Ton ombre a des dents!


Aujourd’hui, c’est ton ombre
Qui se colle à tes doigts.
Elle éclaire les murs sombres
Et ouvre grand ses bras.

Elle dessine des horreurs,
Le lapin de la peur,
Le pigeon massacreur
Et puis un doigt d’honneur.

Elle te montre les dents
Du grand carnivorant.
Elle ne fait pas semblant,
Tu te caches sous un banc.

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Une ordonnance succincte!


Avec contrainte,
Mais sans violence!

Telle est l’astreinte,
De l’éminence.

Avec contrainte,
Mais sans violence!

Elle est succincte,
Cette ordonnance.

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Un chaud jour d’été !


Un soleil transi
Peine à voir le jour.
Des filets de nuit
S’accrochent au labour.

Et l’ombre, à midi,
Se mélange au jour.
Tout se ralentit,
Le soleil est lourd.

Le chat, dans son nid,
S’endort pour toujours.
Il se lève, la nuit
Et va faire un tour.

L’insecte qui luit
S’endort, à son tour.
Je m’endors aussi,
La nuit suit son cours.

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Laissez-moi dormir!


L’araignée, aux pattes velues,
Remonte lentement mon dos.
Dans mon cauchemar, je sue,
A croire que je flotte dans l’eau.

Le fantôme, dans le placard,
N’en peut plus de grignoter.
Il est maître en tintamarre,
Comme le serait une armée.

Si je nage entre deux eaux,
Le plafond se fait haut-fond.
Ou sont le bas et le haut?
L’araignée est au plafond!

La souris sort du placard,
L’araignée reste au plafond.
Je fais trop de cauchemars.
Bientôt, c’est la dépression!

A chaque bruit, un animal
Se démène pour m’effrayer.
Un jour viendra un cheval,
Si je t’entends piétiner!

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A la Saint-Valentin!


Ah, dis. Ah, dis. Ah, la belle!
Que voudrais-tu comme présent?


Que tu fasses la vaisselle
Et que tu restes, de temps en temps.

Ah, dis. Ah, dis. Ah, la belle!
Que voudrais-tu comme présent?


Des sous dans mon escarcelle
Et, pour mon grand lit, un amant.

Ah, dis. Ah, dis. Ah, la belle!
Que voudrais-tu comme présent?


Que tu sortes les poubelles
Et ne reviennes, que par beau temps!

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De mon ambition!


Je rêve d’une poésie
Qui chante la vaisselle,
Les humeurs du mari
Et l’odeur des aisselles.
,
Je veux être cet outil
Qui, entre tous, excelle
A trouver le joli,
Dans le sac de poubelles.

Je veux être le produit
Qui, comme au lave-vaisselle,
Enlève le moisi
Et redonne l’étincelle.

Je rêve d’une poésie
Qui me serait fidèle.
Qu’on trouverait jolie,
A défaut d’être belle!

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