Quand tout est Chagrin!

Monde cruel, à mes larmes, vas-t’en remplir ton seau!

Quand la bonde est levée. Quand je deviens éponge gorgée!

Je ne sais plus si je morve, je ne sais plus si je pleure. Vingt centimètres plus bas, ça se rejoint tout.

Je descends d’un cran; mon coeur va lâcher. C’est toi que je pleure. Un cran encore, je tombe à genoux dans une presque flaque. La douleur m’enserre. Encore un cran et je meure! Je fais tout pour ne pas descendre plus bas; je me tiens à la table. Je suis en train de saigner. T’es pas là. Ce que tu peux me manquer!!

Je me rappelle ta main sur mon épaule quand, rien qu’en te regardant dans les yeux, pour la première fois, pour toi, j’ai craqué. Tu me voulais fort; tu étais affolé.

Ton petit bras fragile est arrivé à me redresser. Je me rappelle; alors petit à petit ça va mieux. Je m’essore! C’est reparti.

Attends-moi une minute. Je passe un coup de serpillière et je reviens. Plus de traces!

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