Dans les rues de ma ville!


Aujourd’hui, mon chemin
M’a mené vers la ville.
J’avais besoin de rien
Et je marchais tranquille.

Un gamin morvouilleux
Lorgne, dans une vitrine,
Un objet bien sucreux
Qui guérit les narines.

Le soleil l’aide un peu
Et efface, de sa mine,
Le montant, bien coûteux,
De sa folle aspirine.

Je rencontre un clampin
Qui dansait sur un fil.
Il décrit, de sa main,
Des sons doux et graciles.

En tapant sur du rien,
Un clodo, en exil,
Le suit et le soutient,
Dans sa danse immobile.

J’avais besoin de rien
Et je marchais tranquille.
Tout à coup, mon chemin
M’a mené vers la ville.

Là, au bord de la mare,
A mairie de la ville,
Un tout petit têtard
Approche un volatile.

C’est le doigt du têtard
Que pince le volatile.
Ce dernier, sans retard,
Se remet dans la file.

A pissoter, un chien
Irrite le côté pile
D’un vieux poète indien
Qui peint avec ses cils.

Pour le peintre, c’est pas bien.
On fait pas ça, en ville.
Et, dans la face du chien,
Il balance son ricil.

Je sais pas si, demain,
Tout sera si facile,
Car la magie de rien
N’est pas toujours en ville.

Facebooktwitter

Le bruit de la ville!


Le bruit de la ville s’affaire,
L’heure n’est plus aux murmures.
Encore un jour ordinaire
Qui fait trembler les murs.

Le bruit de la ville s’apaise,
On écoute la nature.
J’ai les paupières qui me pèsent,
Quand j’entends ta voiture…

Le bruit de la ville s’achève
Et l’air redevient pur.
Ce n’est encore qu’une trève,
Il reprendra, c’est sûr.

Facebooktwitter

Laissez-moi dormir!


L’araignée, aux pattes velues,
Remonte lentement mon dos.
Dans mon cauchemar, je sue,
A croire que je flotte dans l’eau.

Le fantôme, dans le placard,
N’en peut plus de grignoter.
Il est maître en tintamarre,
Comme le serait une armée.

Si je nage entre deux eaux,
Le plafond se fait haut-fond.
Ou sont le bas et le haut?
L’araignée est au plafond!

La souris sort du placard,
L’araignée reste au plafond.
Je fais trop de cauchemars.
Bientôt, c’est la dépression!

A chaque bruit, un animal
Se démène pour m’effrayer.
Un jour viendra un cheval,
Si je t’entends piétiner!

Facebooktwitter

A la Saint-Valentin!


Ah, dis. Ah, dis. Ah, la belle!
Que voudrais-tu comme présent?


Que tu fasses la vaisselle
Et que tu restes, de temps en temps.

Ah, dis. Ah, dis. Ah, la belle!
Que voudrais-tu comme présent?


Des sous dans mon escarcelle
Et, pour mon grand lit, un amant.

Ah, dis. Ah, dis. Ah, la belle!
Que voudrais-tu comme présent?


Que tu sortes les poubelles
Et ne reviennes, que par beau temps!

Facebooktwitter

Fait bon!

Le sifflement de l’été,
Le nez dans le vent.
Le bruissement de l’été,
Le chaud dans le sang!

Facebooktwitter

Prémices!

Printemps, l’air est très frais.
Mais le soleil est là!

Les fleurs se déodorent,
Et l’insecte scintille.
L’oiseau chante et colore.
Tout devient vert, ça brille!

Printemps, l’air est très frais.
Mais le soleil est là!

L’air est dynamisé.
Je regarde les oiseaux.
Une envie de flâner!
C’est tout qui devient beau.

Printemps, l’air est très frais.
Mais le soleil est là!

Facebooktwitter

Alerte, il ne pleut que sur toi!

En cette fin de matinée, les nuages s’accumulent et s’assombrissent.
C’en est déjà fini de notre balade d’après-midi. J’observe dehors et je me surprend à penser à un nuage particulier. Un nuage tout petit et très gris!

Vous ne me croirez peut-être pas. Moi, je l’ai vu plusieurs fois.
Il se tient au-dessus de quelqu’un. Il l’efface lentement de chagrin.
On se retourne. On voit le nuage, au-dessous rien.
On ne se rappelle déjà plus. On se demande s’il y avait bien eu quelqu’un.

Je le vois, de temps en temps, dans la foule, accroché à un passant.
Un passant triste et lent! Le lendemain il ne vient plus au bar où il allait souvent.

Maintenant, je ne regarde plus le ciel, ou plus vraiment. J’essaie d’éviter.
Quand la pluie ruisselle sur un chaland particulier, là, je lève les yeux et j’affronte le nuage pour qu’il ne puisse pas voler toute une identité!

Facebooktwitter