Une âme à marée basse!


Rebrousse-poil côté pile,
Consternant côté face.
Et, dans la vie civile,
Sujet à volte-faces.

Regardant son nombril,
Vouant la populace,
Plus menteur qu’un profil.
Une âme à marée basse!

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Je suis sur l’écran!


Je regarde droit devant,
Mon oeil scille un moment.
C’est un peu déroutant,
Je vois le moi d’avant.

Je suis tout transparent,
Plein de gens en dedans.
Un très bon figurant,
Un peu contrevenant.

Je suis bien différent,
Le temps a fait son temps.
Le dernier moi présent
Me convient, pour l’instant.

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Sauna sur le braisage!


Al était dans le ciel
Et dormait dans du linge blanc.
Se tartinant de miel,
Sans jamais être gluant.

Ed était dans le rouge
Et sur des charbons ardents.
A poil au fond d’un bouge,
Rien à mettre de décent.

Al pissait des nuages,
Ce qui est extravagant.
Il tenta davantage,
A travers un carré blanc.

Ed était sous l’orage,
Avant les emmerdements.
Sauna sur le braisage,
Fumet des charbons ardents.

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Entrez dans le vent!



C’est un voile endrapé
Frais et cinglant.
De gitanes fumées,
Enroulement.

S’il te fait respirer
Par tous les temps,
Le vent va te poncer
Directement.

C’est une grande marée
Qui vient, gonflant.
Au dos de se courber,
Roseau pensant.

Ne va pas chuchoter,
Desserre tes dents.
Laisse le vent emporter
Tes mots tremblants.


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A te méfuir, sans cesse!



A te méfuir, sans cesse,
Tu arrives à t’escamoter.
Tu descends du tire-fesses,
Avant de finir la montée.

Autrefois, à la liesse,
On venait pour te voir chanter.
Autrefois, à la messe,
On venait tous pour t’écouter.

A geler tes promesses,
Tu parviens à te barboter.
Tu rechanges d’adresse
Et on ne sait plus qui tu es.

Aujourd’hui, c’est l’ivresse
Qui vient, seule, pour te visiter.
Au bout de ta jeunesse,
Le temps se met à t’effacer.

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Sur le sol navré!


C’est un temps de moisse.
Je tremble comme un brole,
Je suis englumé.

Je me farmachoisse,
Dans de mauvaises groles,
En courant les pieds.

Je me rétamoisse,
En glissant du sol,
Je me suis tombé.

Mon genou qui boisse
Chahute ma guibole
Et me fait gueuler.

Il s’est cassé la gueule en courant à la pharmacie.
Peut-être, il pleuvait. Vous avez pas comprené?

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Les damnés de l’illusion!


On se tient, on se fond.
On se gouverne
Par le fond du carafon.

On se plaint, on se tond.
On se lanterne.
On combat par allusions.

Et on boit, comme un con,
A la citerne.
On dort sur le paillasson.

Et on geint, on se con
Damne, à court terme,
A vivre dans l’illusion.

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Une fois, tous les dix ans!



Je t’attends depuis longtemps,
Tu as quelque chose pour moi.
Des mots sortant de tes dents
Qui vont me montrer la voie.

Une seule fois, tous les dix ans,
Je dois venir à l’endroit
Où tu viendras en flânant,
Dans le même instant que moi.

Cette fois, c’est un enfant
Qui va te prêter sa voix.
Et, tout comme le vieux d’avant,
Il va me montrer un choix.

Je partirai pour dix ans,
Vivre dans un autre endroit,
Avec de nouvelles gens.
Mon passé s’effacera.

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Dans la nuit qui suppure!


Comme un alter-égo,
Teinté de moisissure.
C’est un cri sans écho,
En la nuit qui suppure.

Tu régimentes ton dos,
Tu colmates ta blessure.
Tu combats, sans un mot,
Sans laisser d’ouverture.

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