Je ferai une tour,
Penchante, qui enchante
Les petits cœurs gelés.
Pour arroser d’amour,
Au fort de la tourmente,
Ce qui veut exister!

Une belle cathédrale,
Au cœur de ce village,
Pour nous y rassembler.
C’est d’un orgue pas banal,
Venu du fond des âges,
Que l’on pourra jouer!

Un grand temple en plein air,
De chants et de lumière,
Pour la vie célébrée.
Pour adorer la terre
Et consoler la pierre
D’être froide et glacée!

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J’ai faim!


Tu me dis que tu as faim.
J’ai fini, la soupe est prête.

Tu dis que tu en veux plein.
Mange, déjà, ces trois louchettes!

Et ne me mord pas la main,
Quand je verse dans ton assiette.

Aïe, cet enfant, c’est un chien!
Plus de soupe, mais des croquettes.

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Une grève de la faim!


Une grève de la faim, mais quelle idée?
Encore faudrait-il que le gréviste soit, un tant soit peu, consacré.

Et puis, la belle affaire!
On laisse mourir, pendant une quarantaine , sans moufter.
Le risque, c’est quand il agonise et c’est vite passé.


Des condoléances à l’église et l’affaire est enterrée!

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J’en ai ras-le-bol!


Les soins boulangers
Ne vont pas traîner.
Bientôt, on aura
La messe en pizza!

J’en ai ras-le-bol
De cet air mauvais,
Rempli de bestioles
Et mort à jamais.

J’en ai ras-le-bol
De me rattraper
Le lait, quand il vole
Et de rentrer mouillé.

Une toile d’araignée,
Comme maître à penser
Un genre de choléra,
Si on survit au froid!

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Sur une terre étrangère!


On n’est plus que deux, sur terre.
On marche, mon enfant et moi.
La terre est un vrai cimetière,
On ne compte plus jusqu’à trois.

La terre est un four solaire,
Réversible pour le froid.
Si la terre tourne à l’envers,
On essaie de marcher droit.

Mon enfant est mort, hier,
Si mal protégé du froid.
Mon môme est parti, hier.
Je n’avance que de guingois.

Il n’y a plus que moi, sur terre.
Cela fait de moi un roi.
Sur cette terre étrangère,
Moi, je vais, à petits pas!

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C’est un champ de navets…


C’est un champ de navets,
Avec le goût de pomme,
Qu’on fera, désormais,
Où il fallait trois hommes.

La senteur que tu cuisines,
Est bien trop bonne pour toi.
Frotte donc tes bassines,
Baisse les yeux devant moi!

Tu cours après ton heure,
Pour dominer chez toi.
Vas-tu te faire ton beurre?
Veux-tu manger chinois?

« Les enfants, c’est des chiens.
Moi, je n’en voudrais pas.
Plutôt se faire du bien,
Mettre partout ses doigt! »

Je t’entends, d’une oreille.
L’autre, j’y mets un doigt.
Car des connards pareils,
Moi, j’en a plein les bras!

On te monte sur la tête,
Pour te descendre en bas.
Trop beau pour être honnête,
Mais qui peut croire à ça?

Reste avec ta personne.
Je m’en vais, de ce pas.
Il faut que le glas sonne,
Pour réveiller les rats.

Je vais dans la nature,
Pour promener mon pas.
Te faire entendre, c’est dur.
Fais bien comme tu voudras!

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Mon cul sur la commode!



Mon cul pense qu’il est net
Et qu’il peut faire la loi.
Il sent bon, quand il pète.
Il n’aime pas le froid.

Mon cul veut filer droit,
Il connaît trop l’histoire.
Car même sur internet,
Il est pris pour une poire.

Mon cul est très fragile,
Il a besoin des bois.
Il veut quitter la ville
Et s’énerve déjà.

Mon cul se croit le roi.
Voilà qu’il s’accapare
Toute l’orée du bois
Et le bord de la mare.

Mon cul reste discret,
Quand il s’assoit là-bas.
Déranger les secrets,
Il n’y pense même pas!

Tout est sans intérêt,
Il retrouve son automne.
Sous le petit vent frais,
Même pas, il frissonne.

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