
Rebrousse-poil côté pile,
Consternant côté face.
Et, dans la vie civile,
Sujet à volte-faces.
Regardant son nombril,
Vouant la populace,
Plus menteur qu’un profil.
Une âme à marée basse!
To Pierre-Pierro, Correspondances
Un sourire, un poème!
Al était dans le ciel
Et dormait dans du linge blanc.
Se tartinant de miel,
Sans jamais être gluant.
Ed était dans le rouge
Et sur des charbons ardents.
A poil au fond d’un bouge,
Rien à mettre de décent.
Al pissait des nuages,
Ce qui est extravagant.
Il tenta davantage,
A travers un carré blanc.
Ed était sous l’orage,
Avant les emmerdements.
Sauna sur le braisage,
Fumet des charbons ardents.
C’est un voile endrapé
Frais et cinglant.
De gitanes fumées,
Enroulement.
S’il te fait respirer
Par tous les temps,
Le vent va te poncer
Directement.
C’est une grande marée
Qui vient, gonflant.
Au dos de se courber,
Roseau pensant.
Ne va pas chuchoter,
Desserre tes dents.
Laisse le vent emporter
Tes mots tremblants.
C’est un temps de moisse.
Je tremble comme un brole,
Je suis englumé.
Je me farmachoisse,
Dans de mauvaises groles,
En courant les pieds.
Je me rétamoisse,
En glissant du sol,
Je me suis tombé.
Mon genou qui boisse
Chahute ma guibole
Et me fait gueuler.
Il s’est cassé la gueule en courant à la pharmacie.
Peut-être, il pleuvait. Vous avez pas comprené?