Qu’en est-il pour le monde?


Qu’en est-il pour le monde?
Quelle est la vérité?
Dire qu’à chaque seconde,
Ça ne fait qu’empirer!

Bien heureux, Tête-plate
Veut se multiplier.
Il se cache, comme les blattes,
A l’approche du danger.

Qu’en est-il de ce monde.
Mais, que s’est-il passé?
Du plus loin qu’on le sonde,
Il est tout abîmé.

Écouter Tête-plate
Dire tout et son contraire,
C’est comme suivre une blatte,
Dans sa course aux chimères.

Qu’a t’on fait à ce monde?
Eh bien, on l’a mangé.
Et pour nos têtes blondes,
Il ne va rien rester.

Quand à jouir du spectacle,
Où sont les variétés?
A en croire les oracles,
La grenouille est mouillée.

Que fait-on pour ce monde
Qui nous enfanté?
Si les rapports abondent,
On ne voit rien bouger.

A en croire Tête-plate,
Il faut tout faire péter.
Et sous la terre aplate,
Retourner se cacher.

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Dans les déserts de Cracatan!


Dans les déserts de Cracatan,
C’est se la jouer imbécile
Que de sortir, quéquette au vent,
Pour terminer sur le grill.

Or, il y avait eu un temps
Où les temps étaient dociles.
Dans les prairies de Cracatan,
Venait se couler le Nil.

Mais, vivaient déjà, de ce temps,
Des bipèdes un peu fébriles
Qui disposèrent de Cracatan,
Jusqu’à le rendre stérile.

Si vous passez par Cracatan,
Emplissez vos poches vides.
Emportez du sable de temps,
Il n’est rien de plus sordide!

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Au grand banquet du Mal!


Le public est entré
Et on va te lyncher,
Sur fond de bacchanale.
On va tuer le dernier
Et manger le dernier,
Le dernier animal.

On a déjà coupé
Le dernier des derniers,
Des arbres véritables.
On l’a bien raboté
Et on a fabriqué
Ce qu’on appelle table.

On entend mastiquer
Des dents très bien brossées,
Dans des bouches respectables.
Sur l’écran incliné,
S’empiffrent les premiers,
Les premiers des notables.

Le public exalté,
Bien qu’il n’ait rien mangé,
Se caresse le ventral.
Combien ont-ils payé
Pour pouvoir assister
Au grand banquet du Mal?

On a tué le dernier,
Le dernier des derniers,
Le dernier animal.
Et on voit arriver
Les premiers des premiers,
Les premiers cannibales!

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Dans les palmeraies!


Une mer comateuse
Joue, sur le sable blanc.
Mais, la bête nerveuse
Lorgne l’horizon lent.

Le vent des palmeraies
Est désormais changeant.
Et l’oiseau qui se tait
Interrompt les instants.

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J’ai un détail à signaler!


J’ai un détail
A signaler,
Tel un message
Qui fait flipper.

Vagues tigresses,
Marais coulants.
Et des pluies sèches,
Sous trop de vent.

Chaleur épaisse,
En se couchant.
Un froid de messe,
En se levant.

Juste un détail
A signaler.
Comme un message
A faire passer!

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Conte inachevé!


Des franges d’aube
Et de l’eau creuse.
Il sort de l’onde
Et rampe au sol.

Lumière plus chaude
Et amoureuse.
Il se galope,
Prend son envol.

Des charges creuses
Cassent la terre.
Lune pâleuse,
Sur un désert.

C’est crépuscule
Et puis enfer.
Lune frileuse
Cherche atmosphère.

Peur sur les ondes
Et faim peureuse.
C’est l’hécatombe,
Sans présentiel.

C’est une adresse,
Porte condamnée.
C’est la jeunesse
Qui monte au ciel!

Retour de l’aube,
Une eau bulleuse.
Il sort de tombe,
Secoue son col.

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Les vents de l’enfer!


Les vents de l’enfer
Sont parfums de charnier.
On ne peut rien faire
Que se boucher le nez.

L’odeur de la peur
Qui règne, en entité,
Donne à la sueur
D’étranges qualités.

L’enfer est sur Terre,
Ce n’est pas compliqué.
C’est aussi sur Terre
Que le ciel est caché.

Pourquoi vouloir l’heure?
Ton corps vit en été.
Si tu cherches l’erreur,
Veux-tu la vérité?

Les vents de la Terre
Nous disent l’autre côté.
Ce n’est pas mystère,
On est tous concernés.

Les vents de l’enfer
Vont tout nous assécher.
Le ciel est sur terre,
Allons donc le chercher!

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L’ange de la Destruction!


D’un coup de faux, en tournant,
L’ange coupe la tête du manant.

De sa faux à grand tranchant,
Il tranche la fesse du passant.

Il s’excite, en tournaillant,
Fend le bide du tout-venant.

A force de couper en tranches,
C’est sa raison qui calanche.

De sa faux au bout des manches,
Destruction prend sa revanche!

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A se chercher fortune!



A se chercher fortune,
Dans tout ce qui recèle,
On se construit des dunes,
On vit dans des poubelles.

La rivière devient brune,
La voilà qui ruisselle.
Adieu pépites et tunes,
On se palpe l’escarcelle!

Tiens, il pleut sur la dune.
Et les gouttes sont belles.
Perles, en larmes de lune!
Notre expert est formel.

Allons chercher fortune,
Tout là-haut, dans le ciel.
Par ces larmes de lune,
Que l’enfer se réveille!

Mais, c’est foutu! La lune
Ferme pour varicelle.
On a pollué la lune
Et le monde chancelle!

A se chercher fortune,
Dans tout ce qui recèle,
On a soif sur la dune
Et faim dans les poubelles.

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Un diablotin m’a dit!


Dieu ne pouvait qu’ignorer
Semblable médiocrité.
Nous, on sait bien les flairer,
Les âmes qui ont l’air vicié.

Bravo à tous les damnés,
Vous avez bien mérité.
L’enfer va recommencer,
Vous nous avez bien aidés.

Nous, on en a plus qu’assez.
On s’en va, on veut rentrer.
Pour ce qui est du merdier,
Vous n’avez qu’à y rester!

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